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N° 106
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



Abdelaziz Belkhadem reçu par le roi
L'Algérie prépare activement la tenue, les 23 et 24 décembre, du 7e sommet de l’UMA (Union du maghreb arabe) à Alger. Et la question est de savoir si le Maroc y participera, ou non. En début de semaine, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem a été reçu officiellement par le roi Mohammed VI. Le chef de la diplomatie algérienne était, d’après les communiqués officiels, chargé de remettre un "message" du président Bouteflika à Mohammed VI. Ce "message", d’après des sources algériennes, n’est autre qu’une invitation personnelle pour participer au sommet de l’UMA. Jusqu’en milieu de semaine, les milieux diplomatiques ne se
faisaient pourtant guère d’illusions. "À moins d’une surprise, le roi ne devrait pas se rendre à Alger". Mohamed Benaïssa, le chef de la diplomatie marocaine, devrait être par contre à Alger, le 21 décembre, si l’on en croit des sources officieuses. Ce jour-là, la capitale algérienne abritera une réunion ministérielle entre les cinq pays de l’Union, censée baliser le terrain pour le sommet du 23 et 24 décembre. S’il se confirme, le voyage de Benaïssa laisserait la porte ouverte, au futur, à un possible réchauffement des relations entre les deux voisins. Rappelons, pour finir, que ce sommet, sur lequel pèsent encore des menaces d’ajournement, sera le premier… depuis 1994.




Les "signes" sont distillés au compte-goutte, de loin en loin, mais ils sont bien là. La première dame du pays, Lalla Salma, a effectué une courte visite, la semaine dernière, dans la capitale parisienne. Ce séjour à l’étranger, "le premier sans son royal mari" comme le rappelle le quotidien Le Monde, s’est fait sur l’invitation d’une fondation dédiée à l’enfance maltraitée. Pour la forme (voyager seule) et le fond (aller sur le terrain associatif), on retiendra que la surprise a été agréable. Celle que l’on n’appelle pas encore "reine" a, comme l’a écrit la presse française, un rôle à jouer et elle entend bien le faire.




C'est fait, la réforme des textes de la Moudawana, statuant sur la condition de la femme et de la famille en général, a enfin atterri dans l’enceinte du Parlement, après un passage sans heurts par le conseil des ministres. La commission parlementaire qui a hérité du dossier cette semaine, devra rendre sa copie, un projet de loi en bonne et due forme, dans moins de deux semaines, avant de le soumettre au vote des députés. Au-delà de la forme très élégante (le décret royal a été habilement évité pour sauvegarder la démocratie et l’éminence de l’institution parlementaire), des voix, surtout d’ONG féminines, s’inquiètent de voir le projet prendre une forme différente de l’esprit et du contenu du discours royal d’octobre 2003.




Zouhir Asdour, le trésorier du PML (Parti marocain libéral), a été victime d’un cambriolage étrange, perpétré, mercredi dernier, au siège de son bureau à Rabat. "Les cambrioleurs s’en sont pris uniquement à mon coffre-fort, ils m’ont pris mon chéquier… et tous les documents comptables du parti". Me Asdour a déposé une plainte contre X, la énième après les multiples agressions dont il a été victime. "Je suis apparemment persécuté par quelqu’un de très, très important". Il ne le dit pas, mais l’avocat accuse un autre avocat d’être derrière ses malheurs : Me Ziane, le secrétaire général du PML. Il y a encore quelques mois, les deux hommes cosignaient tous les chèques du parti ! "Depuis
que j’ai demandé des comptes à Ziane, il m’a exclu illégalement du parti, agressé ma femme et envoyé des sbires pour me cambrioler ou dérober mes documents comptables". Mais que s’est-il donc passé entre les deux hommes, hier encore si proches l’un de l’autre ? "Ziane a versé un chèque de 58 millions de centimes qui ne portait pas ma signature, ce qui n’est pas conforme aux statuts du parti". Ziane, toujours d’après Asdour, aurait installé la personne qui a encaissé le chèque… au poste de trésorier du parti. Non mais !

 
 
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