Victoire ! Habile ManÏuvre royale
7 janvier 2004 : le récit d'une folle journée
Les dessous d'une grâce
Les autres
Partis : UMP, l'union du Makhzen populaire
Syndicats : UMT, le début de la fin ?
Entretien : YB, libre penseur
Accord de Libre-Echange maroc / USA : La culture en péril
Société : En Europe aussi : Sois bonne et tais-toi
Musique : Raïss Belaïd : le maître de la chanson soussie
Le plus beau pays du monde
Zakaria Boualem
Économie
Problématique économique
N° 109
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



C'est à la fois ravis et un peu tristes que nous apprenons la sortie du troisième Seigneur des Anneaux. Troisième et aussi dernier volet (d'où la tristesse) de la trilogie écrite par J.R.R Tolkien et mise à l'écran grâce au génie de Peter Jackson. Entamée avec La communauté de l'anneau, suivie des Deux tours, elle prend fin avec Le retour du roi. Plus de suite donc au film qui à travers le monde a suscité à l'unanimité l'engouement du public. Chapeau bas à Peter Jackson, qui a réussi le pari difficile d'adapter à l'écran l'une des plus belles histoires fantastiques de l'histoire de la littérature. Les trois volets auront nécessité 15 mois de tournage, 350 décors construits, 100 lieux de tournage, 400 pages de scénario filmées… Dans Le retour du roi, programmé à partir du mercredi 7 janvier au Mégarama - presque un mois après sa sortie mondiale -, Frodon continue sa quête de l'Anneau. Le Royaume de Gondor a besoin plus que jamais de son roi, Aragorn… Trêve de paroles, on vous laisse retrouver tous ces personnages. Une dernière fois.




In the cut, dernier film de Jane Campion est au Mégarama. Un film dont la trame policière - peu convaincante - n'est que le prétexte du vrai thème : le désir sexuel, l'amour et le fantasme. L'une des premières scènes du film montre Meg Ryan, personnage principal, aller aux toilettes dans un bar. Elle y aperçoit un homme, cigarette au bec, et quitte les toilettes en courant. Le spectateur marocain qui ne connaît pas le film ne comprend rien à rien. Que s'est-il passé en réalité ? La scène, capitale pour la compréhension du film, a été coupée. Meg Ryan a en fait vu une femme faire une fellation à l'homme à la cigarette. Et c'est cette scène-là qui va déclencher des remous dans sa vie sexuelle - et sa vie tout court. Idem pour toutes les autres scènes érotiques du film : toutes, sans exception, sont méchamment coupées, charcutées. Le film perd toute sa tension et son ampleur, le spectateur se sent insulté et a mal pour Jane Campion et son film. Le responsable de la censure, on s'en doutait, n'est autre que notre cher Centre cinématographique, qui délivre les visas d'exploitation après le
passage de la copie au comité de visionnage, garant de la "moralité" des films. Le respect de l'artiste et de son œuvre ? On s'en moque. Horriblement.




Si vous êtes curieux d'en savoir plus sur la production des films marocains, sur les subventions délivrées par le fonds d'aide, sur les chiffres concernant la fréquentation des salles, bref, tout ce qui concerne la production, l'exploitation et la distribution des films marocains, il suffit d'aller le 17 janvier au centre culturel de l'Agdal, à Rabat, à 16h. C'est là que les initiateurs du site dédié à la culture - maghrebarts.com - organisent, comme l'année précédente, une rencontre-lecture du bilan de l'année cinématographique 2003. Les intervenants : Omar El Khammar, journaliste à El Alam et critique de cinéma, Omar Jaïdi, checheur, et Adil Semmar, directeur de maghrebarts.com. Petit regret néanmoins, celui que l'avis des professionnels du métier, producteurs, exploitants et réalisateurs, manquera.


 
Michel Pébereau


• Après trois représentations à succès à la salle Bahnini à Rabat, la pièce de théâtre Le saint des incertains continue sa tournée dans les villes du Maroc. Prochaine étape : Casablanca où la pièce sera jouée au complexe culturel Sidi Belyout, le samedi 10 janvier. C'est ensuite Meknès qui accueillera le 9 avril l'équipe de Driss Ksikes (auteur du texte).

• Dans notre dernière édition spéciale (TelQuel n°107-108), nous avons malencontreusement omis de rendre hommage à l'artiste peintre Mohamed Drissi, décédé le 8 janvier 2003. Il avait en effet sa place auprès de Mohamed Kacimi et Mohamed Choukri, deux autres grands de la scène artistique marocaine disparus cette même année. Mohamed Drissi était l'un des artistes
les plus originaux de sa génération. Une autre grande perte de l'année 2003.

• Fan de Malek, ceci est pour vous : le chanteur vient de sortir un nouvel album intitulé "… Et demain m'attendra", en vente au Carrefour des livres. Au programme, on retrouve les textes léchés, les arrangements acoustiques et les mélodies romantiques qui sont la marque de fabrique de Malek.

 
 
© 2003 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés