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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Mise au point

Je tiens à vous faire part de ma stupéfaction à la lecture de l’article sur le pôle haraki de votre journaliste Driss Ksikes qui s’est permis de s’attaquer à ma personne, en me qualifiant tout simplement de "traître" dans votre n°109. Si je suis disponible pour accepter les remarques de la presse sur ma vision politique de la scène nationale ou sur les grandes orientations que je défends au niveau de mon parti, je ne suis pas disposé par contre à laisser passer des attaques personnelles perfides et de surcroît sans aucun fondement.

Mahmoud Archane, Président du Mouvement démocratique et social (MDS)

Réponse Telquel

Nul doute que l’usage du terme "traître", pris hors contexte, prêtait à confusion. Il ne s’agit pas de traîtrise vis-à-vis de l’État. De ce point de vue là, le commissaire Archane a fait son devoir et même plus. Non, il s’agit de traîtrise vis-à-vis du Mouvement populaire. Des dirigeants, comme Saïd Ameskane, nous ont longuement raconté, sans même se cacher derrière l’anonymat tellement la chose était flagrante, tous les complots non aboutis de leur ex-camarade pour lancer une OPA sur le MP et destituer Mohand Laenser. M. Archane tient-il vraiment à ce que nous donnions tous les détails ?

D.K



Le Maroc mérite mieux

La libération d’Ali Lmrabet n’absout en rien la responsabilité de l’État dans la régression de l’acquis libertaire qu’a connu le Maroc, grâce aux milliers de militants durant les quarante années de lutte pour le progrès de notre pays. Le ton est donné, le monopole intellectuel ne peut faire preuve d’aucune tolérance. Par analogie, ça pourrait être à l’image d’un parti unique de plus en plus fort qui dirigerait notre pays. Le Maroc mérite mieux que ce genre de réputation. Élaborons un scénario : que se serait-il passé si cette caricature n’avait pas fait de chahut ? Encore mieux, quel serait le sort, voire l’évolution de la presse dans notre pays ? De manière pragmatique, le Maroc commence à manquer de sagesse politique de la part de l’oligarchie dirigeante, car ce n’est pas Ali Lmrabet qui va déstabiliser quoi que ce soit, et mieux que cela, en s’inscrivant dans la logique même du Makhzen, ce n’est pas avec son cas que l’exemple sera donné... Nous sommes 123e sur 198 dans le
classement mondial, donnons-nous au moins une image post-médiévale.

Omar Benjelloun



Des profs qui trichent

J'hésite encore, je ne trouve pas les mots qui pourraient rapporter sincèrement ce que je viens de vivre durant ces derniers jours de ce mois de décembre 2003. En effet, comme chacun sait, le corps enseignant est appelé à passer des "examens professionnels" pour accéder aux échelles supérieures. Une fois dans les salles, ces Messieurs les professeurs exhibent sur et sous la table un tas de feuilles, livres et photocopies. Ils copient si ouvertement qu’ils prennent les surveillants pour des imbéciles. Comment un enseignant peut-il apprendre à ses élèves à être honnêtes alors que lui-même triche ? Par quel moyen peut-on savoir qu'untel a travaillé et que l’autre a triché ? Si l’enseignant triche, pourquoi critique-t-on les autres citoyens malhonnêtes ? L’école n’est-elle pas un sanctuaire où on apprend le civisme et le devoir ? Une question majeure : puisque le maître triche, l’élève n’a-t-il pas ce droit ? Ces examens n’ont aucune valeur. Nos responsables sont obligés de trouver un autre moyen pour valoriser les enseignants. Celle de passer un examen et de traiter un sujet ne montre pas le vrai visage de notre enseignant. Étant moi-même enseignant, je me sens blessé dans mon for intérieur. Notre corps est malade et cette maladie se perpétue et attaque nos enfants. Toutes les valeurs du civisme sont bafouées. Alors, arrêtons cette mascarade !

Xenonphile



Erratum

Dans notre numéro précédent, page 10, une photo d’Abdelmoughit Slimani a été publiée à la place de celle de Othmane Slimani dans le cadre de l’affaire du CIH. Nos excuses. Voici les bonnes légendes.


Précision

(suite au dossier "L’argent des partis", TelQuel n°105)

Feu Me Bouabid a obtenu les quitus et à l’unanimité des 3 congrès organisés sous sa présidence. Le mode de financement en espèces était appliqué à tous les partis et sans exception (témoignage de Mohamed Aït Keddour dans Al Ahdat Al Maghribia). Le mode de chèques n’a été instauré qu’à la fin des années 80, et il est encore effectif aujourd’hui. La situation financière de l’UC est saine et est à la disposition des ayants droit.

Abdelaziz Messioui, membre dirigeant de l’UC

 
 
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