
| Tout prête à penser que le procès du CIH sera différent des autres scandales dÉtat, qui ont animé la sinistre Cour spéciale de Justice. Le procureur général du roi vient dassigner à présence 18 accusés parmi les cadres de la banque. Le document du Parquet décrit dans le détail chacune des infractions supposées commises par les prévenus. Ainsi, lancienne garde de la banque en prend pour son grade, puisquelle est tenue pour responsable des dites malversations. Cest le cas dAbelhak Benkirane, dOthmane Slimani, de Moulay Zine Zahidi ou encore de Rkia Jâïdi. Paradoxalement, et ce nest pas nouveau, laccusation fait limpasse sur la responsabilité des clients bénéficiaires des largesses des fonctionnaires. Cela donne, par exemple, un Abdelhak Benkirane coupable davoir libéré sans garanties un prêt de 37 millions de dirhams en faveur de la société Kabila Marina, propriété de lancien représentant du Maroc aux Nations unies, Ahmed Snoussi, mais sans que celui-ci ne soit évoqué. Cela donne aussi des prêts en série en faveur de Farouk Bennis, suivant la procédure dite de "déblocage spécial", sans que ce client ne soit inquiété. Bref, les clients ne sont pas les seuls à avoir été "ignorés" par le Parquet de la Cour spéciale de Justice. Laccusation semble privilégier la continuité de lexploitation de la banque, en élargissant de toutes poursuites des hauts cadres, jadis dans la liste des damnés doctobre 2002, ayant |
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| fait de la prison préventive. Pour exemple, celui dAbdelkrim Raghni, nommé directeur général de la banque en 2003, alors quil était en liberté provisoire. Raghni est présenté comme lartisan du plan de redressement lancé par Abdelouahed Souhail, lex-président de la banque également élargi. Enfin, toujours dans le but de garantir la continuité de lexploitation, Idrissi, le directeur des affaires juridiques et chargé du contentieux, donc de la récupération des créances, ne figure pas non plus parmi les cadres poursuivis. Laffaire a été reportée en février afin, officiellement, de séparer les cas des contumax du reste des prévenus. |

| Nous rapportions, il y a quelques mois, la gravité de la situation des routes au Maroc. Une des principales mesures de lutte contre ce fléau aboutira ce 9 février 2004 avec lentrée en vigueur de la nouvelle législation sur lobtention du permis de conduire. Une loi introduit une procédure, dite informatisée, pour tester les connaissances théoriques des candidats. Malgré le délai de rigueur, lentrée en vigueur de la loi nest pas chose acquise. Deux problèmes de taille continuent de se poser. Ainsi, si plus de 60 centres dexamens dépendants de lÉtat ont été équipés avec du matériel informatique "hard" et "soft", les auto-écoles, elles, nont pas suivi. Plus mystérieuse est la stratégie définie pour permettre aux analphabètes - qui le sont encore plus sur le plan technologique - de passer lexamen. À ce jour, les candidats apprenaient le code de la route et le restituaient par coeur. La nouvelle procédure veut donc en finir. |
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| Le ministère de lÉducation nationale et de la Jeunesse vient déditer un recueil de toutes les questions abordées au sein de lhémicycle parlementaire, concernant léducation et la formation. Sur près de 620 pages, louvrage reprend toutes les questions, orales et écrites, posées par les députés au ministre Habib El Malki durant lannée 2003 et ses réponses. On apprend que, dès le 29 mai, le ministre était appelé à redéfinir le contenu des programmes pédagogiques publics dès lors "quil est prouvé (que) les auteurs des attentats du 16 mai ont fait les frais dun endoctrinement méthodique". De ce côté, tout reste à faire. Les programmes du ministère continuent de tronquer la réalité : limage du juif marocain est absente et les Amazighs descendent toujours de la péninsule arabique
Bref, parfois les soucis des députés sont assez prosaïques. Habib El Malki a ainsi été amené à justifier la promotion, la dégradation ou encore le renvoi prononcé à lencontre de ses fonctionnaires. |
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