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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Danse orientale au masculin

Qui connaît Mayodi ? Pas grand monde au Maroc. Pourtant, dans le milieu de la danse en France, il est loin d’être un inconnu. Car Mayodi est un professionnel de la danse orientale, qu’il pratique et qu’il enseigne. Une pointure de la danse du ventre qui s’est produit sur des scènes prestigieuses dans le monde entier. Jugez-en par vous-même : Carrousel du Louvre, Bataclan, Olympia, et Bercy en France, aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse, en Égypte et on en passe. Ce natif de la ville d’Agadir - oui, il est Marocain -, fan inconditionnel d’Oum Kaltoum et des chikhate découvrira les comédies musicales égyptiennes et sa carrière commencera par une question : pourquoi limiter cet art aux femmes ? Sa conviction, celle que l’art est universel et qu’il est accessible à tous sans distinction de sexe, le poussera à se perfectionner et à travailler avec des chorégraphes de renom, français, américains et égyptiens. Sa troupe Noujoum, formée de six danseuses, a la particularité d’être composée de femmes de diverses nationalités. Le but du mélange : souligner, une fois de plus, l’universalité de l’art, quelle que soit son origine. Et c’est pour ce même dessein que Mayodi s’initie au modern’jazz, à la danse africaine et au flamenco. En parallèle à sa carrière, Mayodi a passé une licence
en histoire et s’est spécialisé en islamisme et en égyptologie. La dernière création de Mayodi, "Moucharabieh-Intimité orientale", est prévue pour mars, à Marrakech. À suivre, avec plus de détails.


Regard d’artiste sur La Mecque

Des reportages-photos parus sur Newsweek, Time Magazine, Le Nouvel Observateur, Géo, des couvertures pour Courrier International, L’express, Paris-Match et des correspondances pour les agences de presse Gamma et Sygma. En photojournalisme, Benyoucef Chérif n’a plus rien à prouver. Et c’est depuis quelque temps déjà que cet Algérien d’origine a trouvé sa place dans le milieu de la photographie d’art. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu'il ne choisit pas la facilité. C’est en effet en Arabie saoudite, à La Mecque
plus particulièrement, qu’il a entrepris son dernier projet : "J’avais seulement deux semaines pour trouver la solution et le courage de faire ce geste interdit à La Mecque : photographier…". De son séjour, Benyoucef Chérif a rapporté des photos volées, en noir et blanc, et a pu, écrit-il, "ouvrir une fenêtre pour qu’entre la lumière. C’est à cela que ressemble mon islam". Exposition "Fenêtre sur La Mecque" à la Sqala. Boulevard des Almohades, Casablanca. Jusqu’au 13 mars.





La galerie d’art de la caisse de dépôt et de gestion accueille l’exposition des œuvres des artistes peintres Rabiâa Echahed et Brahim El Haissan. Thème de l’expo : "Traces et couleurs".

Blueberry, l’expérience secrète, film adapté de la BD du même titre, sort dans les salles au Maroc une semaine après sa sortie en France. Réalisé par Jan Kounen, il réunit Vincent Cassel, Tchéky Karyo (qu’on a vu dans Le pacte des loups) et Juliette Lewis. Au Mégarama et au Lynx.

Hommage posthume à Mohamed Drissi à l’espace d’art Au 9. Exposition des œuvres de l’artiste pendant le mois de février.

"Absolutment Artiste" continue à faire découvrir et à financer les expositions de jeunes artistes. L’élu du mois de février est l’artiste Mohamed Tayert, qui montre ses "tableaux-objets" au restaurant le Kazbar jusqu’au 1er mars.

L’église du Sacré Cœur accueille "Si loin, si près", spectacle de danse autour de la musique berbère, interprété par la Compagnie Gang Peng. Samedi 7 février à 20h30. Appeler l’IFC au 022 77 98 70 pour toute information.

 
 
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