Bonne nouvelle
Réserves de changes : 13 mois dimportations en stock
Le Maroc doit sa croissance exceptionnelle (+5,5%) à la bonne campagne agricole, mais sans elle, le pays serait certainement en train de ramer. Globalement, les importations ont progressé de 4% à 135,5 milliards de dirhams tandis que les exportations ont vu leur valeur reculer de 3,6% à 83,3 milliards de dirhams. Le taux de couverture a ainsi perdu 4,7% pour se fixer à la fin de lannée 2003 à 61,5%, ce qui révèle une perte de compétitivité de léconomie marocaine. Cependant, malgré la chute des exportations, le Maroc na pas puisé dans ses réserves de changes. Mieux, celles-ci ont été consolidées pour atteindre léquivalent de 13 mois dimportations contre 11 mois en 2002. Cette performance exceptionnelle, on la doit justement à une recette exceptionnelle du pays, à savoir le chèque de 14 milliards de dirhams, produit de la vente de la Régie des tabacs. À côté, les MRE ont viré au Maroc plus de 34 milliards de dirhams, soit une hausse de près de 8% par rapport à 2002. À titre comparatif, le secteur touristique a réalisé 29 milliards de dirhams de recettes en 2003.
Mauvaise nouvelle
Accès au logement : À qui profite la fronde ?
Le département de Taoufik Hjira sintéresse autant à la construction du neuf quà la commercialisation de lancien. Depuis les attentats du 16 mai, plusieurs lois ont été publiées mais essuient à chaque fois de fortes résistances. La dernière loi en date est celle concernant la location-accession. Alors quelle introduit un système pour permettre aux locataires daccéder à la propriété, le nouveau texte paru au bulletin officiel du 15 janvier dernier fait lobjet dun tir groupé. Notaires et promoteurs immobiliers lui trouvent des défauts irréversibles. Particulièrement, les promoteurs dénoncent un trop plein de responsabilités qui les obligerait à réparer les dégâts causés à limmeuble (article 13). Ils sattendent à ce quun décret rectifie le tir en précisant les parties des immeubles concernées par cette obligation. Notons quau-delà des enjeux techniques et financiers, quelques 500.000 logements, soit deux fois et demi le programme national des 200.000 logements, sont à l'abandon au Maroc. Ils ne profitent ni à leurs propriétaires, ni aux clients potentiels. Si cest là la problématique quil faut résoudre, alors à qui profite la fronde ?
Tourisme : Les assises scrutent le ciel
Les assises du tourisme, rendez-vous devenu traditionnel du secteur, se tiennent à Casablanca les 12 et 13 février 2004. Côté bilan, on sattend à ce que la Direction de laménagement et de linvestissement du ministère du Tourisme fasse son bilan de lannée. À cet effet, lédition de cette année risque dêtre différente des autres. Si la plupart des aménageurs développeurs de stations balnéaires ont confirmé leur présence, Dallah Al Baraka, lopérateur saoudien en disgrâce depuis ses déconvenues sur le site de Taghazout, ne devrait pas être de la partie. Côté annonce, les participants aux assises scruteront le ciel. Une intervention de Karim Ghellab, le ministre de lÉquipement, pour divulguer les mesures de libéralisation du ciel marocain, est très attendue.
Ciment : Bon cru 2003
L'industrie du ciment sest bien comportée en 2003. Les ventes du secteur ont progressé de 9,5%, soit 3 points de plus que les prévisions des professionnels. La surprise est dautant plus agréable que lannée 2003 est considérée dans le secteur comme une année damorce. Les attentats du 16 mai ont eu leffet dun détonateur sur la politique dhabitat de lÉtat. Ainsi, les retombées du programme des 100.000 logements par an devraient influencer davantage la consommation du ciment, pour la ramener à une moyenne par habitant appréciable. Au Maroc, cette moyenne est de 300 kg par habitant tandis quen Tunisie elle est de 600 kg. Et les opérateurs semblent confiants en lavenir. Ils auraient même pris une avance de trois ans sur leur programme dinvestissement. Actuellement, le secteur produit pour 10,5 millions de tonnes et exporte pour une valeur de 10 millions de dollars par an.
TVA : La collecte centralisée
Un guichet unique pour faire ses déclarations de TVA, cest ce que promet la direction des impôts pour mars prochain. Le premier centre verra le jour en mars 2004, dans la très dense préfecture de Casa-Anfa à Casablanca. "Là où le plus grand volume de déclarations est enregistré", susurre-t-on à la délégation des impôts à Casablanca. En fait, la nouvelle administration est prévue par la loi de Finances 2004 et par un décret de largentier en chef du royaume, Fathallah Oualalou. Le centre de Casa-Anfa se veut une administration pilote avant que lexpérience ne soit généralisée aux autres délégations. Ainsi fait, le guichet unique de la TVA devrait être un lieu de déclaration versement alors que dans lancien système, le Fisc enregistrait les requêtes, tandis que le trésor procédait à leur règlement.
Promotion immobilière : Haro sur le noir
Le secteur de la promotion immobilière verra ressurgir au cours de lannée 2004 une de ses revendications fiscales les plus récurrentes. Il sagit pour ladministration du Fisc de renoncer à la révision systématique des prix de ventes des immeubles et appartements. À travers cette pratique, le Fisc mettait délibérément la pression sur le secteur, accusé de sadonner largement à la pratique des dessous de tables. La pression aurait fini par provoquer leffet contraire. Dune part, les promoteurs ont fait de la révision du prix de vente par le Fisc une donnée structurelle, quils répercutaient sur le prix de vente. Et dautre part, toutes les révisions donnaient lieu systématiquement à une contestation auprès de la commission nationale de la fiscalité, ce qu létrnaglait. La solution adoptée par le Fisc est le retour à la normale en procédant à des contrôles inopinés. Gare aux contrevenants. Enfin, espérons-le.
Farine : L'ultimatum des minotiers
Le secteur meunier menace de sortir de ses gonds. Sans doute, inspirés par la fronde réussie des boulangers, lassemblée générale de la Fédération des minotiers (FNM), tenue le 15 janvier 2004, a adopté un ton menaçant. Des membres de la FNM auraient préconisé "des mesures de plus en plus radicales et en rupture avec lesprit de dialogue". Une résolution, portant sur des grèves et des sit-in, a été suggérée. Elle a été retirée in fine grâce aux promesses, note un communiqué de la FNM, du patron de lOffice interprofessionnel des céréales et légumineuse, présent en sa qualité de commissaire du gouvernement. Ainsi, après les boulangers, cest au tour des minotiers de monter au créneau pour exiger la libéralisation de leur secteur. La prochaine assemblée générale est prévue pour début avril. Elle sera décisive, prévient la FNM.
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Le Mövenpick de Tanger sest adjugé depuis quatre mois les services de Jacques Zartarian, en tant que directeur général. Pour sa présentation officielle à la presse, Zartarian a eu le soutien personnel du président du groupe hôtelier suisse, Jean-Gabriel Pérès. Le parcours du nouveau directeur général du Mövenpick de Tanger plaide pour la réussite de sa mission au Maroc. Comme la chaîne qui l'emploie, il est dorigine suisse. Sa carrière est |
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| un modèle, ne serait-ce que pour lavoir démarrée en 1964 en tant que bagagiste. Quant au Maroc : "Jy ai toujours convoité une carrière", note-t-il. En fait, Zartarian sest entiché du royaume en 1994. Le roi Hassan II, de passage à Biarritz pour assister au sommet franco-africain, finit par sy plaire et décora le directeur général de son hôtel. Cétait Zartarian. Depuis, il a multiplié les tentatives pour y travailler. À 2 reprises, en 1996 et en 2001, ses tentatives ont échoué, "la troisième est la bonne", insiste t-il. Pourquoi ? Tout simplement par ce que le roi Hassan II laurait prédit. Un Suisse qui croit à la baraka a forcément fait beaucoup defforts pour sadapter. Bon courage. |
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Dernière nouvelle
Fiscalité locale : Le code prêt
Le nouveau code de la fiscalité locale est fin prêt. En attendant ladoption de la réforme par le gouvernement, ladministration des impôts entend distribuer un guide de la législation en vigueur en y mentionnant les changements. Cest Nourredine Bensouda, le directeur des impôts au Maroc, qui a révélé lexistence du projet de guide. Rappelons que la simplification de la fiscalité locale est une vielle revendication patronale.
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