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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Les sages enfin reçus par le roi : Du pain sur la planche

Les membres du CSCA au grand complet, reçus par le roi
Les membres du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) ont enfin été reçus par le roi, lundi dernier, à Agadir. Sans cesse reportée selon différentes sources, cette réception officielle installe officiellement le conseil et lui permet, désormais, de statuer concernant les différents dossiers qui lui seront soumis. Mais, en attendant la réception officielle, les neuf sages de l’audiovisuel n’ont pas chômé. À en croire ce membre du CSCA, des réunions informelles ont eu lieu, "pour faire connaissance", mais aussi pour avancer concernant le projet de loi sur l’audiovisuel.
Selon le dahir constituant, le CSCA devra obligatoirement
donner son avis concernant tout projet ou proposition de loi relative à l’audiovisuel. Maintenant qu’il est installé, il pourra enfin être saisi sur ces dossiers.
Les demandes d’autorisations de nouvelles chaînes attendront, cependant, puisque le conseil planchera, en priorité, sur l’étude de la loi sur l’audiovisuel (qui lui sera soumise bientôt, et qui délimitera les critères de sélection), et la préparation du règlement intérieur, du budget (le conseil est financé par la cour royale), de l’organigramme. Le conseil devra également recruter du personnel et trouver un local. Les soucis immédiats du CSCA sont donc encore logistiques et organisationnels.
À côté de la loi sur l’audiovisuel, un chantier tout aussi urgent attend nos sages. La réforme du secteur public, préalable à toute libéralisation, avec l’épineux passage de la RTM en SA.


Tanger : Le wali et le journaliste

Mardi 3 février. En ce troisième jour de l’Aïd, Abdelilah Abbad, journaliste local au Journal de Tanger, reçoit une communication du chef de la DAG (Département des affaires générales) de Tanger, le "priant de se présenter à son bureau". Abbad ne se doute de rien et accepte l’invitation. "Arrivé devant lui, raconte le journaliste, il m’a notifié que nous allions voir le wali, M. Halab. Une fois chez ce dernier, il a attendu de finir une communication téléphonique pour me demander, tenant un de mes articles entre les mains, en quoi cela intéressait-il les gens de savoir qu’un membre du club de golf de Tanger a démissionné suite aux agissements de certains responsables". Le journaliste garde son calme et répond que cela n’a pas été démenti et que, par conséquent, il était dans son droit. Le wali est furieux. "Il s’est alors mis debout, a fait le tour de son bureau et a commencé à proférer des insultes et des menaces et a fini sur un authentique 'Allah Yenêl lh’mar lli wldek' (littéralement, que Dieu maudisse l’âne qui t’a mis au monde)". Le journaliste arrive à se retirer, quitte le bureau du wali mais se trouve intercepté à la sortie de la wilaya par les forces auxiliaires qui l’ont bousculé puis retenu pendant plus de 25 minutes. Le journaliste sera ensuite remis à un responsable de la sûreté, puis auditionné et libéré. Il a ensuite eu deux crises dépressives qui lui ont causé un arrêt d’activité de 15 jours. Naturellement, le SNPM et l’association marocaine de la presse régionale ont condamné les agissement du wali. Que compte faire Abbad maintenant ? "Me refaire une santé avant de décider une quelconque poursuite", affirme-t-il.


2M : Cherche talents

Belle opération que celle lancée par 2M, pour célébrer son 15e anniversaire, dans dix villes marocaines (plus Paris), pour dénicher 15 nouveaux talents dans l’animation ou l’humour. La caravane sera samedi à Marrakech puis repartira aux destinations restantes. L’ensemble est filmé par les équipes de 2M et un best-of diffusé sur antenne par capsules de 6 mn quotidiennes. Objectif : trois primes (comme à la Star Ac, oui) programmés les samedis 6, 13, et 20 février, date de la finale (diffusée en direct), où seront retenus les nouveaux visages (leur nombre n’est pas encore déterminé) que l’on verra désormais sur la deuxième chaîne.


Casamaville : Désormais gratuit

Casamaville, le jeune hebdomadaire local casablancais fait de nouveau parler de lui. Après son changement de format et de maquette, il passe en gratuit et s’appelle désormais CMV. CMV donc, sera disponible dans plusieurs restaurants, centres culturels, kiosques et même dans votre boîte aux lettres si vous habitez au centre-ville de Casablanca. Anouar Zyne, directeur de publication, annonce même le MMV (comme MarrakechMaVille, mais en mensuel) pour avril et le site, pardon, le portail de CMV, pour mars.

 
 
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