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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Assises du tourisme : Dryef sermone les taxis

Les taxis menaçaient de faire grève
pendant les assises du tourisme…
Les assises du tourisme qui se sont tenues à Casablanca auraient pu être gâchées par les chauffeurs de taxi de la métropole. Ceux-ci entendaient faire grève durant ces journées-là, pour dénoncer la hausse des primes d’assurances de 10% appliquée à leur branche. Mais il semble finalement que le "patriotisme" des transporteurs l’ait emporté sur leur colère. En fait de patriotisme, une délégation des "taximen" de la métropole s’est faite sérieusement sermonner par le wali de Casablanca, Ahmed Dryef. Les assises du tourisme seront présidées par le roi en personne. De plus, un millier de personnes sont attendues pour animer la manifestation. La
grève aurait provoqué un beau gâchis, se justifie un délégué UMT. De sources proches des négociateurs, le wali du grand Casablanca aurait sommé les exploitants de taxis de renoncer à la grève sans rien promettre en échange. Et si un communiqué des professionnels laisse entendre un report négocié de la grève, "c’est juste pour éviter tout dérapage de la base". Ce n’est pas pour autant que les taximen ont déposé les armes. À défaut de faire grève, ils viennent d’ouvrir le débat sur le sujet très délicat de l’octroi des agréments. Rappelons que la situation des taxis au Maroc est des plus calamiteuses. Quelques 100.000 agréments circulent. Avec une moyenne de 2 permis de confiance par agrément, plus de 200.000 personnes vivent directement des recettes du transport de personnes. Chaque année le ministère du Transport détermine un quota par région, distribué par les soins du service économique des préfectures et provinces. Les bénéficiaires ne sont pas toujours des personnes dans le besoin. À titre d'exemple, le premier agrément de petit taxi à Casablanca est au nom d’un certain Moulay Ahmed Alaoui. D’autres appartiennent à des célébrités du chaâbi, du foot, dénonce un syndicaliste. Ceux-là feront-ils grève ?


Pèlerinage à la mecque : 22 morts marocains

Najib Zerouali
Faut-il faire une tradition du bilan mortuaire du pèlerinage à La Mecque ? La question mérite d’être posée surtout que les années se suivent et se ressemblent. À cet effet, le bilan de la campagne 2004 est particulièrement lourd. Pas moins de 22 morts marocains ont été enregistrés. Huit, dont cinq femmes, figurent parmi les victimes de la bousculade de Mina, lors du rituel de la lapidation de Satan. Les autres, soit 11 personnes, "sont morts de cause naturelle", explique le ministère des Affaires islamiques. Qu’entend on par "cause naturelle" ? "Il s’agit de vieillards, de malades et de femmes à la santé fragile", explique un fonctionnaire du ministère. Soit des personnes pour qui le voyage était fortement déconseillé, voire
synonyme de mort. Pourquoi les a t-on laissé partir ? "La mort durant le pèlerinage est perçue comme un salut", réplique le même fonctionnaire. En Arabie saoudite, la perméabilité des contrôles sanitaires dans les pays "envoyeurs" de pèlerins commence à irriter les autorités. Dès la saison prochaine, ils menacent de sévir en réduisant les quotas des pays contrevenants.


Traite des blanches : Un réseau j’didi est tombé

Le Maroc est un pays émetteur de prostitution vers les pays du Golfe. Jusque-là, rien de nouveau. Ce qui est nouveau, en revanche, c’est que cela soit aussi le cas vers des pays du Moyen-Orient de même niveau de vie que le nôtre, sinon inférieur. Le tribunal de première Instance d’El Jadida a condamné, lundi 9 février, les membres supposés d’un réseau de traite des blanches à destination de la Syrie et de la Jordanie. 12 personnes étaient poursuivies pour prostitution, falsification de documents et émigration clandestine. Les condamnations vont de 3 mois à 3 ans de prison ferme. L’affaire a été déclenchée après un coup de filet opéré par la police vers fin 2002, mais elle trouve son origine dans une plainte du ministère des Affaires étrangères. Ses ambassades à Amman et à Damas lui auraient fait part d’un nombre en forte progression de "filles désabusées". En clair, les prostituées payaient un ticket pour les pays du Golfe en versant des sommes allant de 8000 à 15.000 DH. pour se retrouver parachutées dans des pays qui n'ont rien de l'Eldorado qu'elles convoitaient.

 
 
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