Hajj, l'envers du décor : Regard indiscret sur le hajj
Années noires : Réparation financière contre réparation morale
CAN 2004 : Les lendemains d'une coupe
Après la CAN : Gouvernement, en attendant le sport
Société : Maroc-Algerie, un couple tapageur
Politique : L'homme qui a rêvé d'un Polisario marocain
Phénomène : Ces femmes en noir
Palestine : Arafat corrompu ?
Manar l'Anar
Économie
Problématique économique
N° 115
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Wal Maghrib !

Casablanca, ville d’affaires, frénétiquement habitée et vécue. Il est six heures moins le quart, quinze minutes séparent 30 millions de Marocains et 4 millions de MRE, du début de Maroc-Mali. La rue se vide, les taxis refusent les clients, les gens sont de plus en plus speed.
Tel un vortex, le poste de télé attire chaque Marocain vers son devoir national : soutenir les Lions de l’Atlas. Lorsque vous n’avez que peu de chose, il reste toujours l’orgueil, la fierté nationale, le sentiment d’appartenance à quelque chose de grand. 11 joueurs, porteurs des rêves les plus fous. Après un match qui dépasse toutes les expectatives, où les félins du Maghreb surent faire usage de la force, de l’agilité, mais aussi d’un opportunisme gagnant (deux buts en
contre-attaque), la foule se déchaîne dans la rue. Alors qu’habituellement, toute manifestation populaire s’achève sous une pluie de matraques, alors que souvent on est obligé de rester ventre vide et bouche cousue, ce soir-là, la folie s’est emparée de la ville. Une voiture, quelques amis, un membre de famille et le tour est joué. Les manifestations de joie tombaient de toute part : des jeunes filles sur le toit, des grand-mères au balcon, comme si une illumination avait frappé, chacun y mettait du sien pour faire vibrer le Maroc.
Perso, j’étais à la Corniche, un Palm Beach casaoui, où les gominés viennent rouler des mécaniques dans les caisses à des milliers de dollars : même les plus minets, ceux que le dégoût pour le mélange avec le plus populaire caractérise si bien… Même ceux-là étaient de la fête. L’espace d’un moment, comme en France pour 1998, il y a eu une symbiose entre chaque couche de la population, qu’on roule en mobylette ou en Merco Benz. Ce fut magique de se retrouver au milieu de cet oued de bonheur. Toutes les frustrations quotidiennes, tous les non-dits, tous les tabous semblaient effacés dans l’éphémère de la festivité. C’est une image très touchante du Maroc, qui en dit long : les gens plus qu’ailleurs sont prêts à rêver, à connaître un soleil et un Dieu plus cléments, à oublier ce fatalisme qui fait d’eux des simples spectateurs de leur vie.

Pascal Santos



Opération 2010… Signez !

Le but de cette opération est de mobiliser tous les Marocains, et amis du Maroc, autour du dossier "Morocco 2010". Plus nous serons nombreux à signer, plus nous enverrons un message clair à la FIFA et nous montrerons que nous souhaitons accueillir le Mondial de toutes nos forces et avec tout notre enthousiasme. La liste des signatures sera close fin avril 2004. Elle sera alors imprimée et remise au comité exécutif de la FIFA.
Rien n’est de trop pour essayer d'organiser la Coupe du monde 2010 au Maroc. Nous le devons pour notre équipe nationale, pour notre économie et pour nous-même. Merci d'y croire jusqu'au bout. On n’a pas gagné la CAN mais on aura, incha allah, l'organisation de la Coupe du monde 2010, il faut y croire.

Pour participer à l’opération : www.maroc-2010.com/isupportmorocco


Mise au point

Dans votre livraison du 14 au 20 février, vous avez publié un article intitulé "Banque mondiale, une fragilité politique", contenant des informations qui n’ont malheureusement pas toute l’exactitude requise, à la fois en regard de notre programme au Maroc et par rapport à notre dialogue et notre partenariat avec le gouvernement marocain.
Les montants engagés par la Banque mondiale au Maroc, et qui constituent la somme actuelle de son portefeuille dans le pays, sont de 425 millions de dollars et ne font très certainement pas du Maroc "… le plus gros client arabe de la Banque mondiale depuis 1996". De ce point de vue, j’attire votre attention sur le fait que nos rapports avec le royaume du Maroc, ainsi qu’avec tous les États membres de la Banque, sont des rapports de partenariat et non de clientèle. Toujours avec la précision, je suppose que vous conviendrez avec moi que l’origine australienne de M. James Wolfensohn, président du groupe de la Banque mondiale, limite quelque peu cette "culture nordique socialisante" que vous lui attribuez.

Férid Belhaj, chef du bureau de la Banque mondiale au Maroc

Dont acte. Rappelons simplement qu’à côté des 425 millions de dirhams, 300 millions ont été alloués dans le cadre du PAS, dans le domaine des télécoms. D’où les 725 millions de dirhams évoqués dans l’article. Quant à la "culture nordique socialisante" de M. Wolfensohn, c’est l’appréciation d’un expert de la banque qui fait allusion plus à ses choix qu’à son origine.

D.K




Erratum

L’écran géant sur lequel les Casablancais ont pu suivre le match de la finale, ainsi que les autres matchs de la CAN était une opération signée High Tech Vision pour la réalisation technique, en collaboration avec la wilaya de Casablanca, et non LG comme nous l’avons indiqué dans notre dossier sur la CAN (TelQuel n°114).

 
 
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