Hajj, l'envers du décor : Regard indiscret sur le hajj
Années noires : Réparation financière contre réparation morale
CAN 2004 : Les lendemains d'une coupe
Après la CAN : Gouvernement, en attendant le sport
Société : Maroc-Algerie, un couple tapageur
Politique : L'homme qui a rêvé d'un Polisario marocain
Phénomène : Ces femmes en noir
Palestine : Arafat corrompu ?
Manar l'Anar
Économie
Problématique économique
N° 115
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Bonne nouvelle
Plan Azur, Mogador : 1 milliard de dirhams


Le projet de station balnéaire de Mogador (Essaouira) a été adjugé à un consortium d’entreprises parmi lesquelles figurent Risma, la filiale d’Accor, le groupe hôtelier déjà propriétaire dans la même ville du seul hôtel 5 étoiles. Le montant de l’investissement privé pour l’aménagement a été évalué à 1 milliard de dirhams dans l’aménagement du site, tandis que l’État devra débourser quelque 165 millions de dirhams dans les infrastructures. Pour leur part, les marchés de promotion immobilière devraient ingurgiter près de 2,6 milliards de dirhams. La station s’étale sur 395 hectares qui partent de l’embouchure de l’Oued Tensift pour couvrir la forêt de Diabat. La préservation de l’écosystème est une des exigences du cahier des charges d’autant que l’État dans le cadre de son rôle de master marketeur, veut la positionner entre deux niches : le culturel et les sports nautiques. Mogador comptera, alors, plus de 8700 lits dont 5700 hôteliers et 3000 résidentiels. Rappelons que le plan Azur a pris du retard à cause de la déconfiture du groupe Dallah Al Baraka, attributaire sans appel d’offres de la station de Taghazout près de Agadir. Aujourd’hui, Taghazout cherche preneur.



Mauvaise nouvelle
Agrumes : Baisse des exportations


Les producteurs d’agrumes, principalement dans la région du Souss, passent par des moments difficiles. La chute du prix de la tomate dans le marché européen annonçait déjà une année difficile. La tendance s’est vérifiée comme le montrent les statistiques du ministère de l’Agriculture. À la mi-février, la campagne agrumicole 2003/2004 a expédié quelque 241.147 tonnes à l’export. L’année dernière, les exportations étaient légèrement plus conséquentes, atteingnant les 263.961 tonnes. Par région, le Souss confirme sa prééminence dans ce genre de marché. Entre les oranges et les variétés de petits fruits, la région a totalisé des expéditions de l’ordre de 130.640 tonnes. Côté culture, le même Souss caracole en tête. La campagne en cours devrait accoucher de 1,85 millions de tonnes dont 850.000 tonnes qui traverseront la Méditerranée. Lors du Congrès international de l’agrumiculture, qui s’est tenu du 15 au 20 février, la délégation marocaine a affirmé que plus de 4300 hectares d’arbres fruitiers devraient être plantés d’ici 2010, dont le tiers dans la région du Souss. L’engagement est de taille, mais avouons-le : de tous les chantiers 2010, il paraît le plus abordable.



Campagne agricole : Retard inquiétant de pluies

Chez les paysans, l’optimisme de début de campagne agricole est en passe de céder sa place à la frustration. Le manque de pluies conjugué au gel ambiant fait craindre le pire surtout pour les céréaliers. Dans un bilan de mi-parcours arrêté au 6 février 2004, le ministère de l’Agriculture reconnaît que les conditions climatiques sévères inquiètent ses services mais rassure sur le résultat de la récolte en arguant des "réserves suffisantes en eau". En tout cas, l’impact de la crise sur la bourse des paysans devrait être minime. Signe de prudence, depuis l’année dernière, le total de la superficie semée a stagné à 5,3 millions de hectares. Les ventes des engrais ont progressé de 16% à 610.000 tonnes. En aval, constate le communiqué du ministère de l’Agriculture, l’état végétatif est jugé bon.


Commerce : Épiceries contre hypers

La guerre entre petites et grandes surfaces aura-t-elle lieu ? Le ministère du Commerce a soulevé la question lors d’une rencontre sur le thème "Commerce et ville". Si aucun recensement n’est venu quantifier les petits commerces, en revanche les grandes surfaces sont suivies de près. En 2003, quelque 200 magasins de plus de 300 m2 carrés existaient au Maroc. Les hypermarchés (tels Marjane et Metro) comptent 17 unités actuellement, tandis que le nombre de supermarchés est passé à 36 unités. Les chaînes de magasins, actuellement autour de 150 chaînes, sont un phénomène appelé à croître. Reste cependant un espoir. Le petit commerce jouit d’une réputation de proximité que rien ne peut défaire. "Pas même une enseigne réputée". Parole de Talbi Alami, le ministre du Commerce.


Dette publique : Des hauts et des bas

Durant l’année 2002, la dette publique de l’État a progressé différemment, selon qu’il s’agisse de la dette extérieure ou interne. L’exercice budgétaire a dégagé un solde négatif de plus de 15 milliards de dirhams. La dette publique s’est située à 291 milliards de dirhams, dont 211 au titre de la dette interne. Cette dernière a connu une hausse de près de 11%, soit près de 20 milliards de dirhams. De son côté, la dette extérieure a régressé de 13 milliards de dirhams à 7,8 milliards. "C’est le fruit d’une bonne répartition du panier d’endettement composé à hauteur de 56% en euro, 20% en dollar, 8% en yen et le reste en différentes devises", a expliqué Fathallah Oualalou, le ministre des Finances.


Aviculture : Le mouton étouffe le poulet

Les aviculteurs sont en colère. La période de l’Aïd, qui est une période morte pour le marché du poulet, a été douloureusement ressentie cette année. Pour cause, explique la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), le prix des intrants a grimpé à des niveaux insupportables. C’est le cas de la nourriture du poulet, à base de soja et de maïs, tout deux ayant enregistré sur le marché international des hausses de plus de 30%. À cela s’ajoutent des droits de douanes évalués à près de 400 DH/t. Contraint, Aïd oblige, de vendre leur poulet à 10 DH le kilo, soit à perte de 2 DH/kg, les aviculteurs demandent à l’État de sauver la filière (12 milliards de dirhams de chiffre d’affaires) de la mort. Ils proposent de procéder à une péréquation douanière de manière à soulager leurs charges financières. Côté ouverture, la FISA estime que l’échéancier de l’ouverture imposé dans l’ALE Maroc/USA risque de tuer la filière, à moins de travailler sur sa mise à niveau, notamment par l’activation du contrat programme du secteur.


Logement : Le cru Hjira 2003

La vedette du gouvernement Jettou, le jeune ministre de l’Habitat, Taoufiq Hjira, peut se targuer d’un bon cru 2003 en termes de logements construits. Le programme 2003, qui a vraiment démarré après les événements du 16 mai, a accouché de la mise en chantier de plus de 300.000 unités. 2004 devrait accoucher d’autant de logements, sinon plus, avec pour principal objectif la mise sur les rails d’une production annuelle de 100.000 logements. Côté textes, le département de Hjira a été prolifique. Une dizaine de décrets, circulaires, notes et conventions de partenariats ont permis de dépasser les blocages. Ainsi, le nombre de projets à problèmes débloqués durant l’année écoulée a atteint les 70 tandis que 72 autres sont en cours de réalisation. Certaines procédures, telles que les permis de construire ont été accélérées. Il ne reste que le foncier, dont l’assiette constructible bloquée ne cesse de rétrécir, délai de forclusion oblige.


 
Ahmed Lahlimi


Dans la collaboration Palais / USFP, Ahmed Lahlimi est un précurseur. L’actuel haut commissaire au plan jouissait de la confiance du Palais et de sa protection, bien avant le serment fait par Youssoufi à Hassan II. Lors du procès de la CNCA, il fut cité à comparaître comme témoin. La Cour n’accédera jamais à cette requête, alors qu’il était un responsable clé au sein de cette institution. Bref, l’homme a son rang, mais il n’en demeure pas moins prolixe à chaque fois que des responsabilités lui sont confiées. À
la tête du ministère des Affaires générales du gouvernement, il a été le principal artisan de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence. Aujourd’hui au Plan, il produit étude sur étude et s’affaire à mettre à jour le système de statistiques au Maroc. En septembre, il mènera l’opération de recensement décennale de la population. Il s’agit d’une opération qui mobilisera quelques 67.000 agents, près de 4000 véhicules et consommera 3000 tonnes de papier pour un budget de 500 millions de dirhams. Tout le personnel de l’État sera mis à contribution.


Dernière nouvelle
Boissons : Une guerre des colas


Ce n’est pas encore le choc entre Coca Cola et Pepsi (enfin, leurs deux représentants au Maroc), mais l’affaire promet de se compliquer. Deux distributeurs des marques concurrentes sont en procès pour pratiques illégales et concurrence déloyale. L’un accuse l’autre de menacer le réseau de distribution commun pour l’inciter au boycott de ses produits. L’affaire est devant la justice fassie.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2004 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés