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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Litige à 2M : Fil Wajiha sans Malika Malak ?

Malika Malak attend un
"comportement correct" de la part
de la direction
Le communiqué de la deuxième chaîne est tombé mardi dernier, en fin d’après midi dans plusieurs salles de rédaction. La direction de 2M y annonçait le report d’une semaine de la diffusion de l’émission Fil Wajiha suite à "une défaillance de l’animation". Plus loin, on pouvait y lire : "La chaîne s’est trouvée, la veille de l’émission, confrontée à un chantage lié au paiement d’une prestation non effectuée". Au même moment, Malika Malak n’avait pas encore quitté Ain Sebaâ. Elle sortait de chez Mostapha Benali, directeur général de la chaîne. Depuis l’expiration de son contrat en décembre 2003, Malak a poursuivi son travail au quotidien et avait même "bouclé l’émission
reportée avec Hassan Chami et les trois journalistes qui devaient l’interviewer". Que s’est-il donc passé ? Du côté de la direction de la chaîne, on parle de chantage. "Mme Malak a exigé d’être payée pour le mois de janvier et menacé de ne pas présenter l’émission prévue pour le lendemain. Or, elle a un statut de free-lance à 2M et n’est payée que pour les émissions diffusées. Celle de janvier ayant été annulée pour cause de programmation, la chaîne ne lui doit rien". Faux, répond la journaliste. "J’ai, à maintes reprises, invité le directeur à renouveler mon contrat, en vain. C’est enfin le ministre de la Communication qui est intervenu pour me dire que tout était rentré dans l’ordre. Ce qui explique mon déplacement à la chaîne mardi".
Pour les responsables de la chaîne, un véritable problème de confiance s’est posé. "On ne peut pas confier une émission diffusée en direct à une journaliste qui fait du chantage", affirme un responsable de la communication. Chose que rejette catégoriquement Malika Malak, exemples à l’appui. "Dans la semaine où je devais présenter l’émission avec Zoulikha Nasri, j’ai perdu mon frère et mon beau-frère. Le deuil ne m’a pourtant pas empêché d’honorer mes engagements professionnels. La période de deuil n’était toujours pas terminée quand j’ai reçu le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ. Qu’on ne vienne donc pas aujourd’hui me tanner pour ces histoires de confiance". Qui présentera l’émission la semaine prochaine ? Silence de la chaîne. Malak, elle, aborde l’avenir avec calme. Elle espère de Benali "un comportement correct, et des propos non diffamants". "J’ai beaucoup apporté à la chaîne et au débat politique civique dans ce pays. J’ai modestement contribué au processus démocratique dans mon pays, que je place au-dessus de tout. C’est ma plus grande satisfaction. Pour le reste, je n’ai aucune idée de ce que sera l’avenir".


Après le temps du livre : Le temps du journal

110 enfants, âgés de 9 à 15 ans,
ont pu apprendre à lire la presse et
à s'informer sur leur environnement
Belle action que celle initiée par l’Institut supérieur de l’information et de la communication. Le 18 février dernier, l’institut a organisé une journée découverte de la presse, au profit de 110 enfants, de neuf à quinze ans, issus de différentes couches sociales. Lancée dans le cadre du programme "Le temps de lire", par le secrétariat d’État à la Jeunesse, la journée s’était donnée pour objectif d’initier et d’encourager les plus jeunes à la lecture de la presse et, donc, à s’informer sur leur environnement. Le tout dans une ambiance bon enfant, une manière de prouver que "l’acte de lire pouvait être amusant". Pour Latifa Akharbach, directrice de l’Isic, "l’acte
de lecture est un acte global. Quand on lit, on lit de tout alors que quant on ne lit pas, on ne lit rien". L. Akharbach va plus loin et parle de fracture "démocratique" entre ceux qui lisent et ceux qui ne le font pas car "ils ne seront jamais égaux". Elle poursuit : "La lecture, tout comme la non lecture, s’attrape très tôt. Il suffit d’un incident, d'un déclic".
Pour l’occasion, "un kiosque pluraliste" a été fourni par Sapress (partenaire de l’événement). "Le choix a ouvert l’appétit des jeunes à la découverte des différents titres", témoigne cet étudiant.
Quelle suite pour une pareille initiative ? "Je ne peux offrir qu’un jour de lecture malheureusement, affirme L. Akharbach. Maintenant, la responsabilité de la lecture est partagée entre l’école, les parents, etc. Si un institut qui forme des journalistes a ouvert le bal, c’est parce que nous restons convaincus qu’un lecteur se forme aussi". D’où cette importante recommandation de la nécessité d’introduire le journal à l’école. Dans ce sens, l’Isic propose la formation continue du personnel de l’Éducation nationale, chargé de l’animation d’ateliers de presse. À suivre.

 
 
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