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Années noires : Réparation financière contre réparation morale
CAN 2004 : Les lendemains d'une coupe
Après la CAN : Gouvernement, en attendant le sport
Société : Maroc-Algerie, un couple tapageur
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Palestine : Arafat corrompu ?
Manar l'Anar
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N° 115
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Slimani, Laâfoura & co derrière les verrous : Basri in, Basri out

Basri introuvable ? (Photo AFP)
Mais où est passé Driss Basri ? L’ancien ministre de l’Intérieur est devenu un homme introuvable depuis quelques jours. Impossible de cerner au juste si l’intéressé est, comme le disent ses proches, "en voyage d’affaires depuis quelque temps" ou, comme cela a été rapporté par la presse, interdit de quitter le territoire. Ce qui est sûr, c’est que Basri a, bel et bien, le projet d’éditer - en partie - ses mémoires en France. Et que certains parmi ses proches continuent de tomber. Dimanche dernier, le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, a signé, à une heure inhabituellement tardive, l’ordre d’arrêter le groupe lié au tandem Abdelmoughit Slimani - Abdelaziz Laâfoura, entre autres impliqués dans des scandales financiers à Casablanca et Agadir. Le plus surprenant a été la décision de déférer ce groupe de 18 personnes (dont 10 séjournent, depuis lundi, à la prison de Salé) devant la Cour spéciale de Justice, une instance dont Bouzoubaâ lui-même avait annoncé la dissolution après
liquidation des affaires déjà en cours ! D’après des sources proches du dossier, d’autres personnalités, actuellement interrogées par les enquêteurs de la BNPJ, devraient bientôt rejoindre la prison de Salé.


Stiglitz, Nobel en économie : "Le Maroc doit faire attention aux ALE avec les États-Unis"

Taïb Fassi Fihri (Photo AFP)
Joseph Stiglitz, prix Nobel en Économie et ancien de la Banque mondiale, a effectué, sur invitation personnelle du roi Mohammed VI, une visite au Maroc, au cours de laquelle il a animé plusieurs débats publics. La qualité de l’auteur de La grande désillusion et le caractère solennel de sa tournée marocaine ne laissent guère de place au doute : Stiglitz est venu "rassurer" les Marocains sur les accords de libre-échange (ALE) que le royaume est en train de négocier avec les États-Unis, et qui soulèvent le tollé de la société civile. Pourtant, l’éminent économiste n’a pas été spécialement rassurant sur les bienfaits supposés des ALE : "Les accords de libre-échange
peuvent produire des effets néfastes sur le développement d’un pays tiers quand ils sont menés dans le secret total, sans aucune démocratie consultative". Il a notamment cité le cas du Mexique, de l’Argentine et même du Chili comme exemples à ne pas suivre pour le Maroc. "Les négociateurs doivent faire attention aux documents qu’ils vont parapher, d’autant plus que, en face d’eux, ils ont affaire à une administration républicaine moins encline aux concessions". Dommage que parmi le parterre de personnalités, financières et politiques, qui ont écouté Stiglitz ce jour-là, il n’y avait nulle trace du négociateur en chef de la délégation marocaine pour ces ALE : Taïb Fassi Fihri, le ministre délégué aux Affaires étrangères.


PJD : Objectif Casablanca

Le PJD annonce, aujourd’hui, la réorganisation des structures de sa chabiba qui sera dotée, désormais, d’une section casablancaise unifiée. C’est le Dr Khatib lui-même qui se déplacera dans la ville blanche pour expliquer cette décision qui vise, visiblement, à booster l’impact de la chabiba à Casablanca, principal fief du parti. Le député Abdessamad Haïkar devrait être élu à la tête de cette nouvelle structure. Pour rappel, la chabiba du PJD, qui existe officiellement depuis 2002, est conduite par Aziz Rebbah.


Rabat : Réouverture du bureau israélien ?

Alors que l’actualité du "mur" israélien bat son plein, les coulisses diplomatiques bourdonnent de rumeurs insistantes sur une éventuelle réouverture des bureaux de liaison entre Rabat et Tel-Aviv. Fermé depuis octobre 2000, le bureau israélien à Rabat a régulièrement été évoqué, la dernière fois à la rentrée 2003. Deux éléments confortent cette possibilité : la visite massive, cette semaine, de plus de 50 associations juives américaines et leurs entrevues respectives avec le roi Mohammed VI et le ministre des AE, M. Benaïssa. Mais aussi une dépêche de la très officielle MAP, où il est écrit que cette réouverture est "tributaire de l'évolution du processus de paix au Proche-Orient".

 
 
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