Hajj, l'envers du décor : Regard indiscret sur le hajj
Années noires : Réparation financière contre réparation morale
CAN 2004 : Les lendemains d'une coupe
Après la CAN : Gouvernement, en attendant le sport
Société : Maroc-Algerie, un couple tapageur
Politique : L'homme qui a rêvé d'un Polisario marocain
Phénomène : Ces femmes en noir
Palestine : Arafat corrompu ?
Manar l'Anar
Économie
Problématique économique
N° 115
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Police : Du changement dans l'air

Laânigri prône le changement
(Photo AFP)
Un grand changement des pratiques policières au Maroc est attendu. Positif cette fois. En tout cas, les déclarations de plusieurs hauts gradés de la police invitent à le croire. On évoque d'abord l'informatisation des services de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Son chef, le général Laânigri veut en finir avec les fameuses machines à taper. Et si l'on en croit Al Ahdat Al Maghribia du mercredi 18 février, il voudrait contrôler les places publiques avec un système de caméras.
On parle ensuite de la réforme de l'organigramme, qui sera "dépoussiéré de certaines incohérences". À titre d'exemple, explique une source casablancaise, le préfet de police de la métropole, Ahmed Abrouk, cessera de cumuler ce poste stratégique avec celui de chef exécutif de la sûreté de Casa-Anfa. En fait, il s'agira d'un phénomène national, qui consistera à placer les zones où se concentrent les demeures des personnalités sous la responsabilité directe des préfets de la région. Une autre action prévue par le général Laânigri concerne la création du poste de contrôleur général de la DGSN. La responsabilité a été confiée à Younes Jamali, l'ex-patron de la célèbre BNPJ, promu, après les événements du 16 mai, chef
de la police judiciaire. Younes Jamali est aussi l'un des artisans de la collaboration entre la BNPJ et la DST, la première brigade agissant en lieu et place des services dans le traitement des dossiers épineux, tels que l'affaire des satanistes, celle de l'interview de Zahidi ou encore lors des enquêtes sur les attentats de Casablanca.


Médecine : Une promesse d’éthique

Bientôt un comité national d'éthique ?
Au Maroc, comme dans les autres pays d'Afrique qui souffrent du manque de moyens de recherches, la question de l'éthique médicale peut sembler prématurée. Pourtant, dans le milieu médical, on soutient le contraire et on s'affaire à dresser des garde-fous. Dans une réunion, tenue mercredi 18 février, entre le Comité d'éthique de la recherche biomédicale de Casablanca et les représentants de 11 groupes parlementaires, l'idée de la création d'un comité d'éthique national a été émise. En fait, explique le professeur Farid Hakkou, secrétaire général du comité d'éthique de Casablanca, "la recherche biomédicale ne concerne pas seulement les manipulations génétiques. La transplantation d'organes, la procréation médicale assistée, les diagnostics prénataux et à plus grande échelle, les tests de médicaments sur les humains sont autant de disciplines qui posent des questions d'éthique pour la pratique et la recherche médicale". Le professeur Hakkou plaide pour "l'instauration d'une autorité morale et d'un cadre réglementaire explicite". Aujourd'hui, les manipulations se font de manière désordonnée. "Les laboratoires demandent autorisation au ministère de la Santé et avisent les instances ordinales. Mais aucun texte ne traite directement de la matière", poursuit le professeur. Les parlementaires auraient été tellement séduits par le discours des scientifiques qu'ils auraient programmé une réunion rapide
pour approfondire le sujet. Après, ce sera une question d'éthique.


Du prix du pain : Jettou valide

C'est une concession historique que celle accordée par Driss Jettou aux boulangers. Le Premier ministre leur a accordé le droit de procéder à une hausse du prix du pain de l'ordre de 10 centimes. Le pain rond et la baguette de 200 grammes peuvent être, depuis mercredi dernier, officiellement vendus à 1,20 DH au lieu de 1,10 DH. En fait, le principe de la hausse a été obtenu bien avant, mais la Primature a exigé le report de l'application à après l'Aïd. "Manque de chance, après l'Aïd, le roi était en déplacement et le Premier ministre nous a demandé d'attendre son retour", confie un des responsables du syndicat. Comme quoi les boulangers sont des sujets sensibles.


Casa-concessions : La RATC bloque …

Les chantiers de réforme à Casablanca donnent-ils du fil à retordre à la nouvelle équipe dirigeante? L'appel d'offres concernant la gestion des ordures de la métropole s'est déroulé dans les délais impartis. Deux adjudicataires sont désormais connus. Les choses se passent autrement concernant le dossier du transport. Les sociétés exclues de l'appel d'offres sont montées au créneau. Craignant pour leur survie après la concession, ils menacent de faire grève le 23 février prochain. La première de l'ère Sajid.

 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2004 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés