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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Agissons pour Maroc 2010 !

À l’issue de la CAN 2004, l’équipe marocaine nous a rappelé qu’unis par le travail et la discipline, nous pouvons être excellents. Le cœur des Marocains s’est littéralement enflammé. Les scènes de liesse, retransmises dans le monde entier, rappellent que notre âme danse au rythme du ballon rond. Le public marocain a séduit par son pacifisme, sa sportivité et son civisme. Tout en gardant les crampons sur terre, comment, avec une telle équipe et un tel public, ne pas prendre très au sérieux la candidature marocaine pour l’organisation du Mondial 2010 ? Cette équipe nous a donné une belle leçon : quand on croit à ses
chances jusqu’à la dernière minute, la victoire a un goût de triomphe. Est-ce que le peuple marocain croit en ses chances d’accueillir la planète foot en 2010 ?
Et si on se donnait l’occasion de montrer notre détermination, quelques jours avant la date fatidique où l’heureux pays africain qui organisera le Mondial 2010 sera élu ? On pourrait, par exemple, arborer fièrement, un T-shirt blanc aux couleurs de "Morocco 2010", le même jour, partout, dans les rues et lieux de travail. Sous le regard de caméras venues du monde entier, des millions de Marocains auront donné leur voix pour la candidature de leur pays. Si nous sommes capables de nous mobiliser, tous ensemble, pour une grande cause, c'est déjà une belle victoire.

Dr Jalil Berrada ou "un 12e joueur"



Kawaliss

On aura beaucoup épilogué sur la CAN. On aura beaucoup moins parlé des victimes de la liesse populaire. Combien de morts ? Sans doute plus que de buts encaissées ou marqués. Combien de blessés ? 38 pour la seule Casablanca, la nuit de tous les délires. On devrait recenser les exploits des tifosi «made in Morocco» : un camion rempli d’oranges déversé en plein cœur de la capitale ismaélienne (Meknès), un porte-drapeau électrocuté sur le pylône où il voulait planter son fanion dans la capitale du Gharb (Kénitra)… En tous les cas, ce drapeau marocain n’était pas celui qui flottait - drapeau alibi - aux côtés de son homologue français à l’entrée du groupe scolaire Balzac (un établissement de la mission), celui-là, dit-on, prêté à un élève qui voulait défiler dans la joie par le principal du collège. Le drapeau français s’est donc retrouvé orphelin quelques heures, seul à monter la garde.

Sid Ahmed El Ghoufala



ALE : ne soyez pas trop négatifs

J'ai lu vos articles sur l’ouverture du Maroc et sur les accords de libre-échange avec l’Europe et bientôt avec les USA. Ils m’ont beaucoup intéressé. Cependant, je remarque que vous accentuez trop sur les aspects négatifs de ces accords. J’aurais préféré que vous relatiez aussi toutes les opportunités dont pourrait profiter le Maroc. Je vous rappelle que nous sommes en train de nous préparer à accroître notre compétitivité en vue de cette ouverture en 2010 et que, même si nous avons pris du retard durant cette période de transition, le gouvernement a néanmoins entrepris des réformes essentielles. Montrer aux gens toutes les difficultés qu’on a, c’est bien, mais montrer aussi nos efforts, c’est mieux.

Namto



Un peu de respect

J'ai l’impression que votre article ("Hajj, l’envers du décor", TelQuel n°115) s’adresse surtout à ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’accomplir ce 5e pilier de l’islam, car ceux qui ont eu la chance d’y aller ne peuvent que sourire devant les constatations avancées par les auteurs. Ces derniers affirment, d’abord, que La Mecque est une ville américanisée, alors qu’à ma connaissance il n’existe pas de ville américaine qui confie une partie de son transport en commun à des véhicules (personnels) et encore moins une ville qui ne possède même pas un système de canalisation des eaux usées. Par ailleurs, mettre la bousculade qui intervient lors des jets de pierres sur le compte de maris pressés de retrouver leurs épouses, ou considérer le tawaf autour de la kaâba comme un lieu propice aux rendez-vous suspects ou attouchements pervers, pousse à penser que les yeux et le cœur de nos observateurs étaient plus hantés par le charnel que par le spirituel. Ce que semblent ignorer les auteurs de ce reportage, c’est qu’en aucun cas on ne peut
prétendre être plus savant ou plus malin que 2 millions de musulmans venus de tous les coins du monde se recueillir dans ce lieu saint.

Mohammed Farjane

 
 
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