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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Chronique d’une catastrophe

C’est le séisme le plus meurtrier depuis celui d’Agadir en 1960. Sur place, à Al Hoceima et dans les régions avoisinantes, on estime que des vies auraient pu être sauvées si les moyens et l’organisation n’avaient pas fait défaut. Récit des trois jours où le Rif a tremblé. Un reportage de Driss Bennani


Mardi 24 février, 02 heures 27. La terre tremble dans la région d’Al Hoceima. En quelques secondes, des centaines d’habitations, surtout en zone rurale, cèdent aux secousses d’une magnitude de 6,3 degrés sur l’échelle de Richter. Les
tremblements sont ressentis jusqu’à Tétouan au nord-ouest, au-delà de Melilia à l’est et jusqu’à Fès vers le sud. La ville d’Al Hoceima sera, elle, épargnée. À part quelques fissures constatées sur certains bâtiments, aucun dégât matériel, ni humain, ne sera signalé. L’épicentre du séisme a été localisé à 19 km au sud-est de la station balnéaire, quelque part entre Imzouren et Ait Qamra, les deux localités, urbaine et rurale, les plus touchées.
Réveillés en plein sommeil, les habitants mettront du temps avant de réaliser la gravité de la situation. Dehors où ils ont fui, l’électricité est coupée. Les premiers secours sont improvisés dans le noir. Pendant plusieurs heures, les sinistrés seront leurs propres secouristes. Ils ne compteront que sur eux-mêmes pour sortir leurs proches, voisins ou d’illustres inconnus de sous les décombres. On déblaye à la main, on creuse à la pioche, parfois au marteau. Les premiers corps sont extraits. Les blessés sont transportés à bord de véhicules personnels vers le centre sanitaire d’Imzouren et l’hôpital Mohammed V à Al Hoceima. Les premiers secours arrivent au petit matin. Les unités d’intervention locales ne suffisent pas. Elles seront rejointes, à partir du milieu de la journée, par des renforts venus, d’abord des villes avoisinantes comme Tétouan et Taza, puis de Rabat, Casablanca ou Fès. Au lever du jour, le spectacle est désolant. Des ruines partout, une population épuisée par tant d’efforts et une hantise des répliques qui auront lieu, plus tard, dans la journée.
Depuis celui d’Agadir qui avait fait 12.000 morts en 1960, le séisme qui a frappé la région d’Al Hoceima est le plus meurtrier au Maroc. Dernier bilan à jeudi matin, plus de 570 morts et plusieurs centaines de blessés (il y en aura certainement plus).

Imzouren, il est 16 heures 30. L’ambiance est lourde, le ciel bas et couvert. Les bâtisses qui bordent la route ont apparemment tenu le coup. Certaines, fissurées, sont marquées d’une croix rouge. Celles là ont été jugées risquées, et donc inhabitables. Plus loin, en allant vers le centre de la ville (car c’est bien d’une ville qu’il s’agit), la première maison écroulée. Un amas de pierre sur lequel s’affairent des pompiers et des membres de la protection civile. Une fillette de huit ans a miraculeusement été sortie de sous les décombres. Ses parents n’ont pas eu la même chance et son petit frère de 5 ans est toujours bloqué à l’intérieur. Ses jambes, frêles et bleuâtres, sont visibles. On mettra pourtant plus de trois heures avant de le sortir de là… mort. "Nous sommes obligés de tout déblayer à la main pour éviter les bulldozers. À ce rythme, nous n’arriverons pas au centre des décombres avant une semaine", explique un secouriste, épuisé. Au milieu de ce décor chaotique, les bulldozers font d’ailleurs tache. "D’habitude dans ce genre de situations, explique un pompier qui a déjà "fait" des tremblements de terre en Iran et en Turquie, on ne fait appel aux bulldozers qu’après avoir perdu tout espoir de retrouver des survivants. À partir du troisième ou quatrième jour". Ici, faute de grue, ce sont ces gros engins qui aident les secouristes à soulever les tonnes de béton.
Imzouren, présenté comme un village avoisinant, est en fait une ville presque aussi grande qu’Al Hoceima. Distante de seulement 18 km, c’est là que les milliers de MRE originaires de la région ont choisi "d’investir" dans des maisons à trois ou quatre niveaux. Ici, pas de réseau d’assainissement, ni de routes goudronnées. Tout pousse dans l’anarchie, à la frontière du rural et de l’urbain.
La délégation officielle, rattrapée par la pluie et la nuit, s’arrêtera d’ailleurs à Imzouren. Dans toute la région pourtant, on dit que c’est dans les villages et douars que les dégâts sont importants. "Des villages entiers ont été ensevelis", répétait-on sur plusieurs chaînes de télévision. Difficile à vérifier. "Les pistes menant vers ces douars sont devenues dangereuses à cause de la boue", explique un secouriste du Croissant rouge. On parle de centaines de morts et autant de blessés qui attendaient toujours des secours qui ne venaient pas. À 18 heures 30, quand la nuit tombe, il ne reste plus personne à Imzouren qui ressemble désormais à une ville fantôme. Ce soir, tout le monde passe la nuit dehors.

19 heures, une conférence de presse est annoncée dans le petit aéroport Shrif Idrissi, à 15 km d’Al Hoceima. Fausse alerte. Et sur le tarmac, à l’étroit, deux hélicoptères en instance de départ, des jets privés et deux avions militaires. Le dernier atterri transporte les deux voitures du roi qui se déplacera apparemment bientôt (peut-être le lendemain) dans la région.

Mardi, 22 heures. Al Hoceima. En cette soirée plutôt tiède (c’est toujours comme ça après un séisme, nous a-t-on expliqué), la ville ressemble à un énorme camping. Les habitants ne sont plus rentrés chez eux que pour chercher des couvertures, de l’argent ou leurs papiers d’identité. Sur la place Mohammed VI (au centre-ville, à proximité du port), une centaine de tentes (de camping) est déjà dressée. Hommes, femmes et enfants s’apprêtent à passer leur première nuit dehors. Certains dormiront à même le sol, d’autres sur des tapis ou dans des draps. Les plus jeunes monteront la garde et feront d’interminables tours en attendant le lever du jour.
Jusqu’aux premières heures de la matinée, le trafic ne s’arrêtera pas sur la route reliant Al Hoceima à Imzouren et les autres villages sinistrés. La scène qui se répète est désolante. Sous une pluie fine, des files d’hommes, de femmes et d’enfants traînent des pieds au bord des routes. Couvertures et chutes de plastique sous la main. Le mètre en coûte maintenant plus de 20 DH. En temps normal, il dépasse rarement les 6 DH. Quelques mètres plus loin, des femmes sur des tapis de paille, en plein air. À côté, une bande de jeunes (les fils et les frères) montent la garde et préparent le thé. Les langues se délient. "On ne peut pas les laisser seules. Personne ne nous a assisté, ni n'est venu nous expliquer ce qu’on doit faire en cas de nouvelles répliques".
Dans les rues d’Imzouren, les recherches se sont arrêtées. Un calme macabre règne sur des ruelles sombres, humides et étroites. Plus personne ne s’aventure ici. Les pas résonnent plus fort. Rien qu’en marchant, on a l’impression de faire trembler les maisons désertes et fissurées. Les pompiers ont allumé des feux de camp. Ils soufflent après une rude première journée. L’occasion aussi d’évaluer ce qu’il reste à faire. C’est à dire tout. Un groupe parle justement des interventions prévues pour le lendemain. L’accent est casablancais. "Nous sommes obligés d’arrêter les fouilles parce que nous n’avons pas de groupes électrogènes. Ici, nous n’avons plus perçu de signe de vie depuis maintenant plus de six heures".

Il est 01 heure passée. Prochaine direction, l’hôpital. Le service des urgences est plutôt calme. Ici, la mobilisation est exemplaire. À côté des médecins venus des quatre coins du pays, ceux du secteur privé ainsi que les pharmaciens de la ville participent aux soins. Pas de débordement, on semble maîtriser la situation. "Ici, explique le médecin chef, nous nous sommes déjà préparés à la gestion de crises de ce genre. Nous avons déjà organisé des simulations avec des ONG espagnoles. En plus, pour désengorger l’hôpital, nous n’accueillons que les cas qui nécessitent une opération ou une hospitalisation. Les blessés légers sont pris en charge dans l’un des deux centres aménagés dans la base navale et à l’orphelinat. Il y a donc un travail de tri très important qui est effectué en amont. Les cas graves sont, quant à eux, acheminés à l’hôpital militaire de Rabat". En tout, la morgue de l’hôpital Mohammed V ne dispose que de 12 casiers. Où sont donc conservés les centaines de corps ? Dans les frigos du port ", répondra un responsable de la gendarmerie.
Dehors, la ville est encore animée. Elle ne fermera d’ailleurs pas l’œil. À 05 heures 20, une nouvelle secousse tire les habitants de leur (léger) sommeil. La nouvelle journée commence tôt.

Al Hoceima. 06 heures du matin. Sur la place Mohammed VI, des jeunes rangent leurs draps, un peu comme on fait son lit avant de sortir de chez soi. Et comme à la maison, les mères sont les premières debout. On dépose ses draps dans un coin. En voyant des dizaines de familles s’activer ainsi, on a l’impression qu’ils se sont appropriés les lieux, sans doute en prévision d’un long séjour. Les cafés sont ouverts et la principale question de la journée sera : y aura-t-il du pain aujourd’hui ? Durant toute la journée de mardi, les boulangeries sont restées fermées et les dizaines de milliers de sinistrés sont, pour leur plupart, restés sur leur faim. Aujourd’hui, quelques commerces et restaurants sont ouverts. Les files d’attente devant les caisses sont interminables.
À Imzouren, la secousse de 05 heures 20 a causé l’effondrement d’une maison. Sous les décombres, Mouha Bousghount, un cinquantenaire qui avait insisté pour passer la nuit, seul dans sa maison pourtant fissurée. Sa femme en pleurs suit le déroulement des fouilles dans les bras d’une assistante du Croissant rouge international. Son fils est sur les décombres et essaie d’indiquer l’emplacement de la chambre de son père à la dizaine de secouristes sur place.
En contrebas de la maison des Bousghount, les premières aides sont arrivées. Pour l’instant, elles sont déposées au bord de la route. Des tentes collectives, des paillasses et quelques couvertures. Pas moyen de distribuer quoi que ce soit avant l’arrivée des caïds de chaque douar. Dans la confusion, on demande aux populations sinistrées le livret de famille, les papiers d’identité, etc. "Faites votre travail et allez le chercher, le livret de famille sous les décombres", se voient répondre les quelques officiers sur place. Le ton monte. Pour la première fois depuis vingt-quatre heures. Dans la foulée, on apprend que la visite du roi est reportée. Sans plus. "Nous sommes restés calmes hier parce qu’on se disait que l’urgence était de sauver les vies qui pouvaient encore l'être mais aujourd’hui, nous demandons des solutions urgentes et concrètes", lance un citoyen en colère à voix haute.
Les mots qui fâchent ne tardent pas. "Nous croyions qu'Arabes et Rifains étaient pareils. Mais là, nous laisser sans vivres pendant deux jours c'est de la ségrégation". Et un autre de renchérir, "cette région a toujours été oubliée. Si nous avions des routes valables, les secours n’auraient pas mis autant de temps à arriver".
De fait, un véritable problème d’organisation s’est posé. Les différents corps d'armé qui sont intervenus l’ont fait chacun selon ses propres priorités, ses propres moyens. Du coup, ce mercredi matin, tout avancçait lentement. Au grand désespoir des populations.

10 heures. Le ciel est à nouveau couvert et la météo annonce des pluies abondantes en fin d’après-midi. En attendant, la route vers les villages sinistrés en montagne est dégagée. Nous nous dirigeons vers Ait Qamra, épicentre du tremblement de terre. Selon différentes sources, "le village a été rayé de la carte". En fait, plutôt qu’un village, il s’agit d’un ensemble très dispersé de maisonnettes en pisé. La plupart ont, certes, été détruites mais le tout ne forme pas un village, ni une agglomération compacte et homogène. L’effet visuel est moins spectaculaire qu'à Imzouren. Mais pas les récits des habitants. Mohamed Hatmi, un jeune agriculteur du village, a perdu lors de l’effondrement de sa maison, ses parents, sa sœur et son jeune frère. Pour la énième fois, il retourne pleurer les siens sur les ruines de ce qui fut la maison familiale. De cette dernière, il ne reste plus rien. Les briques en pisé sont encore entières. Ce qui explique en partie le taux de décès élevé enregistré en milieu rural. "À la différence du béton, les constructions en pisé tombent d’un coup ne laissant aucun espace pour permettre une éventuelle aération. La plupart sont donc morts par asphyxie", expliquera le médecin chef de l’hôpital Mohammed V à Al Hoceima.
Sur certaines collines éloignés du Rif, certains ont même déjà fait leur deuil. "On nous a demandé de ne plus transporter les morts. Les moqadems ont constaté la mort sur place, comptabilisé les victimes, nous ont délivré des certificats de décès et nous ont demandé d’enterrer nos proches", témoigne un jeune originaire d’un village plus éloigné.

11 heures 20. Route d’Al Hoceima. En face du siège de la commune Ait Youssef Ou Ali, non loin d’Ajdir. Les descendants d’Abdelkrim bloquent l’unique route qui relie Al Hoceima aux bourgs voisins. Pas de revendication particulière, sinon des tentes, des couvertures et du pain. Plus de 300 personnes occupent le milieu de la chaussée. Un colonel de la gendarmerie est également pris au piège des manifestants. Les officiels sont accrochés à leur téléphone et un hélicoptère survole les lieux. Les gros véhicules sont obligés de changer de parcours ou de s’arrêter sur le bord de la route. Les militaires et les gendarmes présents laissent faire. Ils tentent de calmer les jeunes manifestants. Sans succès. Depuis la première secousse, les habitants ont enfin l’impression de contrôler quelque chose. Alors, on édicte ses propres lois, indiscutables. Comme celle d’interdire les taxis ou de laisser passer une ambulance sur deux. Les slogans sont répétés en chœur, et en rifain. Des représentants de l’AMDH, section locale, essayent de calmer la situation. En vain. Le président de la commune prend la parole, et promet aux populations l’arrivée des premières aides dans les trois prochaines heures. L’argument est convaincant. La route est libérée sans que pour autant, les manifestants se dispersent. "On a laissé attendre une population politiquement sensible trop longtemps. Il est normal que ça dégénère au bout d’un moment. Plus qu’une revendication, ces gens tiennent avant tout à exprimer un ras-le-bol", analyse un observateur sur place.

14 heures 45, dans la commune d’Ait Youssef Ou Ali. Depuis un petit quart d’heure, deux camions pleins de tentes attendent à l’entrée du siège de la commune. Les habitants attendent aussi. Dans le bureau dénudé du président de la commune, on discute de la meilleure manière pour distribuer les tentes. On parle de commission, de PV, de contrôle. Au même moment, un mokhazni fait irruption et annonce, haletant : "Ils attaquent les camions !". Il est quinze heures. L’ultimatum a expiré.
Dehors, le spectacle est surprenant. Des jeunes qui escaladent les camions, défont les cordes et lancent tentes, piquets et crochets par terre. Sous une pluie battante, un camion sera déchargé (ou dévalisé ?) en moins de 20 minutes. Les mokhaznis laissent faire, assistent au pillage sans bouger le petit doigt.
Bilan ? Les plus forts ont pu récupérer des tentures ou des piquets. Rarement les deux en même temps. Toutes ces tentes ne serviront donc à rien. Qu’à cela ne tienne, les sinistrés se sont défoulés. Sans heurts, heureusement. Dans les rapports officiels, on parlera d’arrangement à l’amiable. Dépassé, un responsable militaire lancera avec tout le sérieux que lui confère sa tenue kaki : "Les populations ont finalement récupéré ce qui leur était destiné. Je ne vois rien d’anormal là-dedans".
Le soir à l’aéroport, le bal des avions d’aide humanitaire ne s’arrête plus. Dans toute la région, on voit des hommes et des femmes avec des tuniques blanches, rouges, oranges, etc. Les secouristes viennent du monde entier.
Sur la piste d’atterrissage, on parle désormais toutes les langues. Depuis ce matin, plus de 50 avions se sont posés. Serviront-ils à quelque chose ? "Leur présence est d’abord symbolique, mais elle est très importante pour rassurer les gens et aider pour l'après catastrophe", commente un responsable.
Dans toute la ville, des campements ont poussé ici et là. Le roi arrive le lendemain. C’est apparemment imminent. À l’hôtel Mohammed V (le plus huppé de la ville), les premiers gardes du corps sont déjà là, les autres arriveront dans la soirée ou le lendemain matin.

Jeudi, 09 heures. Le ras-le-bol est maintenant général. À Al Hoceima, Imzouren, Ajdir ou à l’aéroport, des manifestations populaires dénoncent la lenteur des secours et la distribution des aides matérielles et des vivres. À Al Hoceima, quelques 1500 jeunes (estimation AFP) ont même jeté des pierres aux forces de l’ordre installées devant la préfecture. Certains disent même avoir constaté des accrochages physiques entre manifestants et forces de l’ordre. "Ce qui nous met hors de nous, c’est d’entendre nos responsables affirmer dans toutes les télés du monde que nous ne manquons de rien. Que des tonnes d’aide alimentaire ont été envoyées sans qu’un gramme de riz ne nous soit parvenu", s’insurge ce manifestant. Le ras-le-bol ne concerne pas uniquement la lenteurs des secours après le séisme, mais aussi la question des infrastructures et de "la sensibilité politique du Rif, sur l’autel de laquelle tout la région a été sacrifiée", pour reprendre les mots d’un ardent militant. Le tremblement de terre sera-t-il le déclencheur d’un grand mouvement de protestation dans le "Maroc inutile" ? De quoi faire trembler le reste du royaume.



Medias : Le rush !

Les Espagnols ont été, proximité oblige, les premiers à être sur place. Au départ d’Algésiras, puis en passant par Mélilia, il sont arrivés quelques heures seulement après la toute première et meurtrière secousse. Les autres ont ensuite suivi. Parfois, les convois de journalistes bloquaient certains passages, surtout ceux, étroits, menant à des sites montagneux.
À l’aéroport ou devant l’hôtel Mohammed V à Al Hoceima, les plus grandes chaînes de télévision ont installé leurs équipes et assuraient des directs jusqu’à une heure tardive dans la soirée Les infos sur le séisme faisaient souvent l’ouverture des journaux français et espagnols.
Présence également remarquée de la presse écrite. Les plus grands journaux et agences de presse francophones et anglophones ont dépêché leurs envoyés spéciaux sur place. Côté autorités, la presse avait accès à tous les sites (à tel point que certaines agences sont arrivées sur certains sites avant les secours !), les responsables communiquaient aisément.
Nos deux télés nationales ont encore une fois brillé par le manque d’intérêt qu’elles ont accordé au sujet. Au final, on avait l’impression que le sujet intéressait beaucoup plus les télés espagnoles, françaises et allemandes que les deux boîtes à images marocaines. Rien ou presque d’exceptionnel, sorti des reportages basiques pour les journaux télévisés. Encore un rendez-vous manqué.
 
 
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