
Antécédents
| 1961 : |
naissance à Casablanca |
| 1986 : |
maîtrise en communication à Grenoble |
| 1988 : |
DES en cinéma à Paris |
| 1994 : |
1er enfant (Mamoun) |
| 2000 : |
1er long métrage (Lhomme qui brodait des secrets) |
| 2001 : |
2e enfant (Amaline) |
Smyet bak ?
Bensalem Chraïbi
Smyet mok ?
Rqia Bennani
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Nimirou dla carte ?
B 194705
Avec votre frère Saâd, cela fait deux cinéastes dans la famille. Dans la profession, on vous appelle "les frères Lumière". Qui éclaire lautre ?
(Rires) On doit séclairer mutuellement. Cest un métier où bien malin celui qui prétendrait savoir plus que lautre.
Entre Rahma et Jawhara, vous manquez dimagination. Cétait pour faire sexy ou féministe ?
Ni lun ni lautre. Ce nest pas fait pour défendre une cause féminine. Les titres simposent deux-mêmes, par la structure du texte, par son évolution dramatique.
En passant de la poésie dans Lhomme qui brodait les secrets à la romance populaire dans Rahma, vous navez pas appauvri votre style pour vous enrichir ?
Si. Un peu. Mais Rahma ne rapporte pas beaucoup dargent. Cest un film qui attaque seulement sa 5e semaine. Mais je ne crois pas quil y ait un style pauvre et un style riche. Ce sont des tentatives, avec lespoir de faire un jour le film parfait.
Le prochain, peut-être ?
Non. Ce sera juste une synthèse des deux premiers. Jespère que je ne vais pas boucler la boucle de sitôt. Je prends toujours lexemple de John Houston qui a fait du dramatique, du commercial, du très commercial et qui, un jour, a fait le film quil a toujours eu dans un petit coin de sa tête. Cétait ladaptation des Gens de Dublin de James Joyce, qui a très mal marché dailleurs.
Vous vous prenez pour John Houston !?
Je ne rêve même pas dadapter James Joyce. Mais je pense à Taoufiq Al Hakim.
3 Ramadans de suite en prime time à la TVM, cest alimentaire ou élémentaire ?
Ce que je produis pour la TVM est absolument alimentaire. Cela ne veut pas dire quon ny met pas toute notre énergie. Plusieurs considèrent même que nous avons apporté quelque chose de nouveau à la télé.
À la télé comme au cinéma, il ny en a que pour Hassan El Fad. Vous acceptez volontiers quil vous fasse de lombre
Si quelquun doit me faire de lombre, il vaut mieux que ce soit quelquun de plus intelligent que moi. On est sereins quand on travaille ensemble. Cela dure depuis huit ans. Et on se comprend à demi-mot.
Que ce soit à la télé ou au cinéma, vous ne faites plus que de la comédie. Cest pour rire ou pour se payer la tête des gens ?
Cest ce quon a toujours dit : on ne rit pas des gens mais avec eux. On le sent, les gens sont heureux. Dans Rahma, ils réagissent en plein film. Ils adhérent et en parlent autour deux, cest ce quon cherche.
Dans la profession, vous êtes quelquun qui ne fait pas de vagues. Auriez-vous peur pour votre carrière ?
Je préfère rester discret. Je naime pas me mettre en avant.
Même quand il a fallu dénoncer les abus et le monopole de Souhaïl Benbarka ?
Je lai fait en son temps dans le cadre de la structure qui défend nos intérêts. Cela ne mintéresse pas dappeler un journaliste pour quon dise que cest moi qui lait fait. Cela ne fait pas forcément avancer le schmilblick.
Et quand vous étiez simple assistant à Ouarzazate, vous naviez pas mauvaise conscience que des productions viennent exploiter les gens au nom du produit étranger ?
Quand je faisais le film étranger il y a une dizaine dannées, je navais pas le recul nécessaire pour savoir à quoi cela menait ou pourrait mener plus tard. Parfois, je me sentais mal à laise. Mais cétait une école. Jy ai appris comment fonctionne une production, une équipe technique, tous les outils du cinéma quoi. Je me disais quil y a un prix à payer pour apprendre. Jacceptais dêtre la dernière roue de la charrette et dentendre ceux qui disent : "Tu es là pour gagner des sous et fermer ta gueule". Aujourdhui, je ne suis pas daccord. Cest bon de rapporter des dollars, mais il faut que cela se fasse dans la dignité.
Cest très paradoxal. Et très opportuniste comme manière de penser
Paradoxal, oui. Mais je nai pas de regret. Javais lexcuse de mon ignorance. Heureusement que je me suis trompé à 25 ans et non à 45.
Quel sera le titre de votre prochain film ?
Peut être "Le clown, la machine à songes", ou "Lhomme qui raconte des histoires". Cest encore embryonnaire. |
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