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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Proche-Orient : La Haye face au mur

Vue aérienne du mur séparant
la ville de Matan du village
palestinien de Hableh… (Photo AFP)
Après trois jours d’audiences à sens unique, marquées par des réquisitoires sans appel des divers intervenants, les 15 juges de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye se sont retirés mercredi pour entamer leurs délibérations et se prononcer sur la légalité du mur de séparation érigé par Israël. Les Palestiniens ont ouvert les plaidoiries, lundi 23 févier. Ils dénoncent fermement la construction du mur. Pour les orateurs palestiniens, plus que sa construction, c’est le tracé de cette barrière qui pose problème. Certaines parties du "mur" mordent sur la Cisjordanie au-delà de la Ligne verte, qui marque les frontières de 1967, après la Guerre des six jours. Elles constituent, de ce fait, une nouvelle annexion illégale. "Le
véritable but de ce mur n’est pas légitime. C’est un moyen de changer le statu quo légal des territoires occupés", a estimé Michael Bothe, le chef de l’équipe juridique mandatée par la Ligue arabe. "Le mur ne se dresse pas entre des terroristes et des victimes potentielles. Il se dresse entre l’employé et son employeur, entre le commerçant et son client, entre l’enfant et son école, entre le patient et son médecin…". Qualifiant la barrière de "violation grave" des lois internationales régissant les territoires occupés, le représentant de la Ligue arabe a réclamé des poursuites contre les initiateurs de ce mur. Les 15 pays et organisations qui ont témoigné durant ces 3 jours ont tous pris le parti des Palestiniens. Tant les États-Unis que les pays européens ont prudemment évité de témoigner oralement à La Haye, préférant soumettre des arguments écrits dans lesquels ils estiment que le mur est un sujet politique qui devrait être laissé aux négociations. Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, qui a décidé de boycotter les audiences, a qualifié d’"hypocrisie" la saisie de la CIJ et a prévenu que la construction serait achevée quelle que soit la décision rendue par les juges de La Haye. Les juges de la CIJ, eux, peuvent mettre plusieurs mois pour rendre leur décision sur ce mur déjà construit sur le quart de sa longueur. En attendant, les passions se déchaînent au Proche-Orient. Les forces israéliennes répriment les manifestations palestiniennes contre la barrière de séparation comme si elles faisaient face à "une mutinerie dans un camp de concentration", a déclaré jeudi le député arabe israélien, Azmi Bichara. Ce dernier réagissait à la mort de deux Palestiniens, tués le même jour dans le village de Bibo (Cisjordanie) par des tirs israéliens lors d’une manifestation contre cet ouvrage controversé.


Législatives en Iran : Les conservateurs triomphent, les abstentions aussi

Les conservateurs iraniens se sont assurés mercredi une majorité absolue au Parlement, au 1er tour des élections. Ils ont remporté 27 des 30 sièges à pourvoir dans la capitale, portant à 156 le nombre des élus. La majorité à l’Assemblée est à 146 sièges. Et selon un décompte non officiel, seuls 39 réformateurs (les autres candidatures ayant été invalidées) ont été élus alors qu’ils occupaient les trois quarts du Parlement sortant. Ces chiffres, qui ont nécessité 5 jours de dépouillement, consacrent la revanche d’une génération de conservateurs se voulant pragmatique. Le taux de participation a tout de même été le plus faible de l'histoire de la République islamique (50,57%). Significatif.


Algérie : Bouteflika remet ça

(Photo AFP)
Abdelaziz Bouteflika a officiellement annoncé dimanche 22 févier qu’il briguerait un second mandat, lors de la présidentielle du 8 avril prochain. Il a également déclaré que les élections seraient libres, justes et transparentes. "Si le peuple souhaite que je continue à mettre en œuvre mon programme, très bien. S’il veut le contraire, je respecterai son choix, a-t-il dit, le peuple choisira en toute liberté". L’annonce de sa candidature arrive dans un contexte politique difficile. L’opposition l’a de nouveau accusé d’utiliser des fonds publics pour assurer sa réélection et de se servir du système judiciaire pour étouffer ses opposants et de museler la presse indépendante. En rejetant toutes ces accusations, le président algérien a invité des observateurs internationaux et a demandé à tous les partis politiques de participer à une commission électorale nationale chargée de superviser le vote.

 
 
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