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Manar l'Anar
Économie
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N° 117
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Bonne nouvelle
Guichet bancaire : Interbank "revient" au Maroc


Le traitement des opérations interbancaires revient enfin au Maroc. Les transactions des huit établissements bancaires affiliés au réseau Interbank passent depuis le 23 février dernier par une plate-forme de compensation locale. Auparavant, les mêmes transactions devaient, pour être validées, passer par les réseaux internationaux Visa et Mastercard offrant ce type de service. Ce n’est pas le seul chantier amorcé par le Centre monétique interbancaire. Ses spécialistes travaillent actuellement sur la généralisation de la compensation interbancaire à toutes les banques de la place. En fait, l’éparpillement de la monétique bancaire trouve explication dans ses origines. En 1980, la Wafabank, banque jeune, crée la surprise en introduisant les guichets bancaires. Obligés de suivre mais en manque de ressources et de savoir-faire, un réseau de banques s’est constitué pour dépasser les handicaps. Suivront après les autres institutions, mais chacune avec son propre système, sans souci de compatibilité. Le résultat a été le développement d’un service hybride qui fait fi des synergies financières. Aujourd’hui, c’est possible et ce sera opérationnel en juillet 2004.



Mauvaise nouvelle
Indemnités de départ : Le fisc sème le doute


Quel est le régime applicable aux indemnités de départ ? Celui que le code du travail propose ou celui que le fisc applique ? Le code du travail avait introduit le principe d’une exonération totale de l’Impôt général sur le revenu (IGR) pour qu’elles soient versées "à l’amiable ou par voie judiciaire" (article 76 du code du travail). Malheureusement, le texte n’a pas été bien assimilé par les rédacteurs de la loi de finances 2004. Le contenu de son article 66 a fait croire aux syndicats et à certains percepteurs que l’exemption des indemnités de départ a été ignorée par les rédacteurs de la loi de finances 2004. Invité de la Chambre de commerce maroco-britannique, le directeur général des impôts, Noureddine Bensouda, a officiellement levé le doute sur la question. Pour lui, le quiproquo n’avait pas lieu d’être. "La loi stipule l’exemption à hauteur des indemnités légales", a-t-il expliqué. En d’autres termes, le fisc a raison de taxer tout ce qui est versé aux candidats au départ, en sus du minimum fixé par la loi. Voilà qui ne va pas plaire aux syndicats des salariés, qui boycottent déjà les discussions sur les décrets d’application du code du travail. Et dire que tout doit être fini avant le 8 juin !



Cybercriminalité : Les sanctions au BO

Deux semaines après la publication de notre article sur la cybercriminalité, les nouvelles dispositions réprimant ce phénomène sont tombées au Bulletin Officiel. Dans sa dernière livraison, le livre protocolaire inflige une amende de 2000 à 10.000 DH et/ou un à trois mois de prison à tous ceux qui accèdent d'une manière illicite à un système de gestion de données automatisé. L’intrus par omission est passible de la même peine. Si en plus de l’intrusion, le pirate se plaît à détruire des bases de données, il écopera de 5 ans de prison de ferme, cumulables avec une amende de 200.000 DH. Enfin, pour les concepteurs de logiciels de piratage, l’amende peut aller jusqu’à 2 millions de dirhams.


Semences : Les pluies sont là

Au Maroc, l’humeur du ciel conditionne l’analyse conjoncturelle. Chaque saison, la pluie apporte avec elle l’espoir d’une bonne année économique pour le pays. Ainsi, alors que la sécheresse de janvier a fait craindre le pire, le mois de février s’est achevé sur des notes optimistes. La pluviométrie abondante est survenue à un moment où les céréales de semences précoces (octobre et novembre) sont arrivées à l’état d’épiaison, ce qui en rend la teneur plus consistante. Malheureusement, en guettant la pluie, l’agriculture marocaine révèle ses insuffisances. À titre d’exemple, des 5 millions d’hectares semés au royaume, plus de 94% sont de type "bour", dont le rendement est dans certains cas trois fois inférieur à celui des terres irriguées. À cela s’ajoute une incohérence dans la répartition géographique des cultures. Exemple : la banane, culture tropicale, est cultivée dans le Souss, région aride.


Secteur minier : 7,6 milliards en 3 ans

Mohamed Boutaleb, ministre de l'Énergie et des Mines, et Amina Benkhadra, directrice générale de l'ONHYM (Office national des hydrocarbures et des mines) étaient dans leur grand jour ce mercredi 25 février. Ils ont exposé aux opérateurs du secteur leur stratégie 2004/2007. Le budget global réservé par le département est, selon ces responsables, de 7,6 milliards de dirhams, dont 3,9 milliards pour le développement de l’exploration et le développement de la production des mines et le reste pour la valorisation de l’existant. Géré à coups d’agréments délivrés au compte-gouttes, suivant la qualité des requérants et l’humeur de l’administration, le secteur des mines figure parmi les secteurs les plus hermétiques à l’investissement, ont estimé certaines personnes parmi l’assistance. Les wilayas, notamment, délivreraient rarement des permis d’exploration sur leurs terres.


Notations : Banques "spéculatives"

Le rapport annuel de l’agence de notation financière Standard & Poor’s est attendu dans le monde entier. Celui de l’année 2003 est paru vers la fin du mois de février. Seules quatre banques du royaume y figurent. Il s’agit de la Wafabank, de la BCM, de la BCP et de la BMCE Bank. Globalement, les établissements de crédit opérant au Maroc sont répertoriés dans la catégorie "spéculative". Traduction : "Ces structures sont vulnérables et évoluent dans un environnement économique défavorable, qui pourrait affecter leur capacité de faire face aux engagements". S&P ne va pas jusqu’à tirer la sonnette d’alarme, mais elle invite les banques à soigner leurs comptes.


Pêche : Rhafès : s’accroche

Malgré les rumeurs qui le disent sortant du gouvernement, Taïeb Rhafès, le ministre des Pêches maritimes insiste. Un document élaboré par son département trace les objectifs à l’horizon 2007. Ceux-ci reviennent à la production annuelle de 2 millions de tonnes, en stressant le moins possible les réserves naturelles. Comment ? En développant l’aquaculture à hauteur de 15.000 tonnes, le ministère espère stabiliser la valeur de ses exportations à hauteur de 20 milliards de dirhams. Durant la même période, il est prévu de porter la consommation annuelle moyenne en poisson par habitant à 14 kilos, en créant au passage plus de 90.000 emplois. L’existant de la filière prête plutôt au pessimisme. Depuis huis mois, marin pêcheurs et armateurs sont forcés au chômage à cause du prolongement du repos biologique. Quant à la consommation par habitant, elle atteint péniblement 7 kilos par an.


 
Saïd Wahbi


Après avoir postulé à son premier emploi un vendredi, Saïd Wahbi a rejoint Wincor Nixdorf le lundi d’après en tant qu’ingénieur commercial. Depuis ce jour, il n’a plus quitté cette entreprise et occupe actuellement le poste de directeur général au Maroc. Wahbi est un témoin privilégié du développement de la télématique financière dans le royaume. D’une part, Wincor Nixdorf est leader de son marché (l’équipement des banques et des
institutions financières), avec des parts de marché qui avoisinent les 85%. D’autre part, le DG traîne derrière lui une longue carrière, exclusivement vouée à ce secteur. Le modèle allemand l’a toujours fasciné, la France, elle, était "un passage obligé pour les études grâce à une bourse de l’État marocain". La semaine dernière, Wincor Nixdorf célébrait sa journée "communicating vision", une sorte de mini salon où les partenaires étaient invités à découvrir les nouveautés. Fait nouveau, des partenaires africains comme La Mauritanie et le Sénégal figurent parmi les conquêtes de Wahbi. En 1999, il espérait faire du Maroc une plate-forme d’exportation du savoir allemand, aujourd’hui c’est chose faite.


Dernière nouvelle
Autoroute : Tanger-Med relié


Le port de Tanger-Med sera relié à l’autoroute Casablanca/Tanger. Le tronçon long de 54 kilomètres figure parmi les chantiers prioritaires hors site. Le 27 février a eu lieu la signature d’un protocole entre le ministère de l’Équipement et le Fonds koweitien pour le développement arabe. Ce dernier financera les travaux pour près de 63 millions de dollars. Rappelons que le port de Tanger-Med remplace le projet initial Tanger Atlantique. Au passage, les ambitions comme la taille ont progressé.

 
 
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