Bonne nouvelle
Promotion : Le Nord courtise lAndalousie
Les villes du nord du Maroc participeront de manière groupée, en septembre prochain, à une foire commerciale qui aura lieu dans la ville de Malaga. Subventionnée par la mairie de la ville espagnole, la foire sera occupée aux trois quarts par des entreprises marocaines. On doit cette heureuse initiative aux chambres de commerce des villes du Nord qui, lors dune visite à Malaga, ont su convaincre leurs homologues de la nécessité dinstaurer un forum permanent pour lamélioration des échanges. Même si elle est commerciale, la foire de septembre est soutenue par le patronat espagnol, chose qui la place aussi en tant quespace de rencontre entre chefs dentreprises espagnols et marocains. Lévènement compense un autre fait malheureux intervenu la semaine dernière. La délégation catalane au Maroc a été fermée sur décision du nouveau gouvernement de la région. Elle avait été ouverte en 2003 contre lavis de Madrid. En lespace dune année, la délégation avait réussi à placer un programme de langue catalane qui a profité à un millier de personnes désirant émigrer en Espagne. Lobjectif était de les préparer à réussir leur insertion. Vivement le retour.
Mauvaise nouvelle
Urbanisme : Conflit à l'agence urbaine
L'agence urbaine de Casablanca traîne un boulet. Avec un gouverneur à sa tête, lagence de la métropole est sous la tutelle du ministère de lIntérieur et non de lAménagement du territoire. Une situation exceptionnelle qui est source de beaucoup de critiques. Actuellement, lautorité de Fouzia Imensar, premier gouverneur femme au Maroc, est mise en question par le syndicat des architectes libres du Maroc. Selon ce syndicat, larrivée de Mme Imensar aux commandes de lagence sest accompagnée dune flambée du nombre de projets bloqués. Avec en plus une opacité dans le traitement des dossiers, "étant donné quils nous est interdit de participer aux commissions urbanistiques", explique un de ses détracteurs. Les architectes ont décidé de porter leurs revendications devant lopinion publique en descendant dans la rue. Imensar saccroche et martèle quelle ne reculera pas devant les "menaces de sabotage" des architectes, "les seuls projets bloqués étant ceux qui présentent des irrégularités par rapport à la législation". Mercredi, le conflit persistait. Les architectes découvrent le mutisme de l'agence, tandis que pour elle, cest un défaut inné.
Fonds de retraites : Lydec cède au RCAR
La Lydec, filiale de la Lyonnaise des Eaux au Maroc, en charge de la distribution deau et délectricité à Casablanca, est sur la voie des grands monopoles dÉtat ayant "externalisé" leurs régimes de retraites. À linstar de lODEP et de la Régie des tabacs, le fonds de retraites sera cédé au régime collectif, la RCAR. Déficitaires, les fonds de retraites sont toujours cédés moyennant un décaissement dargent. Pour la Lydec, le coût de lopération a été évalué à près de 2,5 milliards de dirhams. À côté de lemprunt obligataire, la cession du fonds sera alimentée par un montage financier composé de ressources propres, de reliquat de la liquidation de la RAD, de réserves de la caisse actuelle ainsi que dun autre milliard de dirhams à létude. La période de souscription pour lemprunt obligataire a démarré le 8 mars et sest poursuivie jusquau 11.
Zone franche : Un paradis nommé Tanger
Le bilan de la zone franche de Tanger, TFZ pour les initiés, est positif. Au 31 décembre 2003, près de 124 entreprises y avaient élu domicile. Le secteur des banques y a implanté près de 45 représentations et les industries mécaniques, métallurgiques, électriques et électroniques, près de 27 unités industrielles. Cependant, les largesses fiscales offertes par la zone laissent penser que le statut fiscal de TFZ na pas encore donné son plein effet. Récapitulons : exonération de droit de douanes, franchise de TVA, libre rapatriement des produits des parts sociales, IS à 8,5%, abattement de lIGR à hauteur de 80%, exonération de patente et de taxe urbaine pendant 15 ans. Et pour finir, le fonds Hassan II prend en charge jusquà 50% du prix du terrain et 30% du bâtiment. Notons que la franchise de TVA et lexonération des droits de douanes suffisent à définir une zone franche. Nous sommes largement au-delà.
Libre échange Maroc-EU Ce à quoi nous nous sommes engagés
En dépit de toutes les oppositions, l'accord de libre-échange, entre le Maroc et les États-Unis a finalement été conclu. Le détail de laccord, ou comme dirait lanalyste économique Najib Akesbi "les notes de bas de pages", nest pas encore connu. Mais, dores et déjà, il est possible de jauger les engagements pris par le Maroc.
Engagements inquiétants
Assurances : dans ce secteur, linquiétude est le maître mot, même si le secteur est avancé dans sa libéralisation. Premier constat : la société centrale de réassurance (SCR) est appelée du moins à diversifier son portefeuille, sinon à disparaître. En effet, laccord planifie à moyen terme de supprimer lobligation faite aux compagnies locales de céder 10% de leurs primes à la SCR. Ensuite, laccord autorise, à moyen terme, les compagnies américaines à placer leurs produits, voire à créer des branches et à conseiller la clientèle bancaire marocaine dans ses placements.
Secteur pharmaceutique : intégré dans le volet de la protection intellectuelle, la société civile gardera probablement en travers de la gorge larrangement concernant la propriété intellectuelle, pour deux raisons au moins. Dabord, le dérapage, ou plutôt le matraquage de Hakima Himmich et de ses confrères devant le Parlement. Ensuite, ce cri de victoire du représentant américain du commerce extérieur*, Robert Zoellick : "LALE fixe un niveau inédit et élevé pour la protection des droits de propriété intellectuelle". On se rappelle que les professionnels avaient sauté au plafond en apprenant que cette durée avait été fixée à 50 années alors que le droit international la limite à 20 ans.
O.G.M : les associations de consommateurs dénoncent lintroduction des organismes génétiquement modifiés (O.G.M) sur le territoire marocain. Le risque est dautant plus grand que le Maroc, qui n'a pas les moyens de contrôler ses frontières, est obligé de sen remettre aux tests des laboratoires américains.
Engagements rassurants
Agriculture : cest le secteur qui a fait couler le plus dencre depuis le début des négociations entre les délégations américaine et marocaine. Quel est lenjeu ? Tout simplement que les entreprises du tout puissant frère américain nenvahissent pas le marché marocain et nécrasent pas leurs vis-à-vis. De ce côté, on peut penser que la délégation du royaume a résisté. Les quantités de buf, de volaille et de blé américain seront introduites à petites doses, appelées à augmenter au fur et à mesure dun calendrier étalé sur dix ans.
Emploi : ici lALE produira vraisemblablement des effets bénéfiques pour le royaume. Dans une déclaration générale, il sest engagé à respecter la législation internationale en la matière, notamment linterdiction du travail des mineurs. Loncle SAM, éclaboussé par le scandale de Nike en Asie, prémunit ainsi son image et le Maroc ses jeunes ouvriers, contre les excès de ces géants industriels. En revanche, la partie marocaine sest engagée à réformer sa justice en garantissant un "accès juste, équitable et transparent" à son système judiciaire.
Textile : un secteur qui a su tirer son épingle du jeu. À condition de tisser à base de fibre américaine ou marocaine, tout produit textile exporté vers les États-Unis sera exonéré de droits de douanes. Linverse est aussi possible. À ce niveau, si laccord na pas provoqué de crise, cest que tout le monde y trouve son compte.
Engagements sains
Télécommunications : ce quexigent les Américains dans ce secteur peut se résumer à ceci : libre accès au marché à des taux non discriminatoires. Quil sagisse dutiliser linfrastructure des opérateurs locaux ou de sinstaller à leur propre compte, les négociateurs américains ont pris des garanties côté redevances. On se rappelle que lentrée de chaque nouvel opérateur (Wanadoo pour lInternet, Méditel pour le mobile) avait donné lieu à un conflit de tarification avec Maroc Telecom, lopérateur historique exploitant exclusif des lignes de téléphones fixes, en attendant la deuxième licence sans cesse retardée.
Respect de lenvironnement : le Maroc a essentiellement arraché la contribution de lagence de développement américaine à ses projets environnementaux.
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Echanges Maroc/etats-unis en 2002 (en millions de dollars)
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Importations
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Exportations
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Valeurs
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Produits
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Valeurs
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Avions
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295
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Machines éléctriques
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102
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Machines
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41
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Textile (tissé et tricoté)
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75
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Produits agricoles (dont)
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123
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Minerais
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85
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- Céréales
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50
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Produits agricoles (dont)
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54
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- Matières grasses et huiles
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20
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- conserves alimentaires
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23
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- Graines et semences
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37
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- Fruits et légumes
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30
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| Autres |
1
|
Autres
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23
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Total
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565
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Total
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392
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À juin 2003, le Maroc a importé 270 millions de dollars des États-Unis et a exporté 438 millions.
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