
Antécédents
| 1982 : |
diplôme en analyse politique à Montréal |
| 1983 : |
naissance de sa fille Zaïna |
| 1996 : |
Basri censure son émission Wajh wa hadat |
| 1997 : |
responsable communication à la Fondation Hassan II pour les MRE |
| 1998 : |
retour de Fil Wajiha |
| 2004 : |
erreur de parcours (terme choisi par Malek) |
Un interrogatoire, cest forcément indélicat. Smyet Bak ?
Ahmed Malek.
Ce nest pas très marocain comme nom de famille !
Je nai pas encore récupéré notre arbre généalogique. Je sais que nous sommes de la région de Ouarzazate. |
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Smyet mok ?
K. Mestassi.
Nimirou dla carte ?
A 10 36 65. Jai été parmi les premières jeunes demoiselles marocaines à lavoir obtenu.
Première interro ?
Hamdoullah, jai toujours eu la sympathie de tout le monde.
Peut-être pas la sympathie des dirigeants à 2M
Jai eu une sympathie visible avec tous, y compris avec Benali, lactuel DG. Jai toujours été une femme très respectée par les responsables de la chaîne. Jai toujours présenté un bon produit, qui en plus de ma personnalité, appelle au respect.
Beaucoup vous donnaient partante du temps de Saïl déjà. Vous êtes une femme qui fait peur ?
C'est ce qui se dit effectivement. Ceci dit, je ne trouve pas de réponse à la question de la peur. Depuis toute petite, jai toujours été élevé, ainsi que mes surs, dans une ambiance démancipation. Je suis donc comme ça. La femme présente et active me séduit. Ainsi, je nai jamais perçu de peur chez mes interlocuteurs mais, du respect et de la sympathie.
Sinon, quoi de neuf à 2M ?
Rien. Il y a un flou qui sest installé depuis le premier communiqué de la chaîne, puis durant la semaine qui a suivi, où la direction donnait des interviews à droite et à gauche. Disons quaprès la diffamation et linjure, il y a maintenant un silence. Maintenant, est-ce un silence de seigneurs, suivi dune sage décision ou un silence dagneaux ? Je crois que la solution est entre les mains des dirigeants de la boîte et celles du gouvernement, puisque lÉtat est actionnaire de la chaîne.
Benabdellah était apparemment intervenu en votre faveur. Quest-ce qui na pas marché ?
Je ne sais pas. Peut-être a-t-il fait de son mieux puis il est arrivé à la limite de ses interventions. De toute façon, devant le mutisme de la chaîne, il reste mon dernier recours. Il est intervenu deux fois, dont la dernière, où il mavait clairement dit que tout était rentré dans lordre.
Cest le président du conseil dadministration, tout de même !
Mais cest pareil pour chaque changement de direction à la tête de la chaîne. Cest peut-être le rêve de quelquun de mévacuer. Quelquun qui veut nuire à cette émission et au débat politique télévisé dans ce pays. Fil Wajiha suivait et analysait les orientations du pays. Si aujourdhui on décide darrêter, cest soit que je nai rien compris à mon pays, soit que c'est grave, car il y a encore des gens qui militent contre la volonté de changement dans ce pays. Désolée, mais je présentais une émission valable, qui réalise une certaine audience et où je supportais toutes les responsabilités (et les risques) de la recherche aux relations publiques, en passant par la documentation, le briefing, etc. Toute lénergie que j'y mettais a été dénigrée. Ça fait mal.
La dernière émission avec Bouzoubaâ a apparemment été à lorigine de la suspension. Que sest-il passé avec Samira Sitaïl ?
Lors de la préparation de mes émissions, je définis toujours avec mes invités et mes collègues les objectifs de lémission. Pour celle recevant le ministre de la Justice, nous étions tous daccord. Nous étions dans la salle de maquillage quand Mme Sitaïl a fait irruption, quelques minutes avant le direct. Elle a commencé à briefer les journalistes sans même me dire bonjour. Elle disait : "Rentrez-lui dedans", et aussi "ne posez pas de question sur Lmrabet, il a son fan club pour le défendre". Puis elle est sortie en flèche. En rentrant au plateau, jai demandé à Benali sil y avait du nouveau concernant les journalistes en prison, il ma répondu que non. Après lémission, jai reçu un appel de Mme Sitaïl. Le ton est vite monté. Elle ma demandé pourquoi est-ce que jai posé une question sur RSF. Jai répondu que je nai pas apprécié quelle perturbe mes journalistes et que les objectifs de mon émission sont clairs. Cest là où elle a rebondi pour me dire que maintenant, elle savait de quel genre étaient mes objectifs. Je nai pas aimé la menace et jai raccroché.
Après linterdiction de 96, vous vous voyez revenir une troisième fois à la chaîne ?
Jamais deux sans trois comme on dit (rires). Je suis sereine, en cohérence avec moi-même et bien dans ma peau. Je laisse la réponse à cette question aux jours à venir. |
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