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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

TVM : El Moudden sur le départ ?

Le changement serait "imminent"
Les jours de Mohamed El Moudden, directeur de la division de l'information à la télévision marocaine (depuis plusieurs années), sont-ils comptés ? C'est en tous cas ce qu'ont laissé entendre plusieurs rumeurs rapportées en fin de semaine par quelques quotidiens. Selon ces derniers, El Moudden aurait même présenté sa démission et Ali Bouzerda, actuel directeur du bureau d'Abu Dhabi au Maroc, donné pour remplaçant d'El Moudden. En réalité, rien de tout cela ou presque. Il n'y a jamais eu de démission. À jeudi soir du moins, Fayçal Laraichi n'avait toujours pas reçu la démission qu'El Moudden n'avait toujours pas rédigée. La part de vérité ? La grogne de Laraichi après qu'El Moudden ait lu en réunion des rédacteurs en chef un PV d'un comité de direction récent. Un document strictement confidentiel selon la direction de la chaîne. "En plus, affirme ce
responsable, il ne contenait rien de bouleversant. Une simple évaluation de la couverture de la RTM de la CAN 2004 et du tremblement de terre d'Al Hoceima".
Depuis un certain moment, des bruits de couloirs donnent El Moudden partant. Ce qui expliquerait selon certains observateurs, la réaction défensive d'El Moudden visant à mobiliser les troupes contre l'actuelle équipe dirigeante. Un peu dans la lignée de la réaction des producteurs anonymes à travers leur fameux rapport. Laraichi reste très correct pour affirmer "que le changement est global et imminent". A-t-il déjà une idée du successeur d'El Moudden ? Là aussi, obligation de réserve. "Je ne peux rien affirmer tant que rien n'est ficelé, tout sera annoncé en son temps".


Benabdellah : Le ministre par qui la polémique arrive

Polémique médiatique
post-Al Hoceima (Photo AFP)
Nabil Benabdellah a trouvé la bonne formule pour commenter "ce qui lui arrive". "Bayane Al Yaoum a fait de l'excès, tout comme la presse qui s'est soulevée contre moi", a-t-il répondu à nos confrères d'Al Ayam. Rappel des faits. Au lendemain du tremblement de terre d'Al Hoceima, plusieurs journaux dont Aujourd'hui le Maroc, Libération et Al Ahdat Al Maghribia publient des critiques de l'action gouvernementale, de la stratégie de communication du porte-parole du gouvernement et de la couverture des deux chaînes. Avec du professionnalisme pour les uns, et de l'amateurisme doublé d'une certaine mauvaise foi pour les autres. Rien que de très banal, somme toute.
Rebondissement quand un journaliste de Bayane Al Yaoum, organe du PPS en arabe, prend sur lui la défense du camarade Nabil en attaquant frontalement les 3 journaux cités plus haut, ainsi que leurs responsables, en des termes injurieux. La réplique sera du même niveau. Lundi, le bureau politique du PPS rajoute une couche en affirmant dans son communiqué hebdomadaire "son soutien à Benabdellah (…) les actions de certains journaux menacent les projets démocratiques du pays". Jeudi, la polémique n'avait toujours pas cessé, les hostilités non plus. À suivre.


IAM : Le dérapage de trop

Le spot de la dernière publicité de Maroc Telecom a laissé peu de gens indifférents. Dans un film mal doublé, on voit un Hercule qui s'appelle en fait Jawal en train de donner une sacrée raclée à son rival (devinez lequel). Les termes utilisés sont à la limite du vulgaire, et les insinuations contre l'opérateur privé Meditelecom manquent affreusement de tact. Dans son communiqué, publié en pleine page dans presque toute la presse, le deuxième opérateur se dit navré du dernier spot et se défend plutôt honorablement. En fait, selon un publicitaire, il n'existe pas de texte qui interdise la publicité comparée, ce qui permet à certains annonceurs et publicitaires d'aller très (trop ?) loin dans l'insinuation. Résultat, les annonceurs l'admettent et les annonceurs ne se font pas de cadeau (cas des lessives). De ce duel, Méditel semble sortir gagnant. Au populisme de Maroc Telecom, Méditel oppose un communiqué austère, dans lequel elle appelle Maroc Telecom "Ittissalat Al Maghrib" (appréciez la nuance vieux jeu), prend la défense de ses clients et joue le rôle de la victime polie, celle qui gêne un opérateur qui, malgré une position de monopole, verse dans l'insulte.

 
 
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