ADFM : Halte au harcèlement !
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Les militantes n'en démordront
pas comme ça !
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| Samedi 13 mars. 17 heures. Elles sont près de dix jeunes femmes à manifester leur mécontentement sur lavenue Mohammed V à Rabat. En silence et maquillées, elles mettent en scène la soumission de la femme dans la rue. Une manière, sans doute, de marquer les esprits. À linstar de "Ni putes ni soumises", les jeunes de lAssociation démocratique des femmes du Maroc (ADFM) militent contre le harcèlement sexuel dans la rue. Sur leurs pancartes, le message est clair : "Respectez-vous, respectez-nous / Tous pour une relation de tolérance entre la femme et lhomme". Exprimant son ras-le-bol, Fadoua Marhoub résume le propos : "Nous ne |
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| voulons plus être draguées, suivies et harcelées dans la rue. Le but de notre action est de fédérer les citoyens autour de ce combat". Alors elles défilent, distribuent des tracts et arrêtent les passants pour un court débat sur la liberté des femmes à disposer de lespace public. Non sans mal, le débat est lancé et les positions ne manquent pas de choquer : "Si les femmes veulent être respectés, elles nont quà shabiller plus décemment", affirme un passant. Plus loin, dans un café, un client ajoute : "Nous vivons dans un pays musulman. Les femmes nont rien à faire dans la rue" ou encore "Vous devriez plutôt manifester pour le port du voile". "La difficulté au Maroc, dit Hafida Bensaleh, membre du bureau de lADFM, cest la prédominance de lislam dans notre société, nous sommes sans cesse confrontés à ce genre de réflexions". Leur combat, elles le savent, nest pas gagné, mais "nous nen démordrons pas", ajoute Fadoua Marhoub. "Nous serons là toutes les deux semaines pour faire valoir nos droits et ceux de toutes les femmes". |
France : Un manifeste pour une laïcité vivante
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Soheib Bencheikh, le mufti
de Marseille (Photo AFP)
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Près de 300 personnes se réclamant de culture musulmane, dont le mufti de Marseille, Soheib Bencheikh, viennent de signer un manifeste contre la misogynie, l'antisémitisme, l'homophobie et l'islam politique. Ils militent pour "retrouver une laïcité vivante".
Dans un premier point, intitulé "L'égalité des sexes, un préalable à toute démocratie", ces personnes dénoncent l'oppression dont sont victimes les femmes soumises aux codes de statut personnel, comme en Algérie ou même en France par le biais des conventions bilatérales. C'est pourquoi, quelle que soit la position de chacun d'entre eux sur la loi contre le voile, ils s'opposent à son port à l'école, "il y a bien, derrière ce prétendu 'choix' dont se réclament un certain nombre de filles voilées, une volonté de promouvoir une société politique islamiste, s'appuyant sur une idéologie militante active sur le terrain et affichant des valeurs dont nous ne voulons pas". Ils demandent ensuite l'arrêt de l'homophobie car "pour les islamistes - comme pour tous les machistes et intégristes -, 'être un homme' veut dire avoir le pouvoir sur les femmes, y compris le pouvoir sexuel (
). Nous considérons que la reconnaissance de l'existence de l'homosexualité et la liberté |
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| pour les homosexuels de mener leur vie comme ils l'entendent est un indéniable progrès : à partir du moment où un individu ne contrevient pas aux lois qui protègent les mineurs, les choix sexuels de chacun concernent chacun et en aucun cas l'État". Après cet énoncé sans ambiguïté, le manifeste condamne avec la même vigueur et la même clarté les affirmations antisémites dont "sont porteurs des discours proférés ces derniers temps au nom de l'islam". Ainsi, comme les femmes "impudiques" et les homosexuels, les juifs seraient à abattre. Or, les signataires rappellent qu'ils voient là une instrumentalisation pernicieuse du conflit israélo-palestinien par des mouvements intégristes au profit de l'antisémitisme le plus inquiétant. Ce qu'ils veulent, c'est retrouver la force d'une laïcité vivante, c'est-à-dire une action politique au quotidien pour faire avancer les droits des Français issus de l'immigration et revendiquer les acquis pour lesquels se sont souvent battus leurs pères et leurs mères. Ceux qui se reconnaîtraient dans l'esprit de ce manifeste peuvent le signer sur : pcmha@noos.fr ou appeler le (00 33) 6 81 60 65 43 |
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