Terroristes : Maroc connexion
Reportage, Laâyoune-Tindouf : Regards croisés
Politique : Le PJD prépare l'après-Khatib
Enfants en prison : Cas de force mineurs
Religion : Les derniers laïcs arabes
Coupe du monde 2010 : Le Maroc favori ?
Reportage : Au bar de lalla Malika
Patrimoine : Un musée très discret
Manar l'Anar
Économie
Problématique économique
N° 119
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Bonne nouvelle
Société anonyme : L’amendement de la survie


La loi sur la société anonyme (SA) devrait connaître un changement dans le sens de l’allégement de son contenu. Le texte entré en vigueur en 2000 doit son actuelle sévérité au contexte dans lequel il a été adopté : la vaste réforme législative du droit des affaires et des marchés financiers abordée en 1993. À l’époque, soucieux de sécuriser l’investissement étranger et l’épargne publique, le législateur avait reproduit la loi française. Depuis, il ne restait aux opérateurs que l’espoir d’un amendement. Un texte actuellement au secrétariat général du gouvernement supprime la double publicité et la déclaration de conformité, formalités obligatoires lors de la constitution. Le texte dissocie surtout entre les fonctions de président et de directeur général, confortant le premier dans son rôle stratégique et le second comme la cheville ouvrière de la structure. La confusion des fonctions - un seul article pour les deux - a eu pour effet une chute drastique des créations de SA au profit de la SARL, forme moins mobilisante de l’épargne. Avec l’amendement, les opérateurs, qui se prononçaient lors d’une réunion à la CGEM, promettent une reprise des créations de SA.



Mauvaise nouvelle
Balnéaire : Taghazout à zéro


Voilà qui va alimenter la polémique sur la manie des pouvoirs publics de passer outre la procédure d’appel d’offres dans l’octroi de marchés publics sous couvert de l’intérêt national. La station balnéaire de Taghazout représente 20% des objectifs lits de la vision 2010 du tourisme, soit 24.000 lits. Bien plus que cela, Taghazout devait servir d’étendard pour la commercialisation des cinq autres stations du plan Azur dans de meilleures conditions, alléger la pression sur la ville d’Agadir et concurrencer la destination des Iles canaries. Dans ce contexte, la station a été octroyée de gré à gré au groupe saoudien Dallah Al Baraka, propriété d’un cheikh, Salah Kamel. Son homme de main, le docteur Azzedine Lakhouaja, vient de recevoir une sommation de la part de la direction de l’aménagement et de l’investissement (DAI), gestionnaire du plan Azur. Dallah Al Baraka n’est plus attributaire de la station de Taghazout pour non respect du cahier de charges, notamment les clauses concernant les délais. La position du groupe saoudien est d’autant plus délicate que son plus grand projet au Maroc, l'hôtel Méridien Palais des Roses à Agadir, est sous la menace d’une liquidation judiciaire pour défaut de paiement des fournisseurs.



Tourisme à Agadir : Où est le Millénium ?

À côté des déboires de la station balnéaire de Taghazout (cf. Mauvaise nouvelle ci-contre), la chaîne d’exploitation hôtelière vient de plier bagages. C’est en tout cas ce que laisse apparaître la disparition de l’enseigne de la baie du Founty. Une source hôtelière à Agadir confirme "la gestion actuelle de l’établissement par les effectifs du propriétaire des locaux". À quoi est dû ce départ subit ? Deux versions : celle invoquant la responsabilité du propriétaire veut que celui-ci n’ait pas assumé ses obligations en termes d’aménagement et de finition des locaux. La version prônant le contraire veut que le Millenium se soit désintéressé d’Agadir au profit de Marrakech, où elle a repris une unité. Cette version est la plus plausible, puisqu'elle confirme la déconvenue d’Agadir par rapport à son marché émetteur le plus important. Selon Fathia Bennis, le DG de l’ONMT, le nombre de touristes allemands a régressé de 25,37% en 2003.


Aérien, ONDA : On baisse les prix

Que reste-t-il après que l’on ait lancé des vols charters, fidélisé des tours opérateurs ? Baisser officiellement les prix des hôtels pour être en conformité avec la réalité ? Probablement, mais ce n’est pas encore le cas. Grignoter sur les frais qui, mine de rien, augmentent le coût de la destination ? Assurément et c’est ce que vient de concéder le ministre de l’Équipement, Karim Ghellab, au sujet de la facture de l’ONDA, le gestionnaire des aéroports du Maroc. Selon le ministre, les services de handling au Maroc sont plus chers de 15% par rapport à des destinations similaires. L’Office vient de recevoir instruction pour revoir la grille tarifaire en instaurant des primes de rendement aux TO et aux compagnies aériennes les plus fidèles. Le but étant d’arriver à un équilibre prestation/prix qui soit attractif.


Notation pays : Le Maroc de "stable" à "positif"

L'agence de notation internationale Standard & Poor’s (S&P), dans le cadre de ses prévisions à moyen terme, vient de relever la note du Maroc de "stable" à "positive". Cette note reflète, selon les critères de l’agence, une certaine capacité du royaume à faire face à ses engagements internationaux. Parmi les points mis en exergue par l’agence, l’augmentation des réserves en devises, celles-ci couvrant désormais l’équivalent de 11 mois d’importations. Résultat à mettre à l’actif de l’augmentation du produit de l’investissement direct étranger, fruit de la privatisation des entreprises publiques telles que la Régie des tabacs. Parallèlement, relève avec satisfaction les analystes de S&P, les charges de la dette extérieure ont baissé de 28,09% se situant à 11,4 milliards de dirhams Parmi les points négatifs, le déficit budgétaire est jugé élevé à cause de la proportion de charges fixes non productives, telles que la masse salariale.


Prix de la viande : Le sacrifice de l’après Aïd

La filière de la viande, toutes catégories confondues, vit mal l’après fête du sacrifice. En tout cas, le cru du premier trimestre 2004 est loin de faire l’affaire des professionnels. Le bulletin mensuel du Crédit agricole analyse la chute des cours de la viande ovine comme "dépassant le schéma classique qu’enregistre le marché après la fête". Moins exceptionnelle, en revanche, est la baisse des prix de la viande blanche. En janvier dernier, les professionnels se targuaient d’une hausse des cours de 13%. Aujourd’hui, le poulet se vend à moins de 10 DH le kilo, "le coût moyen de la production", estime la fédération sectorielle FISA. Selon le type de poulet (industriel ou de chair), la baisse des cours oscille de 7 à 23%. Ceci alors que les coûts de fabrication, notamment les aliments composés, se sont appréciés de 15 centimes par kilo.


Pêche : La crise due au poulpe

Confirmation. Les résultats de la pêche artisanale et côtière ont enregistré durant l’année 2003 une double baisse des débarquements et de leur valeur. Selon la note de conjoncture annuelle de l’Office national des pêches (ONP), le poisson débarqué dans les ports en 2003 est en régression par rapport à 2002 de 3% en volume et de 14% en valeur. Comme la pêche hauturière, la crise du poulpe, dont les ventes ont régressé de 650 millions de dirhams, est à l’origine de la tendance négative. La baisse aurait pu être plus dramatique pour la filière si ce n’est le bon comportement des autres espèces de poissons comme le poisson blanc (+126 MDH), le poisson pélagique (+ 30 MDH) et les crustacés et coquillages (+19 MDH). Reste que la tendance enregistrée durant la dernière décennie (1994-2003) s’inscrit globalement en hausse, font observer les analystes de l’ONP.


 
J. Manuel Puente


José Manuel Puente vient d’être nommé à la tête de Jacob Delafon Maroc. Auparavant, il occupait le même poste de supervision du marché espagnol. Côté matière grise, Puente est un ingénieur électricien. Côté terrain, il est céramiste formé à l’ENSCI-Paris. Il est donc porteur du double profil cher aux industries, à savoir stratège et homme de terrain. Sa carrière a démarré en 1973 au sein du groupe Lafarge en tant que responsable de production. Plus
de dix ans après, il assumera des responsabilités au sein du service maintenance du Centre hospitalier général de la Rochelle. En 1991, il pose pied chez Jacob Delafon, au sein du groupe Kohler. Nommé directeur d’usine à Saragosse, il devient directeur général de Jacob Delafon en Espagne et finit par s’adjuger la direction des opérations du groupe Kohler en Europe. Sa venue au Maroc coïncide avec une montée en force du céramiste sur le marché. Certifié ISO 9001 version 2000, Jacob Delafon vient de lancer une gamme de sanitaire destiné au marché émergent du logement collectif. Pour la petite histoire, Puente est à l’origine de cette gamme nommée Escale. Il devra en assurer le suivi au Maroc.


Dernière nouvelle
Chômage au féminin : La parité ou presque


L'emploi est de plus en plus facile d’accès à la femme dans le monde. C’est ce que fait observer la dernière livraison du Bureau international du travail (BIT). En 2003, 1,1 milliard des 2,8 milliards ouvriers du monde, soit 40%, étaient des femmes. Elles ont bénéficié de 200 millions d’emplois, mais sans s’affranchir des barrières socioéconomiques. Et là, difficile de dresser des statistiques.

 
 
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