Vérité et justice : Figuig pour escale
Après Tazmamart, Qelaât M'gouna, Agdz, Paris, une nouvelle caravane du Forum vérité et justice (FVJ) ira à Figuig le week-end du 2 au 4 avril. Ils y organisent un sit-in pour le 31e anniversaire de l'enlèvement de Belkacen Ouezzane. Et ce, en collaboration avec toutes les sections locales des partis, des syndicats et des associations locales. La population est également sensibilisée au drame qu'ont vécu de nombreuses familles à l'instar des Ouezzane, en cette terrible année 1973. Se trame alors le complot de Dar Bouazza, organisé par la branche armée de l'UNFP, qui, forte de "l'option révolutionnaire", vise à renverser le régime. Les deux frères Ouezzane, suspectés d'être partie prenante sont alors arrêtés et présentés devant une juridiction militaire. Qui les acquitte. Comment dès lors expliquer leur enlèvement, devant la prison centrale de Kénitra, le jour de leur sortie ? Si l'un des frères est finalement relâché, après plusieurs années de détention dans un bagne secret, la famille ignore toujours ce qu'il est advenu de Belkacen. 31 ans après. Plusieurs détenus du bagne d'Agdz confirment sa présence à leurs côtés, avant d'ajouter qu'il y serait mort. Si tel est le cas, la famille entend qu'on lui rende la dépouille de son fils et que l'Etat reconnaisse son crime.
Les inscriptions se font au : 022 48 70 35 |
Équité et réconciliation : Étude de cas
| Ce week-end, l'expérience marocaine d'une commission vérité va être passée au peigne fin par la FIDH et tous les militants des droits de l'homme au Maroc. L'AMDH, l'OMDH et le FVJ ainsi que le Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ, qui fournit une expertise scientifique) organisent un séminaire pour réfléchir aux meilleurs moyens de mener à bien cette recherche de vérité, de réparation et de réconciliation. En tenant compte des expériences passées, bien sûr, mais en prenant également en considération "les acquis et les lacunes des antécédents marocains que sont le CCDH et la commission d'arbitrage". Tous vont s'atteler à clarifier des notions-clé, comme celle des violations graves des droits de lhomme et des victimes à prendre en compte ; les critères et les formes de réparation. Les relations entre responsabilité, amnistie et impunité. Mais aussi s'interroger sur la méthodologie de travail propre à ce type de commission et le rôle spécifique dévolu aux ONG. Un travail salutaire, alors que les statuts de l'Instance équité et réconciliation (IER) ne sont toujours pas parus au bulletin officiel. |
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