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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

À mohammédia : Incendies criminels ?

Mohammedia, paisible cité balnéaire, traverse des jours difficiles. En l’espace d’un mois, pas moins de quatre véhicules ont été incendiés. Ces actes "gratuits et sans objectif défini", explique un des enquêteurs sur le dossier, rappellent étrangement les fameuses sorties punitives des barbus. Le cas de Hicham Meliani est significatif. Garée à l’intérieur de sa villa, sa voiture a été "piégée" (elle a explosé de l’intérieur) par des inconnus vers 7 heures 45 du matin. Les gendarmes, dont l’antenne est mitoyenne du lieu, étaient les premiers sur les lieux et se sont dits surpris que des vandales aient agi si près d’eux. Une demi-heure plus tard, les enquêteurs de la police ont discrètement évoqué devant la victime qu’ils scrutaient la piste terroriste. Ils lui révéleront que c’était le 4e cas enregistré dans le quartier. Pour le moment, aucun mobile n’est avancé, mais il semble, selon un des enquêteurs que les victimes avaient en commun leur nationalité française et l’état presque neuf de leur véhicule. En tout cas, "aucune expertise ni aucun prélèvement d’empreinte n’ont été effectués sur la carcasse calcinée du véhicule", explique Meliani. Ce qui laisse entendre que les enquêteurs ne sont pas convaincus de la piste terroriste. À suivre.


CIH : Prochaine riposte des cadres

Quelle issue pour le dossier du CIH ? Poursuites ou pas et contre qui ? Le report du dossier à une date ultérieure par la Cour spéciale de justice ne semble pas plaire aux cadres de l’établissement bancaire. Dans le doute sur leur sort, ces derniers, via leur association, se préparent à toutes les éventualités. Au mieux, l’association assurera les frais de défense des cadres poursuivis, au pire, les cadres produiront un rapport qui dément les thèses de mauvaise gestion et de détournements consacrées par les livraisons de la commission d’enquête parlementaire, l’Inspection Générale des Finances (IGF) et la police judiciaire. Le rapport des cadres se veut une riposte dans la mesure où "il donne une lecture différente" du naufrage de la banque. Sur près de 250 pages hors annexes, les cadres de la banque y donnent leur version des faits. La sortie du document n’est pas encore acquise. "Elle dépend de l’attitude de la justice envers les cadres", explique l’un d’eux.

 
 
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