L'histoire trouble du journal du Palais
Politique : Benseddik sacrifie son second
Moudawana : Les adoul s'agitent
Terrorisme : Al Qaïda au Sahara ?
Diplomatie : Quand les Européens nous draguent
Télévision : 2M fait son show
L'exode rural au scanner
Manar l'Anar
Économie
Problématique économique
N° 121
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Bonne nouvelle
Guichet unique : On s’attaque aux autorisations


Dans le milieu des affaires, l’efficacité présumée des Centres régionaux d’investissement (CRI) fait sourire, tant les vraies entraves à l’investissement sont ailleurs. À titre d’exemple, la super prérogative donnée à l’autorité locale d’autoriser ou non l’exercice d’une activité sans avoir à justifier sa décision. À en croire Sajid, le maire de Casablanca, qui s’exprimait lors d’un débat organisé par la Chambre américaine de commerce, la problématique des autorisations administratives ne serait qu’une question de temps. L’ensemble des titres délivrés par l’administration serait prochainement centralisé dans un seul local, qui plus est serait attenant au siège du CRI de la ville. La nouvelle structure fonctionnerait à la manière d’une centrale des services extérieurs des départements qui interviennent dans l’acte d’investir. Dans son intervention, Sajid a demandé aux opérateurs de la métropole de se grouper en associations pour soumettre leurs doléances à l’autorité. Des problèmes de saturation des voies, de difficultés de parking et autres ont été ainsi résolus. Seule fausse note du discours, la réalisation de la nouvelle centrale est confiée à des fonctionnaires de la mairie.



Mauvaise nouvelle
AMO : Le remboursement piétine


Si la divergence persiste, l’AMO, le fameux système de couverture médicale généralisée, risque de tourner court. Le dernier round de discussion entre le ministère de la Santé et les centrales pharmaceutiques au sujet de la liste des médicaments remboursables a été marqué par un profond différend. Si le principe du remboursement intégral est admis pour les traitements de pathologies lourdes telles que le cancer et le diabète, il en est autrement pour des milliers d’autres produits. Les professionnels défendent la nécessité d’intégrer ces médicaments dans le circuit de la couverture médicale de base du fait de leur grande consommation. Tandis que le ministère s’en tient à la stricte nécessité médicale pour évaluer leur admission. À rappeler que l’AMO, qui devrait entrer en vigueur, selon la promesse de la Primature, en janvier 2005, prévoit de généraliser la couverture médicale à tous les salariés des secteurs productifs. Par voie de solidarité, elle profiterait aussi aux indigents en instaurant un fonds, le RAMED. Les critères de sélection de ces indigents restent à définir. En tout cas, le recensement devrait se poursuivre jusqu’en 2008, c’est dire la difficulté de la tâche. Prochaine réunion le 9 avril.



Catastrophes naturelles : Peut-on les assurer ?

Y'a-t-il un moyen pour couvrir le risque de catastrophe naturelle ? C’est la question à laquelle tenteront de répondre des séminaristes conviés, du 4 au 7 avril, par la Société centrale de réassurances, l’organisation africaine d’assurances et la CNUCED. Lors d’un point de presse, le cahier des charges des conférenciers a été ainsi décrit : "Il s’agira de poser les jalons de la réflexion qui conduira peut-être à la mise en place d’un système national de couverture de pareils risques". L’État français couvre l’indemnisation des victimes lorsque les dégâts atteignent des proportions importantes. Cependant, a insisté Bakkoury, il n’existe pas dans le monde un modèle prêt à la reproduction. À titre d’exemple, le terrorisme est un risque qu’aucun assureur mondial, ni même les États, ne veulent couvrir. En revanche, les séismes, les inondations, les incendies sont du domaine de l’assurable.


Poulpe : Que veut Rhafès ?

Taïeb Rhafès, le ministre des Pêches maritimes continue sur sa lancée en provoquant encore une fois le tollé des opérateurs du secteur. On se rappelle qu’à la suite du conflit sur le poulpe, le Premier ministre, Driss Jettou, avait carrément retiré le dossier à Rhafès en instituant des commissions de travail. Ces commissions viennent de rendre leur copie. Le topo ne prête guère à l’optimisme. Les fonds marins ont été quasiment ratissés de leurs céphalopodes. Taïeb Rhafès a tenté de reprendre le dossier, mais il s’est heurté encore un fois à la colère des professionnels qui voient dans les mesures prises, quota par bateau et par puissance, une manière de faire porter le chapeau aux ouvriers du secteur en les sacrifiant sur l’autel de la réduction des effectifs. Le syndicat des marins pêcheurs promet un débrayage. Rappelons que le dernier, tenu le jour de la fête du sacrifice, s’est achevé sur des affrontements avec les forces de l’ordre.


Télécommunications : Méditel tente la bourse

La course à l’innovation entre les deux opérateurs de téléphonie mobile tournera-t-elle à une course à la citoyenneté ? Méditel pourrait lever des fonds sur le marché financier pour financer son programme d’investissement pour l’année 2005. L’idée a été avancée par Saâd Bendidi, l’administrateur pro Finance.com dans le tour de table de Méditel. C’était lors de la présentation des résultats de BMCE Bank. La levée de fonds pourrait enfin se traduire par une introduction d’une partie du capital en bourse. En fait, l’idée fait son chemin depuis plusieurs mois. Cependant, ni le montant, ni les conditions de la cotation n’ont encore été fixés. Il faut pour cela attendre "le prochain conseil d’administration", confie une source proche de Bendidi.


ONA : L’endettement réduit en 2003

Le premier holding industriel du royaume, l’ONA, a réalisé une année 2003 globalement positive. Le chiffre d’affaires du groupe toutes activités confondues s’est apprécié de 5,8% par rapport à 2002 en se situant à 21 milliards de dirhams. Les mines figurent, pour la troisième année consécutive, parmi les secteurs les moins productifs du groupe. Ainsi, le chiffre d’affaires du secteur a baissé de 4,2% par rapport à l’année précédente. L’endettement net consolidé comparable du groupe est passé de 3,057 milliards de DH en 2002 à 265,1 millions de DH, soit une baisse de 91,3%. Ce serait l’une des conséquences de la fameuse opération de rotation SNI- ONA-Siger/Ergis défendue par Bassim Jaï Hokimi, le président de l’ONA, en septembre 2003. Pour ce qui est du dividende, il sera de 25 DH par action, en hausse de 13,6% par rapport à l’exercice précédent.


Marché agricole : Main basse de la Chine

Le soja, le blé, le coton, l’acier, ces produits ont la Chine en commun. Plus précisément, les commandes passées par le dragon d’Asie sur le marché international ont fini par déstabiliser l’offre. Naturellement, les prix ont connu une hausse allant de 11% pour le blé, à près de 40% pour le soja. La hausse a commencé à se faire sentir en avril 2003 et s’est accentuée depuis juillet de la même année. Au Maroc, la réaction des industriels est mitigée. Certains ruminent leur perte en attendant des jours meilleurs, tandis que d’autres, les huiles et l’acier, ont ajusté leur prix de vente en fonction des charges nouvellement supportées. La perturbation du marché international devrait se poursuivre pour une année encore, prévient une note de la Banque mondiale.


 
El Hadi Chaibanou


El Hadi Chaibanou quittera-t-il la direction du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) ? L’intéressé a démenti l’information, le conseil d’administration du 23 mars l’ayant confirmé à son poste et, pourtant, les rumeurs relayées par la presse continuent d’insister sur son éviction de la direction du GPBM. Pourquoi tant d’intérêt ? Deux raisons : la première est que le GPBM traîne derrière lui une réputation de brutalité contre ses
directeurs. Le 20 juin 1997, le prédécesseur de Chaibanou, Azzedine Berrada, avait découvert dans la presse sa lettre de licenciement signée de la main du tout nouveau président du GPBM, Othman Benjelloun. La deuxième raison est que le principal soutien de Chaibanou au GPBM, son président Othman Benjelloun, traverse une mauvaise passe. Non seulement on lui enlève le Matin, mais, à en croire Al Ayam, il serait entrain d'être écarté de toutes les institutions "qui comptent" (Fondation mohammed V, université Al Akhawayne…). Privé de soutien, et contrairement à Berrada, Chaibanou pourrait passer à la trappe sans tambour ni fanfare. En tout cas, il a déjà réalisé l’exploit d’être quasi absent de la place publique malgré une fonction et des responsabilités qui le placent au devant de la scène.


Dernière nouvelle
Tourisme : Reprise en février


Les statistiques du ministère du Tourisme concernant la fréquentation des hôtels classés à fin février 2004 font ressortir une hausse des nuitées de l’ordre de 11%. Le taux d’occupation des mêmes établissements, s’est apprécié de 37%. La France demeure le principal marché émetteur, avec 38% de part suivie par le marché intérieur. La part de ce dernier est appelée à croître en intégrant les retombées de Kounouz Biladi 3.

 
 
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