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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

RSF : Et les cybercenseurs sont …

Comme chaque année, plusieurs pays francophones comme la France, la Belgique et le Sénégal célèbrent la fête de l’Internet du 29 mars au 4 avril. Reporters sans frontières aussi, mais à sa manière. L’organisation de défense de la liberté d’expression décerne, comme dans les festivals, "les trophées de la répression sur Internet".
Palme d’or cette année, la Chine avec 60 cyberdissidents emprisonnés, des centaines de milliers de sites
Internet filtrés et une surveillance implacable des courriers électroniques. Le premier prix de la censure revient, lui, à un pays arabe : l’Arabie saoudite. "Le royaume compterait, selon RSF, plus de 400.000 publications en ligne officiellement censurées". Deuxième prix décerné à un autre pays arabe, celui de la critique qui va à la Syrie où les autorités détiennent au secret deux internautes pour avoir diffusé sur le Net des informations critiques sur le régime.
Le prix du geôlier a justement été décerné au Viet-nam. Avec sept internautes emprisonnés, le Vietnam est la deuxième prison du monde pour les cyberdissidents, derrière son voisin chinois. Prix du secteur public, Cuba. Selon RSF, "le gouvernement cubain est récompensé pour sa mainmise sur le Réseau, à travers l'entreprise publique ETEC SA, et pour son contrôle absolu de l'information".
L’ONU n’échappe pas aux récompenses de RSF. L’organisation onusienne hérite du grand prix de l’hypocrisie. Entre autres, pour la place de choix accordée par l'organisation, au sein de son grand sommet de l'Internet, aux pays les plus répressifs de ce média, comme la Chine et Cuba.
Ce 29 mars, rappelle RSF, 72 cyberdissidents le passeront derrière les barreaux pour avoir publié sur le réseau des textes critiques envers leurs gouvernements.


L'autre 8 mars : Pour ne pas oublier

Bagdad, 8 mars 2003. Ce jour-là, rappelez-vous, les forces US en Irak tirent en direction de l’hôtel Palestine, qui héberge les journalistes qui couvrent le conflit. Tareq Ayyoub, journaliste d’Al Jazeera y laissera la vie et aujourd’hui, d'autres sont morts ou disparus. Cette année, la Fédération internationale des journalistes appelle à la signature d’une pétition adressée au secrétaire américain à la défense Donald Rumsfeld, réclamant la vérité sur la mort ou la disparition de dizaines de journalistes sur le sol irakien.

 
 
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