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N° 121
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Attentats de Madrid : Le jeu dangereux d’Aznar

José Maria Aznar (Photo AFP)
Le 18 mars dernier, José Maria Aznar élaborait sa défense et accusait ses services secrets de l’avoir induit en erreur, en lui délivrant des notes impliquant l’ETA. "Elles étaient d’une extrême prudence et ne privilégiaient absolument pas la piste de l’ETA. Or Aznar a choisi les deux notes qui l’arrangeaient", déclare ce fonctionnaire du ministère de la Défense (Nouvel Observateur, du 25 au 31 mars). Mais un autre mystère réside, comme le raconte un enquêteur : "Aucun chantier utilisant cet explosif n’a alerté les autorités sur la disparition d’un gramme de Goma 2 Eco en plus de 20 ans", explosif soit disant dérobé par les terroristes. D’où une rumeur effrayante "mais pas totalement impossible", selon un policier qui a enquêté à Alcala de Henares, celle d’une "opération secrète d’infiltration de réseaux terroristes par nos services qui aurait mal tourné (…) C’est très classique. Tous les services de renseignements, comme le fait la DEA aux États-Unis, vendent des armes ou des
explosifs à des filières terroristes pour remonter le plus haut possible"… Un scénario catastrophe des plus machiavéliques involontairement livré en pâture par l’accusé, qui s’est par ailleurs attelé à un droit de réponse dans la presse internationale (Wall Street Journal, puis traduit dans Le Monde du 31 mars) - fait rarissime de la part d’un Premier ministre en poste - où il écrit vertement : "Je ne suis pas non plus un lâche et j’essaie toujours de me défendre du dénigrement injustifié", sans oublier de jeter la pierre à son successeur : "Ce n’est pas le moment de songer au retrait des troupes. Surtout à l’instant même où, par leur message de mort et de destruction, les terroristes exigent notre reddition".


Auditions : Feu pour Rice, Bush et Cheney

C'est officiel, la conseillère de la Maison Blanche accepte, après autorisation de son président qui s’y opposait jusqu’alors, de témoigner publiquement lors des auditions de la commission d’enquête sur le 11 septembre. La date n’est pas encore fixée alors que George W. Bush et son vice-président, Richard Cheney, donnaient leur feu vert, le 30 mars, pour comparaître mais "à huis clos". Volte-face électoral ou témoignage-vérité pour un président jusqu'alors désavoué par ses pairs (cf. TelQuel n°120) ?

 
 
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