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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Il balise le terrain pour Harchi : Laânigri en visite à Madrid

(Photo AFP)
Hamidou Laânigri, directeur de la DGSN, s’est envolé jeudi à Madrid pour rencontrer les responsables de la sécurité espagnole. Dans ses "bagages", le général a emporté Ahmed Harari, qui lui a succédé à la tête de la DST depuis l’été 2003. D’après des sources concordantes, les deux responsables marocains sont à Madrid pour préparer la visite d’un troisième haut responsable, Ahmed Harchi le patron de la DGED (Direction générale des études et de la documentation, dédiée au contre-espionnage hors des frontières marocaines). La présence massive des sécuritaires marocains en Espagne couronne une longue suite d’"échanges" entre les équipes d’enquêteurs des
deux pays. Et renforce la théorie d’une "moroccan connection" pour expliquer les attentats qui ont endeuillé Madrid le 11 mars dernier.


De sa retraite à Cannes : Youssoufi prépare son retour

(Photo AFP)
Abderrahmane Youssoufi n’a pas coupé le cordon ombilical avec le Maroc. Depuis sa destitution de la Primature, et sa démission de l’USFP, le symbole de l’Alternance a choisi de retourner à sa terre d’exil : Cannes. Après de longues semaines de retraite absolue, Youssoufi, qui suit de loin l’évolution des affaires de l’USFP, a repris son bâton de pèlerin pour multiplier les allers et retours à destination du Maroc, où il retrouve son domicile casablancais. Le dernier voyage-éclair remonte à trois semaines. Dans son entourage, on lui prête plusieurs rencontres avec des dirigeants de l’USFP, mais, nous spécifie-t-on, "à titre strictement personnel". Le timing choisi
pour ces visites amicales, au moment où le parti prépare son 7e congrès, soulève toutefois des questions.


Ses jours sont comptés : A. Ibrahim emportera ses secrets

Tous ceux qui affluent vers sa maison du quartier Palmier, à Casablanca, le confirment : Abdellah Ibrahim est pratiquement sur son lit de mort. Le vieux leader, 85 ans, ne sort plus. "L’autre jour, en me parlant, Si Abdellah n’arrivait plus à se souvenir du nom de l’un de ses compagnons : Mehdi Ben Barka !", raconte, ému, l’un de ses visiteurs. A. Ibrahim, qui a conduit l’un des premiers gouvernements du Maroc indépendant (1958-1960), est théoriquement le président de l’UNFP, qui n’existe plus que par le nom, depuis la création en 1976 de l’USFP. Mais l’homme a toujours refusé de s’ouvrir aux médias concernant son passé. Dommage pour l’histoire si mouvementée de la politique dans ce pays.


Parlement : Et la loi sur les partis ?

(Photo AFP)
Le parlement entame, vendredi prochain, sa session du printemps. Le menu de la session à venir devra comporter, obligatoirement, un point évoqué en fin de semaine par le dernier conseil de gouvernement : l’adoption d’un projet de loi sur "l’urbanisme et la criminalisation de l’habitat insalubre". Le texte, et bientôt la loi, sont directement inspirés du dernier discours royal à la suite du séisme d’Al Hoceima. Dans les coulisses parlementaires, on évoque aussi la possibilité de sortir un vieux projet des tiroirs : la loi sur les partis. "C’est le moment ou jamais, nous indique une source parlementaire. Beaucoup de nouveaux partis ont déposé leur candidature et
fonctionnent, en attendant la promulgation d’un projet de loi, pratiquement dans la clandestinité". Bien qu’aucune information officielle n’ait filtré sur ce projet de loi, on peut dire que ses grandes lignes iront dans deux directions : réduire la déferlante des nouveaux partis en contrôlant au mieux leur naissance et, surtout, supprimer toute référence directe à l’islam.

 
 
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