Equité et réconciliation : Le travail commence
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Driss Benzekri (Photo AFP)
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| Publié le 10 avril 2004, le dahir n°1.04.42 portant création de l'Instance équité et réconciliation (IER) a été présenté 5 jours plus tard par son porte-parole et président, Driss Benzekri. L'objet de la conférence de presse était de présenter les statuts de cette "instance autonome", son organisation et ses objectifs. Les détails de la mise en uvre ainsi que le programme de travail n'ont pas encore été rendus publics, faute de finalisation. En revanche, D. Benzekri a affirmé que l'IER avait déjà reçu 20.000 dossiers de victimes ou de leurs familles. Ils ont été pratiquement tous pré-analysés et une base de données quasi-exhaustive a déjà été constituée sur les différentes formes de violations graves, les personnes, les lieux, les dates et les circonstances de ces exactions. "Nous allons examiner toutes ces demandes, poursuivre les investigations sur les cas non encore élucidés de disparitions forcées et établir un rapport |
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| final. Lequel rapport, couvrant la période de 1956 à 1999, devrait être remis vers avril 2005 et établir la responsabilité de l'État ou celle des individus ou des groupes politiques présumés responsables". Interrogé précisément sur la question de la collaboration des services de sécurité, de police
avec l'IER, Driss Benzekri a répondu que si des contacts avaient déjà été établis avec ces services, il s'agissait là d'une seconde étape. Outre un dédommagement financier, des programmes d'assistance médicale et sociale vont être mis en place. Précisant que les prises en charge des victimes seraient déterminées sur la base des résultats d'enquête. Autre point important : s'il a été dit que le principe de la publicité des débats avait été retenu, il a également été dit que la question du huis-clos pour les auditions n'avait pas été tranchée ! Quant aux finances de l'IER, elles restent inconnues, même si l'on sait dorénavant qu'elles proviendront du Cabinet royal. |
AMDH : Un congrès houleux
| Les quelque 2000 congressistes réunis le week-end dernier pour le 7e congrès de l'AMDH étaient appelés à valider le rapport moral et financier présenté par le comité administratif de l'association de défense des droits de l'homme. Et autant le dire tout de suite, avant d'arriver à une approbation quasi-unanime de ce rapport, les débats furent pour le moins houleux. Particulièrement sur la question amazighe, qui a opposé les différents courants politiques représentés au sein de l'AMDH. Mohamed Boukili, du comité administratif, précise : "Nous devions discuter de la "constitutionnalisation de la langue amazighe. Nous souhaitions qu'elle devienne langue nationale. |
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| Mais il y a eu dans la salle une alliance objective entre les militants d'Annahj Democrati et de la GSU, pour soutenir le mouvement amazigh et demander qu'elle soit reconnue langue officielle, contre l'avis de ceux du PADS, favorables à une langue nationale". Si finalement un consensus s'est dégagé pour traiter cette question comme une composante culturelle dans la déclaration finale du Congrès, cela n'a pas empêché les membres de l'AMDH affiliés au GSU de quitter la salle. En effet, une première liste de membres a été proposée pour constituer le prochain comité administratif, où étaient représentés tous les courants, les tendances, les sans appartenance politique, avec un quota notable de 25 % de femmes. La GSU a proposé une liste bloquée de 17 personnes, quand on lui en demandait 13 au maximum, "eu égard à leur poids au sein du Congrès", explique M. Boukili. La suite, on la connaît. Les membres affiliés GSU ont annoncé leur intention de se retirer des instances dirigeantes, tout en restant à l'association. Assiste-t-on au début d'une séparation entre humanitaire et politique au sein de l'AMDH ? Certains le pensent. |
Football : Un joueur, un sourire
| Lahcen Chtakir a 23 ans et vit depuis sa naissance dans l'Est de la France. Il revient aujourd'hui au pays natal pour une initiative très louable. Touché par la catastrophe d'Al Hoceima, il a décidé de se solidariser avec ses habitants. Avec ses petits moyens, cet animateur de quartier à Forbach (Moselle) s'est dit qu'un tournoi de foot en salle pouvait peut-être contribuer à redonner le sourire, l'espace de quelques heures, à une centaine d'enfants. Pour ce faire, il organise avec un ami, un match de gala à Metz. Et récolte alors près de 6000 euros, avec lesquels ils achètent le matériel nécessaire: 100 maillots de foot, autant de shorts, de paires de chaussettes, des ballons, des médailles
Résultat : jeudi 15 avril, 100 enfants de la région ont renoué, le temps d'un match de foot, avec "la vie normale" et les habitants ont pu applaudir leurs sourires retrouvés. Belle initiative qui méritait d'être saluée. |
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