Bonne nouvelle
Textile : LAMITH voit clair
L'AMITH fait parler delle. Cette fois, les problèmes sectoriels ne sont pas à lordre du jour, mais plutôt leurs solutions. On se souvient quen octobre dernier, une étude de repositionnement avait suggéré une série de recommandations pour mettre en harmonie la filière avec les mutations économiques du marché mondial. Eh bien, cest chose faite. Lassociation sectorielle, affiliée à la CGEM, vient daccoucher dun plan de repositionnement stratégique. Celui-ci propose dabord de développer lamont de la filière, de sorte à intégrer la fabrication de fils et de tissus ennoblis. La formation est le second axe évoqué. LAMITH entend soutenir plus de 250 entreprises dans la maîtrise de leur créativité, à travers des actions cible au niveau des salles de coupes. La gestion de la logistique, lordonnancement lancement, ainsi que la conformité aux règles sociales sont autant dautres postes que lassociation entend mettre à niveau pour ses affiliés. Par ailleurs, dans le cadre du passage dune industrie sous-traitante à une autre co-traitante, lAMITH entend mettre en place une école de mode et de création. Ainsi, la filière évoluera sur les niches à forte valeur ajoutée.
Mauvaise nouvelle
Risque terroriste : Aucune assurance possible
Les initiateurs du séminaire sur "la couverture des catastrophes naturelles" le voyaient comme une boîte à idées, un premier jet pour la collecte de la doctrine sur le sujet. Cela a été le cas. En fait, côté outil, toutes les formes de catastrophes naturelles sont ignorées par les systèmes de couverture en Afrique, a ajouté le responsable. La solution ? "Des actions doivent être mises en uvre en vue de promulguer un code relatif à ces risques. Ensuite, il faudrait mettre en place un mécanisme d'indemnisation des risques-catastrophe, sans omettre l'affectation de ressources pour un fonds d'indemnisation des victimes non assurées". Les promoteurs du système de couverture face à ce type de risque sont confiants dans sa réussite. Car, lors des catastrophes, tout le monde se sent concerné. Enfin, pour ce qui est daller plus loin dans la couverture des sinistres tel que le terrorisme, le séminaire na fait que confirmer la triste réalité. Exemple, cette affirmation de Ahmed Zinoun, administrateur délégué de la SCR : "La couverture du risque terroriste est du ressort des États, les compagnies privées ne disposant pas doutils pour le quantifier".
Handling : LONDA bat Flightcare
La Cour suprême a tranché le conflit opposant lOffice national des aéroports (ONDA) à un opérateur international, fournisseur de lassistance escales aux voyageurs, Flightcare. Finalement, lONDA pourra choisir son sous-traitant à sa guise. Laffaire remonte à fin 2003. Après la libéralisation de lactivité Handling (assistance escale aux voyageurs), lONDA lance un appel doffre international pour lentrée en jeu dun opérateur aux côtés de la RAM, exploitant historique de ce service. Côté offre, Fligfhcare devait remporter le marché haut la main. Cependant, lONDA arguant du retard dans les négociations sempresse de rouvrir le dossier. Flightcare part aussitôt devant les tribunaux pour défendre sa cause, laquelle a été finalement invalidée par la Cour suprême. Cest le groupement Tap-Globalia-Finance.com-Atlanta qui a remporté le marché.
Investissement : Bilan du fonds Hassan II
À fin mars 2004, le fonds Hassan II a accordé quelque 159 millions de dirhams daide à linvestissement. Cette somme représente 7,2 % du montant total investi durant cette période au Maroc, écrit le ministère de lIndustrie, du Commerce et des Télécommunications. Ainsi, le fonds a participé à la réalisation de 78 projets économiques dun montant total de 2,2 milliards de dirhams. Par secteur, la sous-traitance dans le secteur automobile et dans le textile concentre lessentiel de linvestissement avec respectivement 1,1 milliard de dirhams et 715 millions de dirhams. Viennent ensuite lélectronique (270 MDH), le cuir (96 MDH) et laéronautique (52 MDH). Le textile demeure le secteur le plus pourvoyeur de main duvre avec près de 10.000 emplois créés, soit 49 % du total demplois créés.
Commune : La fiscalité à la traîne
Ce nest pas faute de ressources mais de moyens que les communes sont pauvres. Cest le message qui a été adressé aux participants des journées détude sur la fiscalité locale, organisées conjointement par lagence de développement américaine et le ministère de lIntérieur. Il faut savoir que depuis que la TVA est encaissée à hauteur de 30 % (13,28 milliards de dirhams en 2002) par les communes, la situation financière de celles-ci sest nettement améliorée, mais "les besoins sont énormes et absorberaient nimporte quel budget", a lancé un des responsable de la direction des collectivités locales. À côté de la TVA, les communes vivent grâce à des impôts, tels que la taxe dédilité et la taxe urbaine, qui représentent 24 % de leurs recettes. Malheureusement, ces sommes ne sont pas recouvrées à hauteur de 64 % à cause des faibles moyens des communes.
Code du travail : Un doute levé
Le code du travail entrera en vigueur durant la première semaine de juin. Depuis sa publication en octobre dernier, cette date fatidique donne des sueurs froides aux opérateurs. Pour cause, aucune nouvelle ne filtre sur létat davancement des décrets dapplication. En février 2004, devant le silence du ministère de lEmploi, la CGEM avait tapé du poing sur la table pour signifier son mécontentement. Depuis, le conflit a été résolu en coulisses. Invité à intervenir lors dun séminaire organisé par le Bureau international du travail, le ministre de lEmploi, Mustapha El Mansouri, a rassuré en indiquant que les décrets seraient prêts à la publication pour le 7 juin. Il a aussi remis sur le tapis lindemnité pour perte demploi, un prélude pour une compensation du chômage.
ODEP : Bon cru 2003
L'ODEP, loffice gestionnaire des ports du Maroc, affiche une santé de fer. Le ministre de tutelle, Karim Ghellab, na pas manqué de le relever en présidant le conseil dadministration de linstitution. Ainsi, le chiffre daffaires réalisé en 2003 a atteint les 2,14 milliards de dirhams, soit une hausse de 3,8 % par rapport à 2002. Signe de bonne santé, la hausse du chiffre daffaires intervient dans un contexte économique marqué par une baisse du trafic global (1,5 % en volume). À quelque chose malheur est bon, la baisse enregistrée dans les cahiers de lODEP est due en partie à la baisse des importations en céréales, suite à la bonne année agricole. Par ailleurs, a insisté Ghellab, lOffice a engagé un plan dinvestissement de 2,7 milliards de dirhams jusquen 2007. Les fonds engagés, à fin 2003, se sont élevés à 768 millions de dirhams, partagés entre les infrastructures, les équipements et les études.
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Rachid Satori est le nouveau patron du Sofitel Royal Golf dEl Jadida. Lenseigne haut de gamme du groupe Accor na pas cherché loin pour manager son hôtel jdidi. Elle a puisé parmi ses ressources les plus fidèles. En effet, Satori a rejoint le groupe en 1978 au Sofitel Porte de Sèvres à Paris et ne la plus quitté depuis. Globe-trotter, il a été, de 1989 à 1994, à la tête |
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de deux Novotel, avant de retourner en France pour gérer une enseigne à Evry. Après un court passage à Tahiti, il est porté à la tête du Mansour Dahbi de Marrakech. Celui-ci nétait cependant quune étape car, dès 2002, il est appelé à la rescousse dun établissement en perte de vitesse en Égypte.
À El Jadida, il semble que Satori jouit dune qualité indéniable : sa passion pour le golf. En effet, le Royal Golf dEl Jadida a plus que jamais besoin de positionner son circuit. Létablissement doit préparer le lancement de la station balnéaire dEl Haouzia (elle fait partie du plan Azur) limitrophe. Celle-ci entend spécialiser son offre dans le tourisme sportif. Avec le Royal Golf à côté, elle a déjà un circuit professionnel à son actif et un passionné, Satori, à sa tête. |
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Dernière nouvelle
AMO La grogne des patrons
C'est un quasi-niet que vient dadresser la CGEM à la Primature sur le projet dAMO, la couverture médicale obligatoire. Le patronat conteste la répartition de sa gestion entre la CNSS pour le privé et la CNOPS pour les fonctionnaires. Autres reproches, la CGEM dénonce un conflit entre le code du travail et le projet dAMO, de même quelle considère la cohabitation entre système public et privé de prévoyance difficile.
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