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PJD : Les leçons d'un congrès
Société : Vivre après la torture
Société : Dehors... en attendant le roi
Culture : Complexes culturels : le cafouillage
Portrait : Le peintre fait son roman
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Manar l'Anar
Économie
Enquête
N° 123
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Bonne nouvelle
Textile : L’AMITH voit clair


L'AMITH fait parler d’elle. Cette fois, les problèmes sectoriels ne sont pas à l’ordre du jour, mais plutôt leurs solutions. On se souvient qu’en octobre dernier, une étude de repositionnement avait suggéré une série de recommandations pour mettre en harmonie la filière avec les mutations économiques du marché mondial. Eh bien, c’est chose faite. L’association sectorielle, affiliée à la CGEM, vient d’accoucher d’un plan de repositionnement stratégique. Celui-ci propose d’abord de développer l’amont de la filière, de sorte à intégrer la fabrication de fils et de tissus ennoblis. La formation est le second axe évoqué. L’AMITH entend soutenir plus de 250 entreprises dans la maîtrise de leur créativité, à travers des actions cible au niveau des salles de coupes. La gestion de la logistique, l’ordonnancement lancement, ainsi que la conformité aux règles sociales sont autant d’autres postes que l’association entend mettre à niveau pour ses affiliés. Par ailleurs, dans le cadre du passage d’une industrie sous-traitante à une autre co-traitante, l’AMITH entend mettre en place une école de mode et de création. Ainsi, la filière évoluera sur les niches à forte valeur ajoutée.



Mauvaise nouvelle
Risque terroriste : Aucune assurance possible


Les initiateurs du séminaire sur "la couverture des catastrophes naturelles" le voyaient comme une boîte à idées, un premier jet pour la collecte de la doctrine sur le sujet. Cela a été le cas. En fait, côté outil, toutes les formes de catastrophes naturelles sont ignorées par les systèmes de couverture en Afrique, a ajouté le responsable. La solution ? "Des actions doivent être mises en œuvre en vue de promulguer un code relatif à ces risques. Ensuite, il faudrait mettre en place un mécanisme d'indemnisation des risques-catastrophe, sans omettre l'affectation de ressources pour un fonds d'indemnisation des victimes non assurées". Les promoteurs du système de couverture face à ce type de risque sont confiants dans sa réussite. Car, lors des catastrophes, tout le monde se sent concerné. Enfin, pour ce qui est d’aller plus loin dans la couverture des sinistres tel que le terrorisme, le séminaire n’a fait que confirmer la triste réalité. Exemple, cette affirmation de Ahmed Zinoun, administrateur délégué de la SCR : "La couverture du risque terroriste est du ressort des États, les compagnies privées ne disposant pas d’outils pour le quantifier".



Handling : L’ONDA bat Flightcare

La Cour suprême a tranché le conflit opposant l’Office national des aéroports (ONDA) à un opérateur international, fournisseur de l’assistance escales aux voyageurs, Flightcare. Finalement, l’ONDA pourra choisir son sous-traitant à sa guise. L’affaire remonte à fin 2003. Après la libéralisation de l’activité Handling (assistance escale aux voyageurs), l’ONDA lance un appel d’offre international pour l’entrée en jeu d’un opérateur aux côtés de la RAM, exploitant historique de ce service. Côté offre, Fligfhcare devait remporter le marché haut la main. Cependant, l’ONDA arguant du retard dans les négociations s’empresse de rouvrir le dossier. Flightcare part aussitôt devant les tribunaux pour défendre sa cause, laquelle a été finalement invalidée par la Cour suprême. C’est le groupement Tap-Globalia-Finance.com-Atlanta qui a remporté le marché.


Investissement : Bilan du fonds Hassan II

À fin mars 2004, le fonds Hassan II a accordé quelque 159 millions de dirhams d’aide à l’investissement. Cette somme représente 7,2 % du montant total investi durant cette période au Maroc, écrit le ministère de l’Industrie, du Commerce et des Télécommunications. Ainsi, le fonds a participé à la réalisation de 78 projets économiques d’un montant total de 2,2 milliards de dirhams. Par secteur, la sous-traitance dans le secteur automobile et dans le textile concentre l’essentiel de l’investissement avec respectivement 1,1 milliard de dirhams et 715 millions de dirhams. Viennent ensuite l’électronique (270 MDH), le cuir (96 MDH) et l’aéronautique (52 MDH). Le textile demeure le secteur le plus pourvoyeur de main d’œuvre avec près de 10.000 emplois créés, soit 49 % du total d’emplois créés.


Commune : La fiscalité à la traîne

Ce n’est pas faute de ressources mais de moyens que les communes sont pauvres. C’est le message qui a été adressé aux participants des journées d’étude sur la fiscalité locale, organisées conjointement par l’agence de développement américaine et le ministère de l’Intérieur. Il faut savoir que depuis que la TVA est encaissée à hauteur de 30 % (13,28 milliards de dirhams en 2002) par les communes, la situation financière de celles-ci s’est nettement améliorée, mais "les besoins sont énormes et absorberaient n’importe quel budget", a lancé un des responsable de la direction des collectivités locales. À côté de la TVA, les communes vivent grâce à des impôts, tels que la taxe d’édilité et la taxe urbaine, qui représentent 24 % de leurs recettes. Malheureusement, ces sommes ne sont pas recouvrées à hauteur de 64 % à cause des faibles moyens des communes.


Code du travail : Un doute levé

Le code du travail entrera en vigueur durant la première semaine de juin. Depuis sa publication en octobre dernier, cette date fatidique donne des sueurs froides aux opérateurs. Pour cause, aucune nouvelle ne filtre sur l’état d’avancement des décrets d’application. En février 2004, devant le silence du ministère de l’Emploi, la CGEM avait tapé du poing sur la table pour signifier son mécontentement. Depuis, le conflit a été résolu en coulisses. Invité à intervenir lors d’un séminaire organisé par le Bureau international du travail, le ministre de l’Emploi, Mustapha El Mansouri, a rassuré en indiquant que les décrets seraient prêts à la publication pour le 7 juin. Il a aussi remis sur le tapis l’indemnité pour perte d’emploi, un prélude pour une compensation du chômage.


ODEP : Bon cru 2003

L'ODEP, l’office gestionnaire des ports du Maroc, affiche une santé de fer. Le ministre de tutelle, Karim Ghellab, n’a pas manqué de le relever en présidant le conseil d’administration de l’institution. Ainsi, le chiffre d’affaires réalisé en 2003 a atteint les 2,14 milliards de dirhams, soit une hausse de 3,8 % par rapport à 2002. Signe de bonne santé, la hausse du chiffre d’affaires intervient dans un contexte économique marqué par une baisse du trafic global (1,5 % en volume). À quelque chose malheur est bon, la baisse enregistrée dans les cahiers de l’ODEP est due en partie à la baisse des importations en céréales, suite à la bonne année agricole. Par ailleurs, a insisté Ghellab, l’Office a engagé un plan d’investissement de 2,7 milliards de dirhams jusqu’en 2007. Les fonds engagés, à fin 2003, se sont élevés à 768 millions de dirhams, partagés entre les infrastructures, les équipements et les études.


 
Rachid Satori


Rachid Satori est le nouveau patron du Sofitel Royal Golf d’El Jadida. L’enseigne haut de gamme du groupe Accor n’a pas cherché loin pour manager son hôtel jdidi. Elle a puisé parmi ses ressources les plus fidèles. En effet, Satori a rejoint le groupe en 1978 au Sofitel Porte de Sèvres à Paris et ne l’a plus quitté depuis. Globe-trotter, il a été, de 1989 à 1994, à la tête
de deux Novotel, avant de retourner en France pour gérer une enseigne à Evry. Après un court passage à Tahiti, il est porté à la tête du Mansour Dahbi de Marrakech. Celui-ci n’était cependant qu’une étape car, dès 2002, il est appelé à la rescousse d’un établissement en perte de vitesse en Égypte.
À El Jadida, il semble que Satori jouit d’une qualité indéniable : sa passion pour le golf. En effet, le Royal Golf d’El Jadida a plus que jamais besoin de positionner son circuit. L’établissement doit préparer le lancement de la station balnéaire d’El Haouzia (elle fait partie du plan Azur) limitrophe. Celle-ci entend spécialiser son offre dans le tourisme sportif. Avec le Royal Golf à côté, elle a déjà un circuit professionnel à son actif et un passionné, Satori, à sa tête.


Dernière nouvelle
AMO La grogne des patrons


C'est un quasi-niet que vient d’adresser la CGEM à la Primature sur le projet d’AMO, la couverture médicale obligatoire. Le patronat conteste la répartition de sa gestion entre la CNSS pour le privé et la CNOPS pour les fonctionnaires. Autres reproches, la CGEM dénonce un conflit entre le code du travail et le projet d’AMO, de même qu’elle considère la cohabitation entre système public et privé de prévoyance difficile.

 
 
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