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N° 124
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Quel bel exemple, M. Koffel !

Fidèle lectrice de TelQuel, épouse de Marocain, résidente au Maroc depuis 1978, j'ai été très choquée par la nouvelle de J P Koffel : Le contrat. Comment un magazine comme TelQuel peut-il publier toutes ces insanités ? Il me paraît inconscient en ces temps de xénophobie, d'écrire et de publier un tel concentré de haine. Haine pour les hommes marocains, haine pour les femmes en général - et françaises en particulier -, haine pour la société marocaine. En tant qu'auteur et étranger, M. Koffel a le devoir de respecter la société dans laquelle il vit et n'a pas le droit d'inciter à la haine raciale. Et vous, journalistes marocains, comment pouvez-vous publier de telles grossièretés à l'heure où le Maroc fait tellement d'efforts pour défendre la cause des femmes et la condition féminine ? Dans cet écrit, la vulgarité atteint son paroxysme. Est-ce cela la liberté d'expression ? Quel bel exemple de création artistique !
Cécile Lachkar

Pourquoi tant d’inepties ?

J'appréciais votre journal pour son style, son ouverture d'esprit et, de façon générale, pour la qualité de ses articles, je parle au passé... En effet, j'ai d'abord constaté avec plaisir que votre dernier numéro contenait un cadeau: "4 nouvelles inédites", dont trois d'entre elles, écrites par des auteurs marocains, font honneur à la langue française. En revanche, il n'en est rien pour J.P Koffel ! Une question s'impose : pourquoi publier à côté de nouvelles inédites un tel ramassis d'inepties, à propos de faits qui datent, car les résiliations de contrats des Fanchon (grognasse, pieuvre, gnagnagna, sangsue....) ont eu lieu en 1978 puis en 1984. J.P. Koffel a-t-il des comptes à régler avec ses compatriotes de sexe féminin, avec la société marocaine ?

Suzanne El Kouch

Chères lectrices

Contrairement à un article journalistique dont la vocation est d’informer, un texte littéraire a pour but d’interpeller. En prêtant un vocabulaire outrancier à chaque protagoniste - sans évidemment l’endosser -, l’objectif de J.P Koffel était de sonder les haines qui traversent parfois les couples. À voir la passion qui affleure dans vos réactions, il a réussi.

TelQuel



Quelle politique pétrolière ?

Il y a une multitude de manières d'analyser cette situation (cf. "La guerre des pétroliers aura-t-elle lieu ?", TelQuel n°122), mais il faut d'abord se poser la question : quel doit être l'objectif d'une politique pétrolière ? La réponse est simple. D'abord et avant tout, la sécurité de l'approvisionnement du pays, ensuite la sécurité des habitants de Mohammedia, et je pense que cela passe avant les intérêts privés. La Samir a subi deux incendies. Au lendemain du premier, le raffineur avait déclaré que c'était la dernière fois. Au lendemain du deuxième, idem. Quant à la sécurité des habitants de Mohammedia, le gouvernement a annoncé le déménagement de la raffinerie, qu’il n'est pas parvenu à obtenir. C'est quand même le gouvernement ! Sur le point de la sécurité de l'approvisionnement, c'est grâce aux distributeurs que l'approvisionnement du pays a été assuré. De tout ceci, découle la conclusion suivante : l'annulation des droits de douane n'a pas profité à des intérêts privés, comme vous le dites, mais aux consommateurs et à l'ensemble de l'économie marocaine. Ce n'est donc pas un hasard si l'économie libérale est contre les monopoles.

A. Essoufiani

Toujours le statu quo…

Le dossier sur les droits de douanes des produits pétroliers raffinés (cf. TelQuel n°122), suspendus au lendemain du premier incendie de la raffinerie de Mohammedia, est devenu une affaire de principes. Les plus brillantes têtes du monde du raffinage et de la distribution nous avaient offert une superbe joute, à laquelle la plupart des responsables concernés n’ont pas osé participer. On ressasse les mêmes phrases pour justifier les mêmes arguments : la sécurité d’approvisionnement, les produits au moindre coût, la pollution, la sécurité des habitants. D’autres lui attribuent une étiquette hautement politique et considèrent tout ce qui se dit dans la presse comme des supputations et que la solution existe et serait peut-être un amalgame de tout ce qui s’est dit. En tout état de cause, les avis du secrétariat général et du cabinet divergent, sinon la position aurait été annoncée ouvertement depuis longtemps. Le mutisme du département explique la peur des responsables de tomber dans d’interminables contradictions. Les forces d’attraction des deux positions sont peut-être égales et par conséquent s’annulent. Ce qui nous ramène, à chaque tentative de solution, vers le statu quo.

Omar El Fetouaki

 
 
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