Attac : Contre le Grand Moyen-Orient
| Installer la démocratie du Maroc au Pakistan : tel est l'ambitieux projet, baptisé par les stratèges de la Maison Blanche "Grand Moyen-Orient". Rien de moins. Comment ? Avec quel budget ?
Personne ne sait. Mais le moins que l'on puisse dire, entre le bourbier irakien, type Vietnam qui se profile en Irak, et le changement radical de politique vis-à-vis des partenaires israélo-palestiniens (cf. article p.14), c'est que dans tous les pays concernés par ce vaste projet, la côte de popularité des dirigeants américains est au plus bas. Quant à leur crédibilité
C'est sans doute ce qui a poussé l'association Attac Maroc à sortir de ses gongs et à lancer un appel au refus. Pour ses militants, le projet du Grand Moyen-Orient a pour "objectif évident de placer l'ensemble de cette région sous tutelle américaine". Et ce, pour trois raisons au moins : faciliter le contrôle de la grande majorité des ressources énergétiques mondiales par les multinationales basées aux USA ou dans les pays de la coalition ; mettre au pas les régimes qui opposent une résistance aux politiques américano-sionistes et à l'intégration de l'État d'Israël dans la région ; enfin, placer, sous couvert de lutte contre le terrorisme, toute la zone sous le contrôle militaire des forces américaines et de la coalition. Attac Maroc invite tous les citoyens, les organisations politiques, syndicales, associatives à signer leur appel. Ils peuvent le faire à l'adresse : NOTOUSGME@yahoo.fr |
Séisme : Al Hoceima, le désarroi d'un président de commune
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"Monsieur le Wali veut tout
détruire !" (Photo AFP)
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| Quelle ne fut pas la surprise des habitants du douar d'Aylan, qui, convoqués la semaine dernière par le président de la commune de Snada (également parlementaire de son état), se virent informés par le même qu'il fallait détruire leurs maisons. Ce qui ne manqua pas de susciter, comme le précisent certaines sources présentes sur place, de nombreuses interrogations de la part des sinistrés. Car, si de nombreuses maisons du douar sont largement endommagées, certains esprits tortueux n'ont pas hésité à demander à leur interlocuteur où ils allaient être relogés en attendant puisque, près de deux mois après le séisme, ils ne disposent toujours |
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| pas de tentes. Des interrogations du même acabit sont apparues concernant le stockage des produits agricoles et le parcage de leur bétail. Enfin, question embarrassante : existe-t-il des garanties concrètes pour la reconstruction de leurs maisons ? Face à tant d'insistance dans les requêtes, notre président de commune et parlementaire n'a su répondre autrement que par un "je ne sais plus. C'est monsieur le Wali qui m'a dit de les détruire", traduisant tout son désarroi. On le voit, en dépit de toutes les annonces faites à grand renfort de publicité sur les actions des autorités, il reste du boulot... au minimum en termes d'information. |
AMDH : Reconduction d'A. Amine
| La nouvelle commission administrative de l'AMDH, qui fut élue lors d'un 7ème et houleux congrès de l'association (TelQuel n°123), s'est réunie le 18 avril dernier pour élire à son tour le bureau central. Cinquante membres sur les 51 qui étaient appelés à se prononcer sur la composition de la nouvelle instance dirigeante ont élu 14 membres, dont 4 femmes. Abdelhamid Amine a été reconduit dans ses fonctions de président. Il sera désormais assisté par Ali Ammar, élu vice-président, Abdellatif Moustaghfir, secrétaire général, Abdallah Mesdad, vice-secrétaire général, Abdelkhalak Benzekri, trésorier et Abdeljalil Laroussi, vice-trésorier. Lors de cette réunion du 18 avril, la commission administrative a tenu à rappeler le succès de la tenue du 7ème congrès, invoquant des raisons pour le moins surprenantes aux désaccords qui y étaient apparus : "fatigue", "stress" et "difficultés pour certains à gérer les divergences d'opinion"
Quoi qu'il en soit, les mots d'ordre pour ce nouveau bureau sont : continuer la lutte pour l'instauration d'une constitution démocratique au service des droits de l'homme et pour un Maroc débarrassé de ces violations graves des droits humains ; donner un nouvel élan aux sections locales ; préparer le 1er mai en vue de dénoncer les autres violations au niveau des droits économiques et sociaux. Enfin, une note joyeuse : préparer les 25 ans de l'association, dont la date anniversaire est le 24 juin prochain. |
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