Les fassis
Israël : Jusqu'où ira Sharon ?
États-Unis : Bush dans la tourmente
Berrechid : Terroristes, la cavale ratée
Politique : Remaniement ministériel, ça vient
Patrimoine : Marrakech Un musée en péril
Chaînes satellitaires : La riposte des Arabes
Manar l'Anar
Économie
Enquête
N° 124
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Bonne nouvelle
Introduction : La BCP en Bourse


Une année déjà est passée depuis l’annonce de l’introduction de la Banque centrale populaire (BCP) en Bourse par le ministre des Finances, Fathallah Oualalou. En effet, l’idée avait été émise une première fois, lors de la session 2003 du Conseil national de la monnaie et de l’épargne. La BCP devait placer 20 % de son capital entre les mains des opérateurs en Bourse. Finalement, la proportion a été revue à la hausse, 21 % du capital devant être introduits. Quant à la date de l’opération, Oualalou en a réservé la primeur aux députés. Alors qu’il défendait la loi portant de nouveaux statuts de Bank Al Maghrib et celle portant réforme de la loi bancaire, le ministre a lâché à son auditoire que la BCP devait être introduite en Bourse vers fin juin 2004, soit dans deux mois. L’annonce a été d’autant plus applaudie par le marché qu’elle intervient dans un contexte d’embellie des performances de la Bourse de Casablanca. En effet, pour la première fois depuis 10 mois, tous les indicateurs de la place ont viré au vert. La capitalisation de la place a augmenté à 133,9 milliards de dirhams, grâce à une semaine intense durant laquelle les investisseurs institutionnels ont renoué avec leur rôle d’animateurs de la place.



Mauvaise nouvelle
Coût de l’énergie : Le Maroc à la traîne


Combien coûte l’électricité au Maroc ? Sans rentrer dans le détail, il suffit de savoir que le royaume est plus cher de 40 % par rapport à son concurrent direct, la Tunisie. Quelle est la solution ? Pour les participants au séminaire organisé par l’Association marocaine des ingénieurs, la solution est toute trouvée : la libéralisation du secteur. Interpellé lors de ce séminaire, le directeur général de l’Office national de l’électricité, Ahmed Nakouch, a précisé que son département travaillait sur un projet qui programme une libéralisation par paliers. L’objectif premier de la réforme, selon Nakouch, est de favoriser la compétitivité des secteurs productifs par la mise en place d’une tarification adéquate. Le second objectif visé par la libéralisation est de stimuler les économies d’énergie de sorte à les répercuter par des économies au niveau des factures des clients. Celles-ci, jusqu’à preuve du contraire, demeure plus salées de 10 % par rapport à nos voisins du pourtour méditerranéen. À rappeler qu’une première libéralisation du secteur est intervenue entre 1994 et 1997. Faute d’investissements, le secteur n’a jamais décollé, contrairement à la consommation (+ 8 %) en 2003.



Auto-écoles : Entre commerce et pédagogie

Entrée en vigueur le 9 février 2004, l’automatisation des épreuves de l’examen du permis de conduire suscite l’engouement des auto-écoles. Pour sa première sortie publique, la Fédération marocaine des établissements d’auto-écoles, a choisi de débattre de la fiscalité du secteur. L’enjeu pour la fédération est d’inscrire les auto-écoles parmi les établissements de formation professionnelle, afin de les faire bénéficier d’un statut fiscal préférentiel. Ils lorgnent la réduction des droits de douanes sur l’acquisition de l’équipement de mise en phase avec l’automatisation du procédé d’apprentissage. La déduction de la TVA, voire son remboursement, est également visée. Rappelons que le prix du permis de conduire est passé, depuis le changement du procédé, du simple (1500 DH en moyenne) au double. Si un statut fiscal privilégié devait profiter aux consommateurs, pourquoi pas ?


CDVM : Structurez-vous !

Le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), dit gendarme du marché boursier, a émis une série de recommandations à l’attention des porteurs d’obligations parmi les opérateurs en Bourse de la place. La lettre de relance vise à rappeler à cette catégorie d’investisseurs leurs prérogatives par rapport aux titres dont ils sont porteurs et le meilleur moyen de défendre leurs intérêts. Ceux-ci doivent se réunir au sein d’une assemblée et désigner un représentant investi du pouvoir de les représenter devant les instances exécutives des sociétés cotées. C’est la meilleure façon "de disposer d’une information financière régulière", écrit le CDVM. Le représentant peut également forcer une assemblée générale des obligataires en cas d’urgence et intenter les actions en justice pour préserver les intérêts de ses commanditaires. À défaut de cette organisation, "le porteur d’obligation pris individuellement" ne ferait pas le poids. À méditer.


Fiscalité agricole : Adieu l’exonération

Le modèle économique agricole instauré et défendu par Hassan II vit ses dernières années. Alors que les opérateurs susurraient, ici et là, que l’exonération totale dont jouit le secteur pourrait s’allonger jusqu’en 2020, une réforme organise la chute du système dès 2010. En fait, pour les transactions avec les marchés américain et européen, le retour de l’impôt sur le revenu est une fatalité. En revanche, les paysans (entendez aussi les entreprises structurées du secteur) espéraient que pour le reste, la clémence allait se poursuivre. La réforme en cours préconise le contraire. Côté opérateur, on tente en évidence la participation indirecte de la filière au budget de l’État - c’est vrai que l’agriculture conditionne dans une large mesure la consommation. Pour eux, inscrire l’agriculture dans le registre des régimes de droit commun reviendrait à handicaper non seulement le secteur, mais tout le Maroc. Aussi plaident-ils pour une imposition forfaitaire.


Tanger-Med : Opération de charme

L'agence spéciale Tanger-Méditerranée et l’Agence pour le développement du Nord (APDN) ont organisé durant la semaine écoulée deux journées d’information sur le projet de méga port dans la région. L’objectif était non seulement de louer, encore une fois, les bienfaits du port sur la région, mais aussi de faire le point sur l’état d’avancement des travaux. Ainsi, la première tranche sera remise, selon les responsables, dans les délais. Celle-ci prévoit, à fin juin 2006, la livraison du premier quai à conteneurs. Étalé sur une surface de 1600 mètres en linéaire, l’ouvrage d’art aura une capacité de 2,5 millions de conteneurs et disposera d’une digue profonde pour les bateaux de gros tonnages. Plus tard, ce sera autour des zones franches industrielles de voir le jour. Le tout avec objectif de créer plus de 400.000 emplois.


Primeurs : Hausse des exportations

C'est l’embellie chez les exportateurs de fruits et légumes. Le Maroc connaît, en effet, une hausse de ses expéditions en primeurs. Au 28 mars dernier, une note du ministère de l’Agriculture informe que les exportations ont totalisé 343.000 tonnes, ce qui représente une hausse de 22 % par rapport à la même période l’année dernière. Par produit, caracolent en tête des expéditions, la tomate (191.000 tonnes), le haricot vert (44.000 tonnes), la courgette (33.000 tonnes), la pomme de terre (25.000 tonnes) et le poivron et piment fort (18.000 tonnes).
Pour leur part, les agrumes ont vu leurs exportations baisser de 5 % au 28 mars 2004. L’orange est particulièrement touchée, mais la mauvaise performance est imputable à la concurrence du marché intérieur dont les commandes ont augmenté sur la variété Navel.



 
Larbi Bellaha


Le sacre de Larbi Bellaha comme président par cooptation de la commission "politique économique" de la CGEM n’enlève rien à ses qualités. En revanche, la cooptation est symptomatique de la crise de compétence que connaît le patronat marocain. Actuel président du directoire de la Régie des tabacs, Bellaha passe pour être un talentueux administrateur de société. En
amont de son expérience, il traîne un bagage scientifique consistant. Licencié en droit, il vire vers la fiscalité et décroche le diplôme de l’École nationale du trésor (Paris) en tant que major de promotion. Entre 1970 et 1976, il collectionne les postes de responsabilité à la direction du Trésor et accède par la grande porte (major de concours) à l’Inspection générale des Finances, où il occupe rapidement des postes à responsabilités. En 1986, il occupe le poste de commissaire du gouvernement à la Bourse de Casablanca et dirige les équipes qui ont travaillé sur la réforme de 1993, toujours en vigueur. Mission accomplie, il est chargé de remettre sur pied la Caisse centrale de garantie avant d’intégrer le cabinet royal comme chargé de mission. De là, il a intégré la Régie et il y est toujours.


Dernière nouvelle
Ingénieurs : Le Maroc sous-encadré


"La totalité des ingénieurs au Maroc pourrait tenir dans une seule multinationale". C’est à Monsieur Ramdane Khalid, directeur de l'École Mohammedia d'ingénieurs (EMI), qu’on doit cette déclaration lors de la 10e édition du forum EMI-Entreprises. Le Maroc compte actuellement une moyenne de 8 ingénieurs par 10.000 habitants ; ce qui porte les besoins, selon la même source, à plus de 60.000 individus. Pour rappel, l’EMI forme annuellement 280 ingénieurs.

 
 
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