Presse : Bouzoubaâ, la gaffe ?
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Quid de la commission pour le
contrôle de la presse ? (Photo AFP)
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Nabil Benabdellah, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement est catégorique : "Il n'y a jamais eu de création d'une commission pour le contrôle de la presse". Dans ce cas, Mohamed Bouzoubaâ, son collègue de la Justice, aurait-il commis une bourde en informant les députés de la "mise en place d'une commission ministérielle chargée d'examiner les mesures à prendre concernant des allégations diffamatoires parues dans la presse" ? Difficile de répondre.
À l'origine de cette petite polémique, la publication par le quotidien Al Ahdat Al Maghribia, des mémoires d'Ahmed Boukhari, ex-agent du CAB 1. Dans ses textes, Boukhari cite |
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plusieurs responsables politiques du pays, qu'il accuse de collaboration avec les services secrets marocains.
À en croire Nabil Benabdellah, et pour revenir à l'histoire de la commission, c'est d'un cadre informel qu'il s'agit : "Le gouvernement est interpellé, dit-il, et des ministres se retrouvent pour échanger des idées et discuter de ce qui peut être fait". Et c'est justement ce "ce qui peut être fait" qui dérange. "Dans un état de droit, un vrai, note cet observateur, la législation doit apporter une réponse à toutes les questions posées. Si ce qui est écrit est considéré comme diffamatoire, il y a un code de la presse et des tribunaux pour ça. Pas besoin de mûrir une quelconque réflexion au sein du gouvernement. Sinon, ce serait un retour à l'administratif".
En fait, analysent les professionnels, "le gouvernement est obligé de faire quelque chose, tellement il est mis sous pression par les partis et les personnes citées dans les mémoires de Boukhari. Le problème, c'est qu'il semble vouloir agir sans mettre en branle l'outil législatif, et c'est grave". En attendant, il a déjà là un avant-goût des répercussions qu'aurait une mesure hors cadre législatif. La "bourde" de Bouzoubaâ a fait bondir tous les professionnels. C'est bon signe. |
SNPM : Vers un nouveau syndicat à la RTM ?
Le Syndicat national de la presse marocaine tiendra son congrès le 14 mai 2004. Peut-être pas au complet cependant. Il y a quelques semaines de cela, 12 membres du conseil administratif, tous issus de la RTM, avaient adressé un mémorandum au secrétaire général, Younes Moujahid. Mémorandum dans lequel il critiquent les irrégularités qui ont entaché la préparation du congrès.
Toujours est-il que les "frondeurs" ont franchi un pas. Ils affirment aujourd'hui leur intention de créer une nouvelle structure hors SNPM. "Nous avons déjà entamé les pourparlers avec la CDT et nous sommes arrivés à un accord de principe. Nous attendons maintenant de nous mettre d'accord sur la forme d'organisation voulue". "Si cela se concrétise, c'est une base de quelques 450 personnes qui risque de rejoindre la nouvelle structure", selon l'un de ses initiateurs qui ajoute : "De toutes les manières, la télévision change de statut et de nouveaux besoins vont remonter à la surface". À suivre. |
Affaire Oualalou : Tadili en grève de la faim
| Anas Tadili est entré en grève illimitée de la faim. Le directeur d'Akhbar Al Ousboue, qui a été à l'origine de la rumeur sur Oulalou, compte ainsi protester contre ce que ses proches appellent "des provocations et des privations arbitraires comme l'interdiction de visite et la détention dans un cachot". Rappelons-le, Tadili a été poursuivi dans la cadre d'une affaire dormante de fraude fiscale vieille de 10 ans et a été rapidement condamné à 10 mois de prison, au lendemain même de la parution de l'information relative à l'homosexualité d'un membre du gouvernement. |
Parution : L'ISIC se met au vert
| L'Institut supérieur de l'information et de la communication consacre le dernier numéro de son journal-école au journalisme vert. Deux numéros en arabe et en français, réalisés en partenariat avec le Haut commissariat aux eaux et forêts, entièrement conçus par les étudiants et dédiés aux problèmes de la forêt, de l'eau et de la désertification. "Un partenariat gagnant", selon la rédaction du journal, puisque d'une part, il éveille la curiosité de futurs journalistes aux questions de développement durable et que de l'autre, ce partenariat permet aux journalistes en herbe de l'ISIC de mettre en pratique les notions théoriques enseignées, tout en s'essayant à une thématique nouvelle, l'environnement. |
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