Bonne nouvelle
Guerre des pétroliers : Le roi a tranché
Le roi a tranché dans le conflit entre les pétroliers. Les principales administrations concernées ont été réunies le 4 mai 2004 avec un ordre du jour on ne peut plus clair : l'examen de la stratégie pétrolière nationale. Le commentaire aussi : "Une séance de travail dans le prolongement des actions entreprises après les incendies qui ont touché la Samir en novembre 2002 et en septembre 2003". Le raffineur ainsi montré du doigt ne pouvait que voir ses requêtes rejetées. En gros, le roi sest clairement prononcé pour limplantation au Maroc de nouvelles unités de raffinage, minimisant le risque de dépendance de la Samir dont les dirigeants ont été sommés de moderniser leur outil de production, afin, a expliqué le roi, "daméliorer la qualité des produits fabriqués et de réduire les émissions nocives". Par ailleurs, le roi sest aussi prononcé en faveur de léquipement dautres ports du Maroc pour laccueil des hydrocarbures, signe dune liberté prochaine de lapprovisionnement. Enfin, il a appelé à régionaliser les aires de stockages pour limiter la circulation sur les routes de citernes à essence. Tout est bien dans le meilleur des mondes sauf pour la Samir, bien sûr.
Mauvaise nouvelle
Exécution des jugements : LÉtat hors norme
La réforme de la justice, tout le monde est daccord, est la plus grande entrave au développement des affaires au Maroc. Particulièrement, les mauvais payeurs continuent de profiter de la lenteur et des failles du système de contrainte par lexécution des jugements. Les chiffres livrés par le ministre de la Justice laissent perplexe. LÉtat et ses ramifications sont les justiciables qui respectent le moins les décisions des juges. La preuve : le taux dexécution des jugements les concernant ne dépassent pas les 45 %, soit 4130 dossiers exécutés sur 8311 jugements prononcés. Ce taux prend toute son ampleur quand on le compare avec ceux des autres populations. Ainsi, les particuliers affichent lindicateur le plus performant. Les exécutions de jugements les concernant ont atteint, 81 % durant lannée 2003. Les sociétés dassurances, réputées pour leur mauvaise habitude à ce niveau, se sont conformés à la loi à hauteur de 80 %, tandis que celles en cours de liquidation se sont exécutées à près de 90 %. LÉtat, censé donner lexemple, inspire plutôt la crainte concernant le respect de ses engagements financiers.
Tourisme : Loptimisme en mars 2004
Le secteur touristique sest bien comporté durant le mois de mars 2004. Le nombre de nuitées a grimpé de 13 % par rapport à la même période de lannée 2003. La progression cumulée durant lannée 2004 est ainsi estimée à plus de 12 %. Le ministère du Tourisme explique, dans une note, que la hausse sest faite ressentir au niveau de toutes les destinations et depuis les principaux marchés émetteurs. Ainsi, Marrakech prouve quelle ne sérode pas avec son ascension de 22 %. Tanger confirme sa reprise (+ 36 %) et Casablanca, son nouveau positionnement (+ 13 %). Le ministère conclut, à travers ces chiffres, à une année 2004 marquée par une reprise globale de la destination Maroc. En tout cas, le taux doccupation, grandeur renseignant sur le nombre de chambres classées vendues, a progressé de 3 %. Une performance dautant plus appréciable que le nombre de chambres na augmenté que de 8,6 %.
Autoroutes : L'axe Casa-Rabat élargi
L'axe autoroutier Casa-Rabat sera élargi en 2009. Coût de l'opération : 600 millions de dirhams. Les études de faisabilité ont été lancées avec pour objectif d'agrandir le tronçon autoroutier à trois voies au lieu des deux qui le caractérisent actuellement. Ceci pour répondre au nombre sans cesse croissant des véhicules qui le traversent. Actuellement, le trafic quotidien est estimé à 23.000 véhicules par jour. Le cahier des charges d'Autoroutes du Maroc (ADM), le concessionnaire étatique, prévoit le lancement du chantier lorsque "la fréquence d'occupation aura atteint les 28.000 véhicules par jour sur une durée de 12 mois". Ces prévisions devraient se réaliser entre 2008 et 2010, selon les calculs des techniciens d'ADM. D'autres projets sont en cours de réalisation sur le même tronçon autoroutier.
CGEM : Le patronat sauto-audite
L'audit stratégique, divulgué récemment, prête au patronat marocain, la CGEM, un certain nombre de maux, mais il évite soigneusement décorner sa représentativité. Au début du mois, des informations sorties dans la presse faisaient état dune refonte des statuts de la confédération. Alors que la règle actuellement en cours (une voix=une entreprise) mettait sur un pied dégalité les grands groupes dentreprises et les PME, la nouvelle réforme entend redonner aux grands groupes un poids correspondant à leur importance économique. Ce qui ne plaît pas aux représentants de la PME, déjà marginalisés au sein de la CGEM. Bref, la polémique a été passée sous silence et le débat a porté sur des défauts qui sont aussi importants. Notamment, un grand déficit en communication ponctué par une mauvaise perception du rôle de cette dernière et un discours qui ne convainc pas. À revoir.
Wafa / BCM : L'OPA/OPE lancée
La Wafabank, structure indépendante, vit ses derniers jours. Certes, le sort de la banque des jeunes est scellé depuis que la BCM la absorbée, mais il restait les modalités juridiques à accomplir. Celles-ci consistent pour les titres côtés en Bourse et les participations encore en circulation, en une offre publique dachat (OPA) et une autre déchange (OPE). Les actionnaires, désormais minoritaires, ont la latitude de choisir parmi les deux formules celle qui sied à leur besoin. Ils peuvent aussi opter pour un mixte. Bref, les grandeurs retenues sont pour le cas de lOPA, une valeur liquidative de 825 DH. Quant à lOPE, elle propose, pour ceux qui veulent figurer parmi les propriétaires de la nouvelle entité, une parité de lordre de 7 actions BCM contre 8 actions de la Wafabank. Lopération de mise à mort juridique de la Wafabank a démarré le 26 avril et devrait se poursuivre jusquau 18 mai.
Bourse : Retour vers le "Futur 2006"
La nostalgie des années fastes semble atteindre son paroxysme à la Bourse des valeurs de Casablanca. Les largesses fiscales, les refontes des cadres réglementaires et législatifs entérinées le 30 décembre 2003, mais pas encore entrées en vigueur, nont pas suffi à rendre confiance aux boursicoteurs. La Bourse sest donc résignée à une opération marketing de charme intitulée "Futur 2006". Celle-ci se base sur un plan daction triangulaire, visant notamment lélargissement du nombre de sociétés cotées, le développement de la liquidité du marché boursier et la création dun marché à terme de taux. Les premiers et second axe passent nécessairement par louverture de la bourse aux PME/PMI, 90 % du tissu industriel au Maroc, et le recrutement de nouveaux bouriscoteurs. Le troisième point dépend de lattractivité retrouvée de la Bourse et donc du résultat des deux points précédents.
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Grande surprise à Managem, le fleuron minier de lONA. Le manager de lannée 2001 (classement LExpress), Rachid Benyakhlef, a été "remercié", le jeudi 29 avril, de son poste de directeur général de lentreprise qui la porté au plus haut du podium pour "objectifs non atteints". Selon nos propres sources, il s'agit plutôt d'une "incompatibilité de vision" sur le mode de gestion de l'ONA. Ingénieur des ponts et chaussées, Benyakhlef a été |
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| remarqué par Mourad Cherif, lex-président de lONA. Mais le changement de la présidence de lONA a été annonciateur dun large mouvement qui verra lexclusion des anciens du holding au profit de la jeune garde rapprochée de Bassim Jaï Hokimi. Benyakhlef a résisté. Il est lui-même jeune et fait preuve dune remarquable maîtrise de son secteur dactivité. Malheureusement, depuis 2001, les mines entrent en crise à cause des fluctuations du marché international et de la dépréciation du dollar. Est-ce une question de résultat ? Peu probable, avance notre source. "Les résultats semestriels de Managem à paraître devraient le prouver". Bref, à peine a-t-il mis les pieds dehors qu'il est sollicité pour diriger le raffineur Samir. Infondée pour le moment, la perspective "n'est pas impossible". |
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Dernière nouvelle
Congrès de voyagistes : Marrakech courtise les anglais
Marrakech est officiellement dans la course pour abriter en novembre 2005 le congrès annuel des voyagistes anglais. La course se jouera entre la ville ocre et Dubaï, Varsovie ou Budapest. À noter que les congrès annuels des voyagistes sont des évènements très sollicités. Ils constituent une manne (plus de 2000 agents de voyages attendus) et un vecteur pour développer la destination hôte. Le tout est de séduire.
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