Loi sur laudiovisuel : Toujours en stand by
La loi sur laudiovisuel a-t-elle été à lorigine du report du dernier conseil des ministres ? Linformation, ni infirmée ni confirmée, a fait le tour des professionnels ces derniers jours et semble tenir la route. En fait, cest lintégration du projet de mise à niveau du service public dans ladite loi qui pose problème. Quelques jours avant le conseil des ministres, plusieurs titres de la presse ont dailleurs fait état du mécontentement du personnel de la RTM, qui demande de dissocier le passage de la RTM en SA du projet global sur laudiovisuel.
Puis, il y a le CSCA qui a également rendu sa copie, qui va |
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apparemment dans le même sens que les doléances du personnel de la RTM. Le conseil préconiserait un traitement particulier pour la réforme du service public afin d'axer la loi de laudiovisuel sur les dispositions pratiques concernant la libéralisation. À rappeler que cest là la toute première consultation rendue par linstance nommée il y a quelques mois par le roi.
Selon les dernières informations, le conseil de gouvernement tenu cette semaine a apporté quelques modifications (mineures, nous a-t-on dit) au projet de loi avant de le soumettre au prochain conseil des ministres. Plusieurs autres parties (essentiellement à la RTM) seraient en train de préparer des dossiers à ladresse des groupes parlementaires pour appuyer leurs revendications. |
Bilan 2003 : Le SNPM hausse le ton
Le Syndicat national de la presse marocaine na pas eu de peine à rédiger son rapport pour 2003. Lannée a été riche en événements, presque tous malheureux. À commencer, dès janvier 2003, par ladoption dun code de la presse liberticide, suivi presque immédiatement par la malheureuse affaire des quatorze jeunes musiciens accusés de satanisme (le syndicat classe laffaire dans la rubrique "Liberté dexpression" et cest heureux). Quelque mois après, le Maroc est frappé en plein cur par les attentats du 16 mai, une loi antiterroriste est adoptée à la hâte, de hauts responsables mettent clairement en cause la presse indépendante et le pays tout entier bascule dans lexception. Commence alors la série darrestations des journalistes (Lmrabet, Lhourd, Alaoui et les autres). Finalement et après une longue lutte, tout ce beau monde sera gracié par le roi ainsi quune trentaine de détenus dopinion, dont de nombreux Sahraouis.
Le rapport cite dautres cas où des journalistes se sont retrouvés maltraités en accomplissant leur travail et revient sur léternelle mise à niveau des médias publics et la diffusion de la presse écrite, surtout partisane.
Au-delà des cas cités, ce qui est à relever dans ce rapport, cest le ton franc et plutôt frontal quadopte le syndicat. À quelques jours de son congrès, cela peut être interprété comme une manuvre. Pas vraiment, répondent les responsables, qui expliquent : "De grands défis nous attendent pour la prochaine année et nous devons montrer que nous sommes un interlocuteur fort et réaliste". Dautres soucis apparaissent également comme ceux relatifs à la déontologie et au respect de la vie personnelle. |
1 an après le 16 mai : Un film pour mémoire
| L'information est rapportée par Al Ittihad Al Ichtiraki dans sa livraison du lundi. Pour célébrer le premier anniversaire des attentats du 16 mai, la deuxième chaîne sapprête à produire un court-métrage sur le jeune Ettayeb Khammal, décédé quelques jours après les attentats dans une clinique à Casablanca. Le court-métrage serait basé sur un scénario écrit par les camarades du défunt au lycée, dans le cadre dun atelier décriture de scénario. Le projet semble bien réel selon les différentes informations recueillies, mais aucune date de diffusion na encore été fixée. |
PJD : Quel avenir pour Al Asr ?
| C'est la question que se pose un certain nombre dobservateurs après le retrait de la vie politique du docteur Abdelkrim Khatib qui est, en même temps, directeur responsable de lhebdomadaire islamiste. Selon des informations relayées par la presse cette semaine, le docteur Khatib se serait également retiré de la direction du journal, sérieusement malmené après le 16 mai. Des militants au sein du PJD affirment quOthmani nest pas "très chaud pour succéder à Khatib à la tête du journal". Dans ce cas, sera-t-il maintenu avec à sa tête son actuel numéro 2, Mohamed Khalidi, qui na même pas réussi à siéger au sein du secrétariat général lors du dernier congrès ? À suivre. |
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