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N° 126
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Loi sur l’audiovisuel : Toujours en stand by

La loi sur l’audiovisuel a-t-elle été à l’origine du report du dernier conseil des ministres ? L’information, ni infirmée ni confirmée, a fait le tour des professionnels ces derniers jours et semble tenir la route. En fait, c’est l’intégration du projet de mise à niveau du service public dans ladite loi qui pose problème. Quelques jours avant le conseil des ministres, plusieurs titres de la presse ont d’ailleurs fait état du mécontentement du personnel de la RTM, qui demande de dissocier le passage de la RTM en SA du projet global sur l’audiovisuel.
Puis, il y a le CSCA qui a également rendu sa copie, qui va
apparemment dans le même sens que les doléances du personnel de la RTM. Le conseil préconiserait un traitement particulier pour la réforme du service public afin d'axer la loi de l’audiovisuel sur les dispositions pratiques concernant la libéralisation. À rappeler que c’est là la toute première consultation rendue par l’instance nommée il y a quelques mois par le roi.
Selon les dernières informations, le conseil de gouvernement tenu cette semaine a apporté quelques modifications (mineures, nous a-t-on dit) au projet de loi avant de le soumettre au prochain conseil des ministres. Plusieurs autres parties (essentiellement à la RTM) seraient en train de préparer des dossiers à l’adresse des groupes parlementaires pour appuyer leurs revendications.


Bilan 2003 : Le SNPM hausse le ton

Le Syndicat national de la presse marocaine n’a pas eu de peine à rédiger son rapport pour 2003. L’année a été riche en événements, presque tous malheureux. À commencer, dès janvier 2003, par l’adoption d’un code de la presse liberticide, suivi presque immédiatement par la malheureuse affaire des quatorze jeunes musiciens accusés de satanisme (le syndicat classe l’affaire dans la rubrique "Liberté d’expression" et c’est heureux). Quelque mois après, le Maroc est frappé en plein cœur par les attentats du 16 mai, une loi antiterroriste est adoptée à la hâte, de hauts responsables mettent clairement en cause la presse indépendante et le pays tout entier bascule dans l’exception. Commence alors la série d’arrestations des journalistes (Lmrabet, Lhourd, Alaoui et les autres). Finalement et après une longue lutte, tout ce beau monde sera gracié par le roi ainsi qu’une trentaine de détenus d’opinion, dont de nombreux Sahraouis.
Le rapport cite d’autres cas où des journalistes se sont retrouvés maltraités en accomplissant leur travail et revient sur l’éternelle mise à niveau des médias publics et la diffusion de la presse écrite, surtout partisane.
Au-delà des cas cités, ce qui est à relever dans ce rapport, c’est le ton franc et plutôt frontal qu’adopte le syndicat. À quelques jours de son congrès, cela peut être interprété comme une manœuvre. Pas vraiment, répondent les responsables, qui expliquent : "De grands défis nous attendent pour la prochaine année et nous devons montrer que nous sommes un interlocuteur fort et réaliste". D’autres soucis apparaissent également comme ceux relatifs à la déontologie et au respect de la vie personnelle.


1 an après le 16 mai : Un film pour mémoire

L'information est rapportée par Al Ittihad Al Ichtiraki dans sa livraison du lundi. Pour célébrer le premier anniversaire des attentats du 16 mai, la deuxième chaîne s’apprête à produire un court-métrage sur le jeune Ettayeb Khammal, décédé quelques jours après les attentats dans une clinique à Casablanca. Le court-métrage serait basé sur un scénario écrit par les camarades du défunt au lycée, dans le cadre d’un atelier d’écriture de scénario. Le projet semble bien réel selon les différentes informations recueillies, mais aucune date de diffusion n’a encore été fixée.


PJD : Quel avenir pour Al Asr ?

C'est la question que se pose un certain nombre d’observateurs après le retrait de la vie politique du docteur Abdelkrim Khatib qui est, en même temps, directeur responsable de l’hebdomadaire islamiste. Selon des informations relayées par la presse cette semaine, le docteur Khatib se serait également retiré de la direction du journal, sérieusement malmené après le 16 mai. Des militants au sein du PJD affirment qu’Othmani n’est pas "très chaud pour succéder à Khatib à la tête du journal". Dans ce cas, sera-t-il maintenu avec à sa tête son actuel numéro 2, Mohamed Khalidi, qui n’a même pas réussi à siéger au sein du secrétariat général lors du dernier congrès ? À suivre.

 
 
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