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Manar l'Anar
Économie
Enquête
N° 127
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Le poulain de Ayouch

Nabil Ayouch peut être fier de son protégé Hicham Lasri. Après une sélection au prix Reggab il y a deux ans - sélection grâce à laquelle il a pu réaliser son court-métrage Géométrie du remords - le voilà bel et bien lancé dans le circuit du septième art marocain. Hicham Lasri a, en effet, participé à l’écriture du scénario de Rahma (long-métrage réalisé par Omar Chraïbi) et réussi son deuxième court-métrage. Ali J’nah free style est un joli exercice de style doublé d’un joli texte racontant les tribulations d’un chauffeur de bus. 13 minutes pendant lesquelles on ne s’ennuie point, malgré un seul et unique plan fixe. Grâce en grande partie à la performance du jeune acteur Malek Akhmiss dans le rôle du bus driver. Actuellement, Hicham
Lasri travaille sur un projet de long-métrage, celui de Nabil Ayouch, a fini d’écrire le scénario de son prochain court-métrage Deus sex machina et celui de son premier long Mal(a)ïka. Autant dire que la machine est lancée et qu’elle ne s’arrêtera. Bon courage au petit, qui on l’espère, sera un
jour grand.


Deux Marocains à Cannes (bis)

Les Marocains sont dorénavant des habitués de Cannes. Deux films sont en effet présents à la 57e édition du festival, à savoir La chambre noire de Hassan Benjelloun et À Casablanca, les anges ne volent pas de Mohamed Asli. Toujours pas de film en sélection officielle (ça viendra), mais une projection pour le premier dans le cadre de la section Francophonie et pour le deuxième, à la semaine de la critique. Si l’on connaît Hassan Benjelloun, Mohamed Asli est encore pour beaucoup (cinéastes inclus) un inconnu dans le circuit. Et pour cause. À Casablanca, les anges ne volent pas est son premier long-métrage et le bonhomme s’était consacré jusque-là à la production cinématographique à Ouarzazate. Propriétaire du studio de tournage "Il était une fois", il a presque travaillé exclusivement avec les Italiens, en tant que prestataire de services. C’est aussi en Italie que Mohamed Asli a fait ses études de cinéma, avant de revenir au Maroc pour réaliser son projet de fin d’année, un court-métrage en l’occurrence. Ce que l’on sait moins de Mohamed Asli, c’est qu'il est à l’origine de l’école de cinéma de Ouarzazate, installée dans ses studios. Quant à Mohamed Asli-réalisateur, on ne sait presque rien…





Indiscrétions pêle-mêle. Si l’on en croit les rumeurs insistantes, le Dawliz Corniche s’apprêterait à mettre les clés sous la porte… sauf si le Maroc obtient l’organisation de la Coupe du monde. Comme quoi, foot et cinéma sont finalement étroitement liés. Sinon, le tournage de Iznogud continue dans les studios de Cinédina et Sofia (de la Star Academy) aurait été contactée pour tenir un rôle. Toujours à propos d’actrice, Siham Assif (que l’on a vue dernièrement dans Les yeux secs) se lance dans la chanson et serait en train d’enregistrer un album avec un groupe de rap parisien.

Des sorties mondiales dans lesquelles le Maroc est inclus nous donne cette heureuse impression d’exister… Deux sorties mondiales cette semaine et la semaine prochaine : celle de Troy de Wolfgang Petersen avec Brad Pitt dans le rôle d’Achille (déjà dans les salles) et surtout celle, le 19 mai, de Kill Bill 2. Un seul mot d’ordre : allez au cinéma.

La Villa des Arts présente jusqu’au 31 juillet des œuvres de la collection de la Fondation ONA : Fatima Hassan, Chaïbia, Radia, Ikram Kabbaj, Amina Benbouchta, Nabili, Miloudi, Farid Belkahia… bref, que du bel art.

Rida Lamrini signe Le temps des impunis le 19 mai, et Mohamed Boughdadi La guerre et l’après-guerre irako-occidentale le 26 du même mois, le tout au Carrefour des livres. Tél. 022 25 87 81

La tournée du FICAM, Festival international du cinéma d’animation de Meknès, finit sa tournee à Casablanca, à l'IF de la ville, du 17 au 20 mai.

 
 
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