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Remarque
Félicitations, c'est un dossier très original (TelQuel n°124). Jai juste une petite remarque : les Benjelloun ont été cooptés par le Makhzen, certes, mais vous avez omis de préciser que le petit-fils de Talbi qu'est Lhaj Driss Benjelloun, grand bourgeois de lOriental, avait organisé une rébellion contre le Makhzen. Il aurait notamment caché Rougui Bouhmara. Et Lhaj Driss Benjelloun n'est autre que le grand-père de Omar Benjelloun.
Omar Benjelloun
Fassie et choquée !
Je suis une fidèle lectrice de TelQuel et une Fassie choquée par
l'étalage des grandes familles, des chorfas et je marrête là pour ne pas avoir à les renommer. Que faites-vous des Drissi Kaitouni ? Ce ne sont pas des vrais chorfas ? Qui étaient leurs ancêtres ? Il n'y a pas que la fortune et le pouvoir qui comptent !
Maria Drissi Kaitouni
Terrorismes dÉtat
De la torture au terrorisme, du terrorisme dÉtat à celui de groupes occultes, la frontière entre le Bien et le Mal nest quun rideau de fumée ! Donald Rumsfeld à lécole de Ben Laden et dAriel Sharon. Entre lÉtat flingueur ou sniper dIsraël et les traitements des Anglo-américains en Afghanistan et en Irak, la vie des enfants, des femmes et des enfants du Sud ne vaut pas un centime. Les sociétés civiles ferment leur gueule, les organisations internationales "humanitaires", type CICR, sont frappées damnésie ou pratiquent la langue de bois, alors que les médias avancent prudemment des hypothèses. En cinquante ans, du détournement de lavion des leaders algériens par larmée française aux "détenus" de Guantanamo, "la guerre du terrorisme" sest considérablement amplifiée, elle a fait des émules ici et là. Il conviendrait peut-être maintenant de sinterroger sur la nature de ses auteurs, leur habillage juridique ou institutionnel, leurs sources de financement. Permettez-moi de douter que Bush et Sharon soient sur ce plan des acteurs de série B ou que seul Ben Laden puisse être incriminé.
Ahmed Benani
2010, et après ?
Voilà ce que j'attendais depuis un bon moment ! Un avis et des arguments réalistes quant à l'organisation du Mondial 2010 (édito, TelQuel n°126). On a beau nous faire miroiter un avenir meilleur pour le Maroc, en nous présentant ce projet comme une aubaine pour l'économie de ce pays, je ne vois pas cela d'un très bon il ou plutôt je n'y crois pas trop. Nous sommes loin d'avoir arrangé pas mal de choses et pas des moindres, et pourtant nous laissons tout de côté et nous attendons la suite, comme si ce "privilège" de la FIFA nous ferait, d'un seul coup, franchir une étape importante de notre histoire. Nous cesserons d'être réputés pour nos tajines et nos dromadaires et nous serons enfin admis comme un pays économiquement prospère, démocrate, un pays juste, où tout le monde a des chances égales de vivre à l'abri du besoin. C'est encourageant, mais tellement niais En tout cas, j'applaudis votre article, il était temps que quelqu'un puisse exprimer ce que pas mal de personnes pensent de tout cela, sans se
faire taxer de rabat-joie ou de pessimiste. Quand bien même, admettons, que le Maroc remporte l'organisation du Mondial 2010, quelle joie ! Quel bonheur ! Mais sera-t-il en mesure de lassumer pleinement ? Et après ? On attend les Jeux olympiques ?
Rokia Waksass
Pourquoi refuser 2010 ?
Je partage complètement lopinion de M. Benchemsi (édito, TelQuel n°126) lorsquil met en exergue les défaillances des politiques socioéconomiques au Maroc, pour ne pas dire labsence de politiques claires et réalistes. Par contre, là où je mécarte de lauteur, cest dans limpact dune manifestation comme la Coupe du monde au Maroc. Ces quelques dizaines de milliers demplois créés seront les bienvenus, surtout lorsque le gouvernement ne trouve pas de politiques adéquates pour pallier au chômage croissant. Sur le plan du développement, je veux parler du système sanitaire, des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires, des télécommunications, tous ces secteurs devront répondre à des normes internationales, etc. Pourquoi dire non ? Pourquoi refuser une chance daccélérer le développement de notre pays ou, du moins, den poser les fondations ? Il ny a pas de honte à demander de laide lorsque le besoin lexige. Et le Maroc daujourdhui est dans le besoin de la moindre action, du moindre geste, du moindre effort de ses enfants.