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Manar l'Anar
Économie
Enquête
N° 127
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



Antécédents

    1958 : naissance à Kénitra
    1983 : diplômé en gestion à Paris
    1984 : Mariage
    1997 : conseiller à Essaouira
    1999 : vice-président du groupe Chaabi (Ynna Holding)
    2003 : président de l’arrondissement Souissi, Rabat

Smyet Bak ?
Miloud Ben Omar.

Dites Miloud Chaabi, c’est plus simple voyons !
C’est vrai en fait, pardon...

Bien. Smyet Mok ?
Mama Bent Abderrahmane Tajamouâti.

Nimirou d’la carte ?
G 5612.

Vous êtes président de l’arrondissement Souissi à Rabat. Vous croyez que les habitants d’un quartier aussi chic ont besoin de vous ?
Il ne faut pas croire que Souissi ne manque de rien. La moitié du quartier, par exemple, est dépourvue de canaux d'assainissement. Sans parler de l'absence totale d'équipements municipaux et de l'état actuel des voies et de l'éclairage.

Il y a quelques semaines, vous annonciez une conférence de presse où vous alliez tout déballer sur les freins à votre action. Si elle ne s’est pas tenue, c’est que tout est rentré dans l’ordre ?
Malheureusement, pas encore. Il y a de la mauvaise volonté de la part de certaines personnes de la ville mais nous sommes en train de faire avec. Heureusement que la wilaya nous soutient et reste attentive. Rabat a son importance et ce n’est pas pour rien que le législateur a élargi les prérogatives du wali de la capitale. Et c'est tant mieux.

Vous êtes un homme d’affaires connu, un communicateur confirmé. Que vous apporte franchement la politique ?
J'ai toujours fait de la politique, comme c'est le cas d'une large frange de la population, d’ailleurs. Un intéressement sans engagement. Je constate qu'au Maroc, la société civile est en train de prendre le pas sur le politique, de faire ce que d’autres sont payés pour faire. Prenez l’exemple d’Afak, où l'ancien ministre y a fait ce qu’il n’a pu faire lors de son mandat. Disons qu'aujourd’hui, la société civile commence à faire de la politique. Pour mon cas, il s'agit de politique de proximité. Etre président d'arrondissement, c’est gérer de la manière la plus réaliste le quotidien d'une institution publique au service des habitants avec un budget et des moyens humains et matériels.

Pourquoi le PPS alors ? Un camarade businessman libéral comme vous, c’est du jamais vu !
Écoutez, je crois que les partis politiques se rapprochent de plus en plus du centre. La droite a apaisé sa rigueur et devient plus regardante sur le social, la gauche accompagne l'évolution de l'histoire et de la culture. Et d'une manière générale, face aux problèmes que connaît la sociéte marocaine, les partis ont pratiquement tous les mêmes recettes. Le PPS n'est pas incompatible avec les affaires. C'est un parti bien établi, respecté, qui a une bonne image de marque. Puis, il y a les affinités personnelles.

Surtout, peut-être ?
Oui, nous nous entendons, Dieu merci, à merveille.

D’autant plus que c’est presque une affaire de famille. Vous avez été trois Chaabi à rejoindre les rangs du PPS d'un coup. C’est comme ça que ça se passe chez vous ?
Non, mon frère, Si Mohamed est, par exemple, député PJD à Kénitra. Pour le PPS, il y a d’abord eu l'adhésion de mon père. J’ai ensuite eu plusieurs contacts avec des responsables du parti que j’ai commencé à apprécier et j’ai fini par intégrer leurs rangs.

Qu’est-ce que vous seriez devenu sans votre père ?
Et vous ? Franchement, on ne sait pas. Moi, j’ai beaucoup appris du mien. Il est extrêmement strict. Sa longue et riche expérience fait qu’il a souvent raison.

Il vous engueule encore ?
Et comment, c’est mon patron. Mais, il me conseille aussi et dans tous les domaines.

Les Jamours, vous avez fini par abandonner ?
Non, c’est prévu pour le 27 Ramadan prochain sur 2M (inchaâ Allah). Mais je voudrais dire une chose, nous n’avons malheureusement que deux chaînes. Et dans ce cas, il y aura forcément un heureux gagnant et un malheureux perdant. Or, le but des Jamours est de récompenser les meilleurs programmes et non pas les meilleures chaînes. Surtout quand on sait que les deux chaînes ne travaillent malheureusement pas dans les mêmes conditions.

Pourquoi avoir créé l’événement, il y a un peu beaucoup d’ego et d’envie de paraître derrière ?
L’idée est de créer un concours d’émulation entre artistes et journalistes de deux chaînes que les Marocains commencent à zapper. Et l’effet Jamour est aujourd’hui palpable. Pour l’ego et le paraître, vous dites cela parce que c’est la télé. Je fais d’autres choses qui ne sont pas aussi médiatisées. Et puis, entre nous, l'année dernière, il n y a eu que 26 gagnants sur 285 candidats. Les 259 restants sont fatalement mécontents et, potentiellement, contre moi. Alors, franchement, je me demande si je n’y perds pas plutôt de mon image.

 
 
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