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Manar l'Anar
Économie
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N° 127
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Victimes du 16 mai : Mauvaise fortune et bons cœurs

1 ans après, la mobilisation s'organise
L'anniversaire des attentats du 16 mai est célébré depuis le début de la semaine écoulée d’une manière assez spéciale par les familles des victimes. L’association du même nom qui regroupe les parents des victimes et les blessés des attentats a programmé une série de manifestations. Celles-ci ont démarré le mardi 11 mai par une soirée poétique, suivie le jeudi par une table ronde autour du thème : "Les leçons du 16 mai", avec pour principal intervenant le docteur Abdelhadi Boutaleb. Par la suite, les membres de l’association ainsi que leurs invités ont prié collectivement à la mémoire des victimes. La journée du samedi 15 mai verra l’organisation à El Jadida d’un match de
football opposant les équipes féminines de Sidi Moumen et du DHJ d’El Jadida. Enfin, la journée du 16 mai suivra une thématique éducative à l’attention des jeunes des quartiers défavorisés et plus spécialement ceux du bidonville de Sidi Moumen. "Nous allons regrouper en un seul et même lieu les enfants des victimes et des terroristes. Ainsi, les premiers apprendront à pardonner et les seconds cesseront de culpabiliser. On ne peut les tenir pour responsables d’actes commis par leur parents", déclare Charif Zarouki, le président de l’association, qui rapporte le cas d’une fillette de 8 ans, bannie de son école par ses camarades parce qu’elle est le seul enfant d’un des kamikazes. À noter que l’ensemble du programme est financé par les fonds propres de l’association, "aucune aide publique n’ayant été offerte". D’ailleurs, fait remarquer un membre de l’association, l’indemnisation promise par la plus haute autorité du pays, le roi, n’a jamais été servie.
Dans le même registre, la maison de la Catalogne prévoit aussi de rendre hommage aux deux victimes ibériques du 16 mai, Joan Alié et Manuel Albiach. Un double meeting pour une minute de silence devant la wilaya de Casablanca et devant la mosquée de la Koutoubia à Marrakech est programmé.


Mobilisation : Riverains contre promoteur

À entendre les responsables de l’association Essaâda du quartier Sidi Maârouf- Ouled Haddou à Casablanca, l’affaire est appelée à faire grand bruit. En l’occurrence, il s’agit d’une occupation illégale du domaine public doublée d’un détournement de destination du titre foncier n° 4107/47. Rappel des faits dans la bouche de Saïd Bougam, le président de l’association. "Au début des années 1990, il s’agissait d’une parcelle de terre expropriée dans le but d’y implanter une école. Le laxisme du conseil municipal de l’époque a fait que le projet n’a jamais été soumis au ministère. Résultat : après 10 ans de gel, le terrain a été rendu à son propriétaire, qui en constatant que les habitants avaient entamé des démarches pour faire aboutir la construction de l’école, s’est empressé de le vendre. L’acquéreur, un promoteur immobilier, tente alors de construire un lotissement dans le cadre du programme de logement social". Le vague à l’âme, les habitants du quartier ont assisté, impuissants, à l’édification de l’immeuble. L’affaire aurait pu en rester là, mais un impair du promoteur leur a donné l’occasion de rebondir. "Les fondations de l’immeuble se sont accaparées près de 8 mètres sur les quinze réservés par le plan d’aménagement à une route publique de 15 mètres de largeur. Aujourd’hui, il ne reste que moins de 7 mètres pour les deux voies de véhicules. En plus, le projet a été autorisé pour trois étages contre les deux étages légales dans la zone", insiste Bougam. Résultat : le trottoir écourté est un danger pour les passants et la différence de niveau empiète sur l’intimité des riverains. Aux dernières nouvelles, les autorités ont ordonné l’arrêt du chantier mais la décision n’a pas été "respectée", affirme Saïd Bougam. La wilaya et la mairie sont saisies. À suivre.


Cancer : Campagne pour le diagnostic précoce

L'Association marocaine de lutte contre le cancer (AMLCC) lance du 17 au 22 mai 2004 une campagne pour le diagnostic précoce du cancer. Dans un communiqué, l’association rappelle que la maladie représente, avec plus de 30.000 cas déclarés chaque année, un fléau pour la santé publique. "Dans la plupart des cas, note l’AMLCC, la maladie est détectée à un stade tardif chez les souches les plus défavorisées de la population. Paradoxalement, le diagnostic précoce se fait généralement chez les patients aisés, plus aptes à supporter les traitements durs et coûteux de fin de maladie". Sur les 16 derniers mois, l’AMLCC affirme avoir pu soulager 400 malades en stade final. L’action est financée par la générosité des donateurs. À encourager.

 
 
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