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N° 128
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Bonne nouvelle
Habitat : Al Omrane démarre en trombe


Le super holding public d’aménagement, Al Omrane, se porte plutôt bien. Né de la fusion des départements spécialisés du ministère de l’Habitat, Al Omrane a réalisé pour son premier exercice un résultat net en progression de 93 %, lit-on dans une note distribuée lors de la réunion du conseil d’administration. En chiffres, le résultat net s’est situé à 29 millions de dirhams contre 15 millions en 2002. La performance est cependant loin de refléter toute l’assise financière de la nouvelle entité. En effet, Al Omrane ne comprend pour le moment que la défunte ANHI, l’Agence nationale de lutte contre l’habitat insalubre. Ce n’est qu’en juin 2004 que la Société nationale d’équipement et de construction (SNEC) et la société Attacharouk rejoindront le super holding après validation des comptes à transférer. Bref, même amputée de ces deux entités, Al Omrane réalise des scores très honorables. L’investissement global injecté dans l’économie durant l’année 2003 s’est apprécié de 131 %. D’une enveloppe globale de 5,5 milliards de dirhams, les 208 opérations réalisées durant l’année écoulée ont profité à près 1.750.000 d’habitants. Enfin, d’après les responsables d’Al Omrane, quelques 170 bidonvilles ont été résorbés.



Mauvaise nouvelle
Hauts salaires : Oualalou couvre les fonctionnaires


On ne sait qui a inspiré l’autre, mais les gros salaires des hauts fonctionnaires d’État sont un sujet qui fait presque en même temps, l’actualité au Maroc et en France. Bien évidement, la qualité du débat suscité diffère. Fathallah Oualalou, le ministre des Finances, a livré, pour toute réponse aux députés qui l’ont interpellé, des moyennes de salaires. Pas de primes, si ce n’est les siennes qu’il "refuse de percevoir" d’après sa déclaration dans l’hémicycle. En gros, les salaires des hauts fonctionnaires demeurent un tabou, mais pas ceux de leurs subalternes, les directeurs centraux et les secrétaires généraux des ministères. Les premiers touchent une moyenne de 25.000 DH/mois, tandis que le salaire des seconds atteint (en moyenne toujours) les 39.390 DH/mois. Enfin, la moyenne de salaire versé aux DG des entreprises publiques sous tutelle des Finances s’élève à 38.600 DH/mois. Est-ce beaucoup ? Pas pour le ministre des Finances. Une étude réalisée par son département estime la moyenne de salaire dans le privé à un niveau de responsabilité égal à au moins le double. L’écart va s’agrandissant puisqu’à chaque nouvelle nomination, a précisé le ministre, le salaire dans le public est réduit de moitié.



Investissements : L’Ema Invest au Maroc

Il y a de fortes chances pour que l’Ema Invest, un salon international de rencontre entre les porteurs de projets et les investisseurs, ait lieu au Maroc en 2006. C’est ce que vient d’annoncer le cabinet Necim Invest à Casablanca dans le cadre d’une opération de promotion de l’édition 2004 du salon. Celle-ci se déroulera du 26 au 28 mai à Genève. La ville d’Agadir, plus spécialement son CRI, semble la plus intéressée par l’évènement. Un des responsables du centre a expliqué l’attrait d’Agadir par la nature des projets généralement financés dans le cadre de l’Ema, spécialement issus du secteur des nouvelles technologies ou de l’environnement. À cet effet, le représentant du CRI de la capitale du Souss a lancé un appel au financement de deux projets clés en main, l’un dans l’animation touristique, l’autre dans la transformation des produits de la mer.


Prévisions agricoles : 2004, année record bis

L'année 2004 sera encore une année de collecte record dans l’agriculture. Le cycle de sécheresse semble ainsi avoir cédé la place à un cycle climatique beaucoup plus faste, puisque pour la troisième année consécutive le royaume réalise de bons scores en termes de production.
En effet, les prévisions en céréales laissent présager plus de 81 millions de quintaux dans les greniers, selon les prévisions officielles du ministère de l’Agriculture. Idem pour les cultures sucrières. L’élargissement de la superficie cultivée de 12 % (14.500 hectares) promet, toujours selon le ministère, une collecte de canne à sucre de plus de 3 millions de tonnes.
Enfin, les cultures d’exportations profiteront aussi de l’embellie. Les expéditions globales en primeur ont atteint les 430.000 tonnes s’inscrivant en hausse de 20 %. La fausse note des agrumes (-6% d’exportations) ne semble pas retenir l’attention des analystes du ministère.


Aménagement du territoire : Le conseil supérieur démarre

Le Conseil supérieur de l’Aménagement du territoire est opérationnel depuis la semaine dernière après son inauguration officielle par le roi Mohammed VI. La première mission assignée à la nouvelle institution est la coordination d’une charte nationale de l’aménagement du territoire, une sorte de synthèse des travaux initiés en 2000 entre l’État et ses partenaires et qui avaient abouti à un schéma national en la matière, le fameux SNAT. Dans le cadre de cette stratégie, le conseil national se positionne comme un garant des fondamentaux urbanistiques tandis que les conseils régionaux auront la charge de donner corps aux directives en tenant compte des contraintes de leurs régions. Le Conseil supérieur de l’aménagement du territoire est composé des représentants du gouvernement, des walis de la région, des présidents des conseils régionaux et des représentants des organismes publics.


Indemnités de départ : L’exonération, bientôt la règle

Le conflit Fisc/Département de l’emploi, au sujet de la fiscalité des indemnités de départ, touche à sa fin. Les deux institutions travaillent actuellement à harmoniser leurs cahiers afin de supprimer le conflit de régime fiscal appliqué à ces indemnités. On se rappelle que la polémique est née après l’adoption du code de travail, dont l’article 76 exonère de l’IGR les sommes versées au salarié pour provoquer son départ à l’amiable ou par voie judiciaire. Le Fisc ne l’entendant pas de cette oreille a, jusque-là, ignoré le code du travail appliquant son principe immuable de "l’imposition de tous les revenus perçus par le salariés". Bref, une commission composée de membres des Finances et de l’Emploi planche sur le sujet et devrait proposer un texte correctif dans les deux mois qui viennent.


Croissance : Le verdict du FMI

"Les réformes engagées par le Maroc pour développer l’investissement ne seront visibles qu’à moyen terme. En attendant, il faut parer au plus urgent et le royaume donne des signes qu’il va dans ce sens". C’est le constat dressé par le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI), consacré au Maroc. Les experts du FMI n’ont, cependant, pas manqué de saluer la constance des équilibres financiers du royaume et ses réserves de changes sans cesse croissantes. Dans le registre es remarques pessimistes, les recettes fiscales sont en baisse dans un contexte où la masse salariale publique continue de croître. Le déficit fiscal (les recettes moins les charges d’État) s’est établi à 5,5 % en 2003. Le FMI estime, enfin, que les conditions macroéconomiques sont demeurées inchangées en 2004. L’année ne devrait donc pas connaître de changement notoire.


 
Abderrahman El Yazidi


Sa discipline d’officier de la marine semble plus profiter à son engagement de militant qu’à sa profession initiale. Abderrahman El Yazidi, c’est ce jeune et tonitruant secrétaire général du Syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière. Né en 1968, El Yazidi est passé pour être la bête noire de Taïeb Rhafès, depuis l’accession de ce dernier au ministère de la Pêche. "Jamais un ministre n’a cumulé autant d’impairs en un laps de temps
aussi court", lance-t-il un sourire aux lèvres. En fait, dans le secteur de la pêche, les politiques ont toujours été ballottés entre les lobbys. Hier, Saïd Chbaâtou a payé de sa carrière son défi lancé aux armateurs d’imposer des quotas plafonnés pour la pêche au poulpe. Aujourd’hui, Rhafès passe à la trappe. El Yazidi le suit à la trace, dénonce chacun de ses faits et gestes faisant des allers et retours interminables entre Casablanca, Rabat et Agadir, la ville où il réside avec sa famille. à noter qu'il est, par ailleurs, un militant convaincu de la cause amazigh.


Dernière nouvelle
Tourisme : L’ONMT cède des actifs


Le reliquat du patrimoine foncier et hôtelier de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) sera liquidé d’ici peu. Le repreneur n’est autre que le holding conjoint entre la RAM et la CDG, Atlas Hospitality, créé en grande pompe l’année dernière, pour constituer un pôle touristique important. Les négociations entre les deux parties concerneraient cinq hôtels à travers le royaume et quatre terrains situés dans différentes villes.

 
 
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