Bonne nouvelle
Habitat : Al Omrane démarre en trombe
Le super holding public daménagement, Al Omrane, se porte plutôt bien. Né de la fusion des départements spécialisés du ministère de lHabitat, Al Omrane a réalisé pour son premier exercice un résultat net en progression de 93 %, lit-on dans une note distribuée lors de la réunion du conseil dadministration. En chiffres, le résultat net sest situé à 29 millions de dirhams contre 15 millions en 2002. La performance est cependant loin de refléter toute lassise financière de la nouvelle entité. En effet, Al Omrane ne comprend pour le moment que la défunte ANHI, lAgence nationale de lutte contre lhabitat insalubre. Ce nest quen juin 2004 que la Société nationale déquipement et de construction (SNEC) et la société Attacharouk rejoindront le super holding après validation des comptes à transférer. Bref, même amputée de ces deux entités, Al Omrane réalise des scores très honorables. Linvestissement global injecté dans léconomie durant lannée 2003 sest apprécié de 131 %. Dune enveloppe globale de 5,5 milliards de dirhams, les 208 opérations réalisées durant lannée écoulée ont profité à près 1.750.000 dhabitants. Enfin, daprès les responsables dAl Omrane, quelques 170 bidonvilles ont été résorbés.
Mauvaise nouvelle
Hauts salaires : Oualalou couvre les fonctionnaires
On ne sait qui a inspiré lautre, mais les gros salaires des hauts fonctionnaires dÉtat sont un sujet qui fait presque en même temps, lactualité au Maroc et en France. Bien évidement, la qualité du débat suscité diffère. Fathallah Oualalou, le ministre des Finances, a livré, pour toute réponse aux députés qui lont interpellé, des moyennes de salaires. Pas de primes, si ce nest les siennes quil "refuse de percevoir" daprès sa déclaration dans lhémicycle. En gros, les salaires des hauts fonctionnaires demeurent un tabou, mais pas ceux de leurs subalternes, les directeurs centraux et les secrétaires généraux des ministères. Les premiers touchent une moyenne de 25.000 DH/mois, tandis que le salaire des seconds atteint (en moyenne toujours) les 39.390 DH/mois. Enfin, la moyenne de salaire versé aux DG des entreprises publiques sous tutelle des Finances sélève à 38.600 DH/mois. Est-ce beaucoup ? Pas pour le ministre des Finances. Une étude réalisée par son département estime la moyenne de salaire dans le privé à un niveau de responsabilité égal à au moins le double. Lécart va sagrandissant puisquà chaque nouvelle nomination, a précisé le ministre, le salaire dans le public est réduit de moitié.
Investissements : LEma Invest au Maroc
Il y a de fortes chances pour que lEma Invest, un salon international de rencontre entre les porteurs de projets et les investisseurs, ait lieu au Maroc en 2006. Cest ce que vient dannoncer le cabinet Necim Invest à Casablanca dans le cadre dune opération de promotion de lédition 2004 du salon. Celle-ci se déroulera du 26 au 28 mai à Genève. La ville dAgadir, plus spécialement son CRI, semble la plus intéressée par lévènement. Un des responsables du centre a expliqué lattrait dAgadir par la nature des projets généralement financés dans le cadre de lEma, spécialement issus du secteur des nouvelles technologies ou de lenvironnement. À cet effet, le représentant du CRI de la capitale du Souss a lancé un appel au financement de deux projets clés en main, lun dans lanimation touristique, lautre dans la transformation des produits de la mer.
Prévisions agricoles : 2004, année record bis
L'année 2004 sera encore une année de collecte record dans lagriculture. Le cycle de sécheresse semble ainsi avoir cédé la place à un cycle climatique beaucoup plus faste, puisque pour la troisième année consécutive le royaume réalise de bons scores en termes de production.
En effet, les prévisions en céréales laissent présager plus de 81 millions de quintaux dans les greniers, selon les prévisions officielles du ministère de lAgriculture. Idem pour les cultures sucrières. Lélargissement de la superficie cultivée de 12 % (14.500 hectares) promet, toujours selon le ministère, une collecte de canne à sucre de plus de 3 millions de tonnes.
Enfin, les cultures dexportations profiteront aussi de lembellie. Les expéditions globales en primeur ont atteint les 430.000 tonnes sinscrivant en hausse de 20 %. La fausse note des agrumes (-6% dexportations) ne semble pas retenir lattention des analystes du ministère.
Aménagement du territoire : Le conseil supérieur démarre
Le Conseil supérieur de lAménagement du territoire est opérationnel depuis la semaine dernière après son inauguration officielle par le roi Mohammed VI. La première mission assignée à la nouvelle institution est la coordination dune charte nationale de laménagement du territoire, une sorte de synthèse des travaux initiés en 2000 entre lÉtat et ses partenaires et qui avaient abouti à un schéma national en la matière, le fameux SNAT. Dans le cadre de cette stratégie, le conseil national se positionne comme un garant des fondamentaux urbanistiques tandis que les conseils régionaux auront la charge de donner corps aux directives en tenant compte des contraintes de leurs régions. Le Conseil supérieur de laménagement du territoire est composé des représentants du gouvernement, des walis de la région, des présidents des conseils régionaux et des représentants des organismes publics.
Indemnités de départ : Lexonération, bientôt la règle
Le conflit Fisc/Département de lemploi, au sujet de la fiscalité des indemnités de départ, touche à sa fin. Les deux institutions travaillent actuellement à harmoniser leurs cahiers afin de supprimer le conflit de régime fiscal appliqué à ces indemnités. On se rappelle que la polémique est née après ladoption du code de travail, dont larticle 76 exonère de lIGR les sommes versées au salarié pour provoquer son départ à lamiable ou par voie judiciaire. Le Fisc ne lentendant pas de cette oreille a, jusque-là, ignoré le code du travail appliquant son principe immuable de "limposition de tous les revenus perçus par le salariés". Bref, une commission composée de membres des Finances et de lEmploi planche sur le sujet et devrait proposer un texte correctif dans les deux mois qui viennent.
Croissance : Le verdict du FMI
"Les réformes engagées par le Maroc pour développer linvestissement ne seront visibles quà moyen terme. En attendant, il faut parer au plus urgent et le royaume donne des signes quil va dans ce sens". Cest le constat dressé par le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI), consacré au Maroc. Les experts du FMI nont, cependant, pas manqué de saluer la constance des équilibres financiers du royaume et ses réserves de changes sans cesse croissantes. Dans le registre es remarques pessimistes, les recettes fiscales sont en baisse dans un contexte où la masse salariale publique continue de croître. Le déficit fiscal (les recettes moins les charges dÉtat) sest établi à 5,5 % en 2003. Le FMI estime, enfin, que les conditions macroéconomiques sont demeurées inchangées en 2004. Lannée ne devrait donc pas connaître de changement notoire.
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Sa discipline dofficier de la marine semble plus profiter à son engagement de militant quà sa profession initiale. Abderrahman El Yazidi, cest ce jeune et tonitruant secrétaire général du Syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière. Né en 1968, El Yazidi est passé pour être la bête noire de Taïeb Rhafès, depuis laccession de ce dernier au ministère de la Pêche. "Jamais un ministre na cumulé autant dimpairs en un laps de temps |
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| aussi court", lance-t-il un sourire aux lèvres. En fait, dans le secteur de la pêche, les politiques ont toujours été ballottés entre les lobbys. Hier, Saïd Chbaâtou a payé de sa carrière son défi lancé aux armateurs dimposer des quotas plafonnés pour la pêche au poulpe. Aujourdhui, Rhafès passe à la trappe. El Yazidi le suit à la trace, dénonce chacun de ses faits et gestes faisant des allers et retours interminables entre Casablanca, Rabat et Agadir, la ville où il réside avec sa famille. à noter qu'il est, par ailleurs, un militant convaincu de la cause amazigh. |
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Dernière nouvelle
Tourisme : LONMT cède des actifs
Le reliquat du patrimoine foncier et hôtelier de lOffice national marocain du tourisme (ONMT) sera liquidé dici peu. Le repreneur nest autre que le holding conjoint entre la RAM et la CDG, Atlas Hospitality, créé en grande pompe lannée dernière, pour constituer un pôle touristique important. Les négociations entre les deux parties concerneraient cinq hôtels à travers le royaume et quatre terrains situés dans différentes villes.
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