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N° 128
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Sapress / Wilaya : La guerre aux kiosquiers

Les kiosquiers font de la résistance
Entre lundi et mercredi, 14 kiosquiers et terrassiers installés sur le boulevard Mohammed V à Rabat ont reçu, coup sur coup, deux mauvaises nouvelles. En début de semaine, la wilaya a dépêché des agents pour leur interdire dorénavant d’exposer ou de vendre des livres. "Ils nous ont même retiré des revues, tout simplement parce qu’elles avaient un format de livres", raconte Rubio, le fameux kiosquier installé en face du Parlement. Ignorance, mauvaise foi ou excès de zèle ? Peu importe. La loi les autorise à commercialiser "journaux, magazines et revues". Le lendemain, un deuxième coup de massue est asséné par le distributeur Sapress à ces mêmes revendeurs. Il réduit leur
marge de bénéfice sur les journaux et magazines de 14 à 10 %. En guise de résistance, certains terrassiers de nuit à Casablanca ont refusé de vendre les quotidiens qui leur ont été livrés par Sapress. Sochepress, le distributeur, n’a pas suivi le mouvement. Le taux de 15 % qu’il leur offre est resté intact. Les kiosquiers seraient-ils victimes d’une guerre ? "Notre marge avec les éditeurs a été réduite de 40 à 35 %. Nous avons été obligés d’en répercuter les effets sur les revendeurs pour ne pas supporter cet abattement tout seuls", explique ce responsable commercial de Sapress. "Nous avons choisi d’aider la presse à supporter le surcoût du papier et autres charges sans pour autant sanctionner les kiosquiers", rétorque Hassan Lahrizi, directeur de Sochepress. Sur le terrain, Sapress compte 8000 points de vente et distribue la grande majorité des quotidiens et hebdomadaires nationaux. Quant à Sochepress, il table uniquement sur 3600 points de vente, mais met l’accent sur la diversité et la valeur de son catalogue (livres et revues importées et autres magazines). Entre les deux, les kiosquiers ont toujours manœuvré en essayant de préserver un certain équilibre. cela risque de changer.  D.K


SNPM : Moujahid ne fait pas taire les contestataires

Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a passé l’étape de son cinquième congrès sans gros dégâts. Les travaux se sont normalement déroulés et Younès Moujahid a naturellement été porté, une nouvelle fois, à la tête du syndicat puisqu’il a été élu à l’unanimité, sans qu’il n'y ait d’autres candidats face à lui. Les discussions ont, quant à elles, porté sur des thèmes majeurs, à savoir la presse écrite - surtout régionale - et le projet de loi sur l’audiovisuel.
Au niveau organisationnel, le nombre des membres du conseil administratif passe de 57 à 73 membres et le bureau national de 15 à 17 membres, dont deux femmes.
Les dissidents du SNPM ne manquent pas, de leur côté, l’occasion de fustiger l’équipe Moujahid. En plus des conditions de préparation du congrès qui les ont poussés à quitter le syndicat, il affirment que "les rapports moral et financier n’ont pas été validés par le conseil administratif avant d’être présentés devant les congressistes et les instances dirigeantes ont été élargies pour faire plaisir aux mécontents". Problème encore plus complexe, le nombre des adhérents. Selon les statuts du syndicat, les adhésions s’arrêtent au 31 mars de l’année du congrès. Chose qui n’a pas été respectée, puisque des adhésions auraient été délivrées quelques jours avant le congrès. Aux dernières nouvelles, un nouveau syndicat de l’audiovisuel est en gestation pour le début du mois prochain. À suivre.

 
 
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