Proche-Orient : Les crimes de guerre de Rafah
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Rafah sous les missiles (Photo AFP)
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| "Crimes de guerre", le mot est lâché par les députés arabes au Parlement israélien qui sont allés jusquà demander la comparution dAriel Sharon, du ministre de la Défense Shaul Mofaz et du Chef des armées Moshé Yaalon devant la Cour internationale de justice. Entamée mardi dernier, lune des plus importantes opérations menée de force par Tsahal - baptisée "Arc-en-ciel" (sic) - a réduit la ville de Rafah en ruines et ses habitants à enterrer leurs morts. Le jour même où Amnesty international rendait public un rapport très critique sur les destructions massives perpétrées par Israël depuis le début de lIntifada. Pas moins de 2500 hommes ont été déployés par |
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| larmée israélienne pour "détruire des tunnels de contrebande darmes avec lÉgypte", ont annoncé les responsables israéliens. Bilan de lopération : à lheure où nous mettons sous presse, 41 Palestiniens ont péri, alors quils protestaient contre larrêt des combats et contre une "politique bulldozer" qui ne leur laisse aucune chance. Selon Amnesty toujours, la Cour suprême israélienne ne sest pas montrée capable de "protéger les Palestiniens des destructions arbitraires", alors qu'elle est leur seul recours. Comment ne pas lui donner raison ? Certes, les condamnations sont unanimes du côté de la communauté internationale, certes, le Conseil de sécurité de lONU sest décidé à adopter une résolution dénonçant la mort de dizaines de Palestiniens et la démolition de nombreuses maisons - forçant ainsi les habitants à vivre sans électricité et sans eau. Mais la parole suffit-elle ? Les États-Unis se sont, eux, abstenus, et cest plutôt rare, lors des votes onusiens en dénotant que "ces opérations posent problème et aggravent la situation". Un bien maigre constat qui naugure pas de sanctions très franches à légard dIsraël et qui confirme à nouveau, malheureusement, laveuglement des politiques face à létat du monde et en particulier celui du Proche-Orient. |
Irak : La coalition sans Chalabi
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Ahmad Chalabi (Photo AFP)
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| "Ma relation avec lAutorité provisoire de la coalition (CPA) nexiste plus dorénavant", cest ainsi que Ahmad Chalabi a mis fin à sa relation très privilégiée aves les États-Unis qui le considéraient comme leur meilleur allié en Irak. En effet, ce membre du Conseil de gouvernement irakien a annoncé sa décision après que son domicile et son bureau aient été perquisitionnés par les troupes américaines jeudi matin : "Je suis le meilleur ami des États-Unis en Irak, si le CPA (Autorité provisoire de la coalition) juge nécessaire de diriger une attaque armée contre ma maison, vous pouvez imaginer létat des relations entre le CPA et le peuple irakien"
Côté coalition, on |
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| se défend via Dan Senor, son porte-parole, et on esquive en précisant que cette opération était menée sous supervision irakienne. Rappelons que M. Chalabi avait récemment vivement critiqué la politique américaine, notamment après lassassinat lundi dernier du président du conseil irakien, Ezzedine Salim, dans un attentat à la voiture piégée. Une nouvelle béquille à lencontre de la coalition, à 40 jours du transfert de pouvoir aux Irakiens. |
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