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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Iles canaries et le sahara : Un pas vers le Maroc

Mohammed VI et le président
des Canaries, Adan Martin
Le président du gouvernement autonome des îles Canaries a effectué une courte mais fructueuse visite en début de semaine au royaume, où il a été reçu, notamment, par le roi Mohammed VI. L’information serait restée strictement anecdotique s’il n’y avait un plus : les îles Canaries s’apprêtent à ouvrir une "antenne" (en fait, une chambre de commerce) à Laâyoune. Officiellement, le but est de renforcer la coopération économique des îles avec l’ensemble des provinces du Sud auxquelles, historiquement, elles ont toujours été liées (ce sont les "Canariens" qui dirigeaient l’administration locale au Sahara, du temps de la colonisation espagnole). Dans le langage
diplomatique, cela ouvre la porte à une reconnaissance explicite de la souveraineté marocaine sur les territoires du Sud. Une sacrée avancée, amorcée dès décembre 2003 par l’arrivée d’un gouvernement socialiste à la tête des îles Canaries mais précipitée, depuis mars 2004, par l’arrivée de Zapatero au pouvoir central à Madrid. Un (petit) point de plus pour le Maroc dans la "bataille" engagée pour le Sahara.


Azoukay abandonne le festival de Marrakech : Vers de nouveaux horizons

André Azoulay (Photo AFP)
André Azoulay ne fait plus partie du comité organisateur du Festival du cinéma de Marrakech. La nouvelle, qui a été accompagnée d’un communiqué officiel, n’est pas vraiment une surprise. Azoulay laisse la place au duo Noureddine Saïl-Fayçal Laâraïchi. Question : le conseiller a-t-il été "démissionné" ou, comme ses amis l’avancent, a-t-il choisi de partir de son plein gré ? "C’est les deux à la fois, nous explique Azoulay dans une formulation ambigüe. Le festival, en trois années d’existence, est mûr pour affirmer son identité et son autonomie". Le départ d’Azoulay a déjà été décrypté, dans certains milieux, comme étant une mise à l’écart. Dans son entourage, on assure
pourtant qu’il n’en est rien et que "le conseiller royal devrait bientôt être affecté à de nouvelles missions". Le concerné, qui effectue actuellement une cure de jouvence dans sa ville natale d’Essaouira, a refusé de commenter cette éventualité, rajoutant qu’il reste "un homme des faits et non des bruits de couloir".


Accusé de diffamation : Boukhari prépare sa défense

L'ancien agent Ahmed Boukhari a été condamné en appel pour diffamation à 5 mois de prison ferme, assortie d’une amende de 20.000 DH et d’une indemnisation de 150.000 DH à verser à chacun de ses trois plaignants, ses anciens collègues Saka, Mesnaoui et la famille Achaâchi. En première instance, l’intéressé avait été condamné à une peine plus "légère" : 3 mois de prison, une amende de 10.000 et 100.000 DH à titre d’indemnisation. Boukhari, qui est en état de liberté, s’est déjà pourvu en cassation. Le verdict de la Cour d’appel, qui a été prononcé le 18 mai, clôt provisoirement un procès étalé sur deux ans et demi et marqué, sur la fin, par quelques surprises. C’est au mois d’avril que tout s’est accéléré. Le président de la Cour, Mustapha Fares, avait déjà rendu deux jugements de taille : la convocation des plaignants et le renvoi du procès jusqu’à ce que la plainte pour faux et usage de faux déposée par la défense de Boukhari soit examinée. Les deux décisions ont été… annulées sur demande du procureur général de la Cour. Le président de la Cour Fares a confirmé la décision… avant de céder la place à un nouveau président, M. Qsiyeh, le 11 mai. Lequel, pour son baptême de feu, a rendu le verdict sans plaidoirie de la défense. La défense de l’ancien agent crie "au scandale et à la manipulation". Elle compte expliquer les tenants de l’affaire dans un point de presse, lundi prochain, au siège d’Assahifa.

 
 
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