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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Administrateurs en mouvement : Quatre ans de grève

Pas moins d'une grève par semaine…
S'il y a un mouvement de grève qui mérite d’être salué pour sa ténacité, c’est bien celui des administrateurs. Depuis novembre 2001, ces cadres de la fonction publique au statut aussi confus qu’hybride n’ont pas passé une seule semaine sans faire une grève. La dernière a eu lieu la semaine dernière à Rabat devant le siège du ministère des Finances. Mais que veulent les administrateurs et leur dossier est-il aussi compliqué que la durée du conflit le laisse entendre ? D’abord qui sont les administrateurs ? Il s’agit d’une population de juristes, économistes, sociologues ou autres sans aucune spécificité si ce n’est qu’il s’agit généralement de responsables rattachés à la
gestion des ressources humaines. Un cran au-dessus des administrateurs, on trouve les ingénieurs, corps béni puisqu’il dispose de ses propres critères de diplôme pour y accéder. Et c’est là le hic. "Au tout début, nous luttions pour fermer l’accès à la profession par l’instauration de critères d’accès", explique Abdessalam Benbrahim, membre de la commission nationale des administrateurs. Najib Zerouali, le ministre chargé de la Fonction publique, occupé alors à confectionner son texte de réforme leur demande de patienter et en guise de consolation leur propose le versement d’un rappel des indemnités sur la base du barème des ingénieurs. À partir de là, les choses se sont envenimées. Malgré une garantie de la Primature, le montant global de la facture, 1,5 milliard de dirhams, a fait sauter les promesses publiques. Résultat : les 10.000 administrateurs ont pris le chemin des tranchées en cumulant les revendications. Chaque semaine donc, le ministère des Finances est assiégé par les grévistes. Chaque semaine aussi, une autre grève bloque un secteur d’activité. Tout cela dure depuis 4 ans déjà, sans aucune solution en perspective.


16 mai, un an après : La Casa de España réouvre

M'hamed Mahboub, gérant rescapé
de la Casa (AICPRESS-Mourad)
La Casa De España, club privé devenu symbole de la barbarie terroriste à Casablanca, a rouvert ses portes la semaine dernière. Les tenanciers du club ont choisi de faire coïncider sa remise en marche avec l’anniversaire des attentats qui ont endeuillé la ville le 16 mai 2003. Pour marquer l’évènement, un grand nombre de personnalités de la société civile ont assisté à la cérémonie solennelle de réouverture des portes. Celle-ci a été présidée par le consul d’Espagne, José Rocillo, et le président du Club, Rafael Nieto Bermudez. Était également présent le gérant M'hamed Mahboub, l’un des rares rescapés des attentats. Un autel a été dressé à la mémoire des 25
victimes de la Casa. Les photos de Beggar, célébrité footballistique décédée à l’intérieur du club, ont été exposées. La réouverture a nécessité une enveloppe globale de restauration qui s’est élevée à plus de 1,5 million de dirhams, a expliqué le président du Club. Le concept a été quelque peu modifié. Désormais, la Casa De España ne sera plus ouverte au public comme cela était le cas avant les attentats. Un système d’adhésion sera mis en place ainsi qu’un réseau de caméras de surveillance et des engins de détection des métaux et explosifs… Autant dire que ce ne sera jamais plus comme avant.


Braconnage au Toubkal : Des gazelles en captivité

Le sort d’une gazelle marocaine unique au monde (la cuiver) est-il compromis ? L’association Maroc nature et culture rapporte un cas de braconnage barbare qui a eu lieu dans le parc national du Toubkal. Des spécimens de cet animal qui ne vit plus que dans la région du Toubkal font l’objet d’un programme de réintroduction. Enfermés dans un enclos d’acclimatation avant leur remise en liberté, les gazelles ont été tirées à la carabine. Les victimes, une gazelle et sa progéniture, ont toutes péri. L’association avance ouvertement la piste "d’un élu de la région, en complicité avec des gestionnaires forestiers", que la clôture du parc gênait. L’affaire est devant la justice. Quand aux gazelles, il en reste heureusement des spécimens à Rabat.

 
 
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