Société : Le cancer, un fléau ignoré
Internet : Le parti des jeunes
Portrait : Majd, sans gloire
Saga : Alpha 55 le pionnier
N° 129
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Laâyoune : Le retour des Joumani

Khali Henna Ould Errachid, ancien ministre, notable sahraoui bien connu qui n'aime pas qu'on dise qu'il est "richissime" (c'est pourtant vrai) risque de perdre son siège de président de la municipalité de Laâyoune - siège qu'il squatte pratiquement depuis que Laâyoune est une municipalité. Au lendemain des communales de septembre 2003, le clan Joumani (mené par Mohammed Salem Joumani, fils du célèbre Khatri - photo), avait hurlé au trucage électoral, se plaignant qu'un siège lui avait été volé pour offrir la majorité (20 sièges contre 19) à Khali Henna. À l'époque, la réclamation avait fait grand bruit, vu son importante dimension tribale. Un ponte du ministère de
l'Intérieur s'était même envolé vers Laâyoune, ramenant les frères Joumani à Rabat dans un avion privé pour leur faire rencontrer le ministre de l'Intérieur. Par la suite, une plainte avait été déposée à la chambre administrative de la Cour suprême… qui a fini par trancher en faveur des Joumani. Logiquement, ces derniers ont déposé une seconde plainte, demandant à ce que le président et le bureau municipal soient réélus en fonction de la nouvelle majorité - qu'ils détiennent désormais. Le jugement est attendu pour fin mai. La destitution de Khali Henna et l'avènement des Joumani bouleverserait la donne politique de la région, propulsant au firmament la tribu des Bouihat (qui contrôle déjà les municipalités de Smara et Dakhla) et, en passant, le Mouvement populaire. Mais ça, tout le monde s'en fout.


Tazmamart : Un mémorial, enfin !

Il y a 3 mois, les anciens détenus de Tazmamart envoyaient une demande collective à l'IER pour revendiquer certains droits : une retraite décente, un suivi médical, ainsi que le renvoi de leurs postes de leurs ex-tortionnaires. Si les membres de l'IER leur ont laissé entendre qu'ils acceptaient de travailler dans cette voie, ils leur ont soumis une autre idée, de taille. Plutôt que de remettre les dépouilles de ceux qui sont morts à Tazmamart à leurs familles, qu'elles acceptent que l'ancien bagne soit transformé en mémorial. Aux dires du capitaine Ahmed El Ouafi, qui compte parmi les victimes du sinistre bagne, "la quasi totalité des familles ont déjà donné leur accord". À suivre.


Casa : Gouverneurs sur le gril

Les anciens gouverneurs, et autres haut-fonctionnaires de Casablanca, sont en état d’alerte. La semaine dernière, trois d’entre eux ont été dûment cuisinés par les services de la BNPJ (Brigade nationale de la police judiciaire), dans les suites de l’affaire Laâfoura-Slimani. Ces séances pourraient être suivies de traductions en justice pour malversations diverses dans la gestion de la ville. Parmi ces personnages figure notamment Hamouda El Kaïd, dont le fils a été dernièrement empêché de quitter le territoire marocain. El Kaïd gouvernait Casablanca à la veille de la campagne d’assainissement et entretenait des relations peu amicales avec ce qu’on appelait à l’époque le clan Basri.


Terrorisme : En prison… et recherché !

Youssef Addad le - supposé - terroriste se cachait en prison ! Eh oui, l'un des visages les plus connus du Marocain moyen (et pour cause, sa photo était diffusée partout, de la télévision aux journaux), un "redoutable terroriste activement recherché pour avoir trempé dans les événements du 16 mai 2003", s'avère être un dealer qui séjournait tranquillement à la prison de Salé. On savait notre police forte mais là… "Addad s'est délibérément laissé impliquer dans une affaire de trafic de stupéfiants, nous explique un avocat du barreau de Casablanca. Il s'est fait condamner sous le faux-nom de Boutchich". Ce qui l'a perdu ? "Il a appelé de sa prison une personne sur écoute", rajoute tout simplement notre source.


Stati : Un chanteur au violon

À l'heure où vous lirez ces lignes, Abdelaziz Stati devrait logiquement avoir été libéré. Le célèbre chanteur populaire avait été arrêté dans la soirée du mercredi 26 mai à Casablanca, puis transféré à Marrakech. Il était recherché dans le cadre de l'affaire des consommateurs de cocaïne qui avait défrayé la chronique il y a quelques mois. Un certain Mohamed Chakib Teka, condamné à 3 ans de prison en appel, avait cité Stati comme… présent à une soirée où de la cocaïne circulait ! De l'avis d'une source judiciaire locale, le dossier de Stati serait "vide". Impression qui se serait confirmée à l'issue d'une confrontation avec Teka. Que n'importe qui dise n'importe quoi sur quelqu'un, et c'est au moins deux jours au trou ! Effrayant…


Drogue : Erramach plonge

Suite et "fin" de l’affaire Mounir Erramach. Le jeune baron de la drogue tétouanais a écopé, en milieu de semaine, de 20 ans de prison assortis d’une amende record de 3, 37 milliards de dirhams (en plus d'une amende globale de plus de 231 millions de dirhams). La sentence rendue par la Cour d'appel de Tétouan restera probablement dans les annales. Par ailleurs, on apprend de source judiciaire qu'Erramach a échappé de peu à une condamnation à perpétuité, qui est finalement "tombée" sur un autre accusé, Hicham Harbouli, toujours en fuite. Pour mémoire, Erramach a déjà été condamné, le 21 avril, par la Cour spéciale de justice de Rabat à une peine de 3 ans de prison… et à 5000 DH d'amende. Question : les peines de prison qui pèsent sur Erramach et les amendes qui les accompagnent sont-elles commuables ? Réponse : oui.


Amazighs Malki : Accusé de haine raciale

19au départ, ils sont 138 aujourd'hui, dont des membres éminents de l'Institut royal de la culture amazighe, à assigner en justice le ministre de l’Éducation nationale Habib El Malki. Chefs d'inculpation : "mensonge, falsification de l’histoire, haine raciale, intolérance, discrimination et propagande". Ce qu'on reproche au ministre, c'est que le manuel d’histoire de la classe de 9e passe sous silence des dates aussi importantes dans l'histoire du Maroc que les batailles d'Anoual et de Aït Baâmrane. A contrario, les militants sont furieux qu'un penseur syrien du début du siècle, Chakib Arsalane, soit présenté comme étant "l'instigateur du soulèvement populaire qui a mené à l'indépendance". Arabité contre berbérité de l'histoire du Maroc, le conflit a le même âge que le mouvement amazigh. Mais c'est la première fois qu'il aboutit sur une plainte. La première audience s'est soldée par un renvoi, le temps, pour le ministre, de produire un mémorandum détaillé "infirmant toutes les accusations". Le verdict du tribunal administratif de Rabat est attendu pour le 10 juin.


Partis : Réforme ou réformette ?

Kettani annonce le budget Maroc 2010
19 au départ, ils sont 138 aujourd'hui, dont des membres éminents de l'Institut royal de la culture amazighe, à assigner en justice le ministre de l’Éducation nationale Habib El Malki. Chefs d'inculpation : "mensonge, falsification de l’histoire, haine raciale, intolérance, discrimination et propagande". Ce qu'on reproche au ministre, c'est que le manuel d’histoire de la classe de 9e passe sous silence des dates aussi importantes dans l'histoire du Maroc que les batailles d'Anoual et de Aït Baâmrane. A contrario, les militants sont furieux qu'un penseur syrien du début du siècle, Chakib Arsalane, soit présenté comme étant "l'instigateur du soulèvement populaire qui a
mené à l'indépendance". Arabité contre berbérité de l'histoire du Maroc, le conflit a le même âge que le mouvement amazigh. Mais c'est la première fois qu'il aboutit sur une plainte. La première audience s'est soldée par un renvoi, le temps, pour le ministre, de produire un mémorandum détaillé "infirmant toutes les accusations". Le verdict du tribunal administratif de Rabat est attendu pour le 10 juin.


Justice : La CSJ refuse de mourir

Disparaîtra, ne disparaîtra pas ? Après la confusion sur le sort de la Cour spéciale de Justice (CSJ), la schizophrénie a pris place. Dernier fait marquant, le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, vient d’adresser aux magistrats une note dans laquelle il les enjoint "de ne plus siéger", confie une source à la CSJ. Ainsi, il ne devrait plus y avoir d’audiences. Concrètement, cela donne une affaire Slimani-Laâfoura, dans laquelle le CIH a été sollicité comme expert - signe que l’enquête avance - mais sans réelle perspective d’être jugée même si le dossier est clos. En fait, l’intervention du ministre tente de stopper le flux de dossiers transféré à la cour en attendant que la loi prononçant sa dissolution passe le cap du Parlement. "Ce faisant, il viole la Constitution et incite les magistrats à commettre un déni de justice", commente maître Bouhmidi, un des experts de la CSJ, laquelle a résolument la peau dure.


3 questions à Abderrahim Lahjouji (Président des Forces citoyennes)

Votre parti se dit libéral et s’affiche aux côtés du PJD, parti islamiste. Est-ce cohérent ?
Avoir des idées libérales, c’est d’abord encourager l’initiative privée et faire en sorte que la société ne soit plus soumise. Et en toute sincérité, le PJD est sérieux dans sa démarche libérale. En tout cas, je ne vois pas comment un parti, qui n’est pas fragilisé dans l’immédiat, se sentirait obligé de changer de cap.

Ne cherchez-vous pas à vous accrocher à un parti qui a plus de visibilité que le vôtre ?
Non. Je ne cherche à m’accrocher à personne. Notre parti est ce qu’il est et connaît une progression normale. Sur cet événement, nous avons jugé que le PJD et les FC, en tant que partis, doivent discuter de problèmes relatifs à la société (les ALE). Sur le plan politique, social et culturel, un parti cherche à s’ouvrir sur les valeurs d’autrui. Et le PJD a une prise de conscience dans ce sens.

Vous avez déjà collaboré avec l’Istiqlal. Cela ne confirme-t-il pas votre conservatisme ?
C’est l’Istiqlal qui a usé de sa force pour s’accaparer nos deux députés. C’est irrespectueux et anti-démocratique. Par ailleurs, je suis pour la défense de notre spécificité culturelle et contre le fait de brader notre identité. Il faut apprendre à gérer les inputs culturels.


Boukhari : La position du roi

Les écrits de l’ancien agent Ahmed Boukhari sur Al-Ahdat Al-Maghribiya démontrent au moins une chose : les années de plomb sont un sujet qui intéresse tout le monde. Mais pas pour les mêmes raisons. L’un des conseillers du Palais a récemment évoqué le sujet devant Mohammed VI. "Que fait-on avec le cas Ahmed Boukhari et ses écrits quotidiens ?". Réponse royale : "Ceux qui s’estiment diffamés n’ont qu’à s’adresser aux tribunaux". Curieusement, de Archane à Aherdane en passant par Ikken et beaucoup d’autres, personne n’a esté en justice. Quant à la devise royale, elle est reprise par tous les officiels du gouvernement pour qui "seuls les tribunaux sont habilités à établir les cas de diffamation".


Parlement : Benkirane au secours de Hjira

Clash très instructif, que celui qui s'est produit la semaine dernière lors d'une réunion d'une commission parlementaire. Le ministre de l'Habitat Taoufik Hjira (istiqlalien) cherchait à faire passer une loi privant les élus de leur contrôle, jusque-là total, des permis d'habiter et de construire - l'objectif est de faire intervenir systématiquement les agences urbaines. Quelle ne fut la surprise du ministre de se voir agressé par un homme de son propre camp, le député-maire de Fès Hamid Chabat, en ces termes : "Qu'Allah rabaisse celui qui veut nous rabaisser" (en VO, le terme "dell" a été utilisé) !! La sortie de Chabat est doublement malheureuse. D'abord - il ne le savait pas, mais maintenant, c'est fait - c'est le roi qui est à l'origine de l'idée. Ensuite, tout l'esprit de la réforme (c'est pour cela qu'elle est bonne et qu'il faut la soutenir), c'est de priver les élus d'une source non négligeable de pots-de-vin. Le PJD, toujours aux aguets, l'a compris : le député Abdelilah Benkirane, vieil ami de l'Istiqlal, n'a pas raté l'occasion de voler au secours de Hjira et de sa mesure de "moralisation publique". La bataille, semble-t-il, ne fait que commencer…


Religion : Ifrane attendra ses rabbins

Un congrès à Ifrane réunissant une cinquantaine d'imams, autant de rabbins, venant des quatre coins du monde, dont Hébron, Gaza et Jérusalem. En plus d'une cinquantaine d'enfants des cités européennes pour interpeller directement ces hommes de foi. Pour Alain Michel, directeur de la fondation suisse "Hommes de parole", à l'origine du projet, "l'idée était que les enfants interpellent ces religieux pour qu'ils aient constamment à l'esprit l'avenir de cette génération et non les divisions du passé". Pour cet homme comme pour tous ceux qui ont soutenu l'initiative, le fait que des religieux de tous bords condamnent publiquement les violences commises au nom de Dieu était primordial. Malheureusement, nous n'entendrons pas ces voix de paix dont la rencontre, à Ifrane, était programmée pour le 31 mai. La raison ? La participation de rabbins israéliens. Or, tous les congressmen devaient être accueillis par Mohammed VI qui avait accordé son Haut patronage à la manifestation. Pour la presse islamiste, relayée par l'association de soutien au peuple palestinien, ce geste revenait à soutenir la politique israélienne, ils ont donc appelé à son boycott. Le congrès a finalement été reporté pour novembre prochain, "le temps, nous explique-t-on, que les élections américaines (et une possible victoire démocrate à la clé) fassent retomber la tension".


Syndicat : Abderrazak indéboulonnable

Mohamed Abderrazak, ancien numéro 2 de l’UMT (Union marocaine du travail), démissionné malgré lui, a un problème : comment s’accrocher coûte que coûte à son fief de la Maison de l’électricien, en tant que représentant des COS ? Il devra compter avec l’acharnement du S.G à vie de l’UMT : son "ami de toujours", Mahjoub Benseddik. Ce dernier vient de saisir la direction de l’ONE pour lui signifier que "Abderrazak est un retraité qui doit quitter les COS". L’argument est solide. Abderrazak, qui fait de la résistance, répond qu’il a été "élu par les travailleurs" et que, en tant que tel, "il faudra qu’il (Benseddik) vienne en personne pour me déboulonner de la Maison des électriciens".


Moudawana : Un code, trois codes

Les RME auront bientôt droit à un guide de la famille destiné à les sensibiliser au nouveau code de la famille. Par ailleurs, un autre du même genre a été distribué dans les tribunaux et aux avocats. Re-guide en cours d’élaboration et expliquant le code de la famille aux enseignants. Que de guides ! Pourtant, toujours rien à l’usage du grand public. Lors de l’annonce de la réforme de la Moudawana, on avait pourtant promis un accompagnement didactique conséquent. En attendant, des idées fausses et abracadabrantes sur la question continuent à circuler dans les chaumières.


Islamistes : Le PJD drague

Le PJD poursuit sa politique d’ouverture sur le champ politique marocain. Peu avant son dernier congrès, le parti avait discrètement initié une démarche unioniste avec le PRD (Parti de la réforme et du développement) de Abderrahmane El Kouhen, qui a failli aboutir à une fusion. Aujourd’hui, avec Saâd-Eddine Othmani, le PJD reprend sa politique de "drague" envers un Lahjouji (lire trois questions à p 12), voire un Sajid, maire UC de Casablanca originaire de la même région que Othmani. Et garde un œil sur l’Istiqlal et le pôle haraki qui intéressent, respectivement, les courants Benkirane et Khatib au sein du PJD.


12 Ans plus tard : Gourja rattrapé par la CNSS

Un an après sa première audition par la BNPJ, la Brigade nationale de police judiciaire, Mohamed Gourja, l’ex-directeur de la CNSS entre 1971 et 1992, reprend le chemin des interrogatoires. Des éléments de la BNPJ l’ont cueilli dans la matinée du mercredi 19 mai à la limite de l’heure légale. Il a passé la journée dans leurs bureaux de la brigade, avant de rejoindre son foyer dans la soirée. Avec Abdelmoughit Slimani, ex-secrétaire général de la CNSS (1976-1994), interpellé à la prison de Salé pour sa gestion de la communauté urbaine de Casablanca, Gourja est le second poids lourd de la CNSS visé par le rapport de la commission parlementaire de mai 2002 à être inquiété de la sorte.



Billet : Ces bagnes secrets… (par Karim Boukhari)

Quand on se retrouve devant une femme qui a attendu son mari, 20 ans durant, on ne peut que baisser les yeux. Vingt longues années à espérer chaque jour le retour, et à faire comme si le lendemain "il" allait taper à la porte. Ou crever comme un rat. Alors on lève les yeux et on demande : "Madame, avez-vous retrouvé le même homme ?" Le revenant panique, sa femme esquisse un sourire ému et hoche la tête : "Non !". Et on continue la descente. Il parle, elle ne peut s’empêcher de l’interrompre : "Mais voyons, tu n’es pas obligé de crier si fort, tu n’es plus en prison". Ce n’est pas pour rien que la plupart des rescapés des bagnes secrets préfèrent, quand ils en ont les moyens, habiter loin, dans les fermes, à la campagne, sans chien et sans gardien. Et beaucoup lire, y compris leurs propres lettres rédigées sur un minuscule papier à rouler ou sur n’importe quoi, pourvu que les mots viennent et qu’il y en ait assez pour transcrire une fois tous les deux ou trois ans l’essentiel d’une vie…
Le Maroc a longtemps refusé d’admettre jusqu’à l’existence de ses tristes mouroirs. C’était il y a un siècle, dans ces sombres années 80, où la voix la plus autorisée (et la seule) du pays disait solennellement : "Les Tazmamart n’existent que dans l’imagination des ennemis du Maroc". Imaginez qu’aujourd’hui, on envisage la construction d’un mémorial, justement, pour les victimes de Tazmamart et à Tazmamart même. On revient de loin. Et on s’incline tous devant ceux qui sont tombés au champ d’honneur, les autres qui y ont survécu et les autres encore qui, libres de leurs mouvements, les ont attendus.



Humeur : Johnny Walker Bush (par Amale Samie)

Bush est un homme qui a porté l'art de se casser la gueule à la perfection. Tous ses plans pour l'Irak ont foiré parce qu'en fait de plans, il n'en avait tout simplement pas. La vérité c'est que ni lui ni sa stratégie ne tiennent debout. Ils titubent, bégaient et se fondent entre massacres de mariages irakiens et borborygmes guerriers. Ce calamiteux président s'est récemment signalé au monde en se ramassant un coup de trottoir du sommet de son VTT. Heureusement pour le Tiers-monde, l'humanité et grâce à Dieu, Walker Bush portait un casque de sécurité quand il a chu de son vélo. Voilà quelque temps déjà que le président a commencé à mettre au point sa technique. Il avait fait fort pour son initiation en chutant du sommet d'une trottinette à moteur, en 2003. On ne sait pas s’il s’était muni d’un scaphandre avant de se lancer dans cet exercice périlleux. Total, il s'était écorché au visage. C’est dur, les blessures de guerre, quand on n’est pas au front. Juste avant, alors que nous nous remettions à peine de la stupeur que Johnny Walker Bush nous avait infligée en disant que les Talibans étaient des rockers new-yorkais, il avait été pris de malaise en s'étouffant avec un bretzel. Dites, un président qui tombe de vélo, de trottinette et qui s'étouffe avec des bretzels, accessoires incontournables de l'apéro, il vous fait pas penser à Eltsine, l’homme qui a redonné ses litres de noblesse à la vodka ? Nous savons que les grands hommes se laissent parfois aller à s'étourdir dans leur ranch du Texas, pour oublier la défense de la démocratie en Irak. Que celui qui n'a jamais biberonné lui jette la première bière. Mais les bretzels ont été proscrits de son ranch du Texas. Les Irakiens respirent.



Vite !

Mohamed Kabbaj, le conseiller du roi aux affaires économiques et ancien argentier du royaume, effectue un retour en force dans les "affaires" du pays. Il devrait grignoter sur les parcelles de terrain (économique) abandonnées par l’autre conseiller royal, André Azoulay, bientôt affecté, d’après plusieurs indices, à des missions plus "diplomatiques".

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À l'occasion du 30e anniversaire de la disparition de Allal El Fassi, le parti de l'Istiqlal a reçu un message de Mohammed VI. Foudroyé par l'émotion, Abbas El Fassi a promptement envoyé un message remerciant le roi pour son message, et affirmant dans la foulée qu'il "adhère fortement à tout ce qu'entreprend le Souverain". Il n'y a que l'Istiqlal que ça ne fasse pas rire…

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Mohamed El Yazghi et Abderrahmane Youssoufi ne s’aiment décidément pas. Les deux compagnons de route de l’USFP se sont croisés en fin de semaine à Tanger, sans se saluer, ni même se regarder, chacun évitant soigneusement le périmètre de l’autre. "Normal, nous commente un témoin, ils étaient venus pour le (Tan)jazz". Tu parles !

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Si le gouvernement ne leur trouve pas des postes dans la fonction publique, le "groupe Al Amal des docteurs chômeurs" menace de s'immoler par le feu. Les "porteurs de lettres royales d'embauche", eux, brandissent la menace d'un suicide collectif le 2 juillet, face à la Primature. Tant d'irresponsabilité donne presque envie de leur dire "chiche !".

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Mohamed Tozy a été désigné à la tête du festival de Casablanca, prévu au printemps 2005. Sollicité il y a quelques mois déjà, le sociologue, réputé spécialiste de la culture urbaine, a longtemps hésité avant de dire oui à la proposition du duo Sajid – Dryef, respectivement maire et wali de la ville. "L’idée du festival est née de la volonté d’investir les lieux problématiques de la ville, y compris Sidi Moumen".

 
 
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