"Ma villa en bord de mer, cest grâce à la pub"
Antécédents
| 1965 : |
Naissance à Rabat |
| 1983 : |
Intègre latelier de théâtre dAbbes Ibrahim |
| 1995 : |
Meilleur second rôle pour Voleur de rêves |
| 1995 : |
Mariage et tournage de Mektoub |
| 2004 : |
Réalise son premier court-métrage Nini Ya Moumou |
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Smyet Bak ?
Boujemaâ Ben Mohamed Oulayla.
El Ouali, cest vous qui avez trouvé ?
Non, cest une déformation de Oulayla. Mon père sappelait déjà El Ouali.
Smyet Mok ?
Aicha Abzzik.
Nimirou dla carte ?
A 199 888. Tous mes papiers portent des suites de chiffres comme ça. Cest fabuleux.
Quelle chance, effectivement !
Eh oui, figurez-vous que jai beaucoup de chance. Jai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires. Petit, jai été très malade et jai eu la chance davoir un père qui travaillait à lhôpital militaire. Le théâtre a aussi été une chance, un coup du hasard. Puis, lautre grande chance, ma rencontre avec Sa Majesté en 1997.
On vous dit amis, cest vrai ?
Sa rencontre me remplit de plaisir à chaque fois. Cest dailleurs lui qui a choisi les prénoms de mes enfants.
Vous êtes passé par latelier de théâtre dAbbes Ibrahim, mais vous navez jamais fait décole de théâtre ou de cinéma. Vous n'avez aucun regrets, ni complexe quand vous êtes face à des lauréats de grandes écoles ?
Quand jai intégré latelier de théâtre, lécole nexistait pas encore. En plus, de toutes façons, je navais pas mon bac. Dailleurs, je trouve cela bête dexiger un bac dun futur artiste. Je crois en la formation, certes, mais également au don. Et tous les doués nont pas forcément le bac. Pour revenir à votre question, je nai absolument aucun complexe. Chez Abbes Ibrahim, nous avons fait beaucoup de pratique. Nous avons trimé pour notre passion.
Même après dailleurs. Dans le milieu, vous traînez une réputation dopportuniste qui accepte de tourner même quand les conditions ne sont pas décentes !
Je nappelle pas ça de lopportunisme. Il faut se faire sa place. On commence toujours petit. Je crois au travail. Dailleurs, je refuse de minstaller dans la routine des rôles faciles et répétitifs. Maintenant que jai fini de réaliser mon premier court-métrage, je planche déjà sur deux autres scénarios et je prépare un one man show.
Cela fait 20 ans que vous êtes dans le circuit. Vous trouvez normal que vous nayez eu quun seul prix tout au long de votre carrière ?
Je ne comprends pas et je ne cherche pas à savoir. Peut-être quon se dit que jai déjà assez de chance comme ça, que je nai pas besoin de prix.
Ou alors que les critiques naiment pas vraiment ce que vous faites ?
Dabord, il n'y a pas que des critiques dans le jury. En plus, il mest déjà arrivé de présenter jusquà trois films dans un même festival. Encore une fois, ce nest pas si grave. Je nen fais pas un complexe ni une obsession. Je vis très bien sans.
Vous ne vous trouvez pas un peu "bhel" dans les spots que vous tournez ?
Non, bien au contraire. Dans tous les spots que jai tournés, cest toujours le produit qui bénéficie de mon image. Cest le cours normal des choses. Avant, lartiste seffaçait devant le produit. Aujourdhui, même dans les spots, les gens me reconnaissent en tant que Rachid El Ouali.
Il faut bien vivre aussi ?
Bien sûr. Si jai une villa en bord de mer, cest grâce à la pub. Et pas au cinéma. Tu ne peux pas vivre en attendant ton cachet pendant deux ou trois ans.
Au fait, vous êtes un bon réalisateur ?
Je crois que oui. Cest tout de même bizarre, alors quon encourage un jeune de 19 ans à faire son court, on sétonne quand, avec 20 ans de carrière, on franchit le pas. Je pense que jai assez dexpérience pour tenter laventure.
À ce rythme, on finira par avoir plus de réalisateurs que dacteurs !
Jamais. Puis, faire un court-métrage ne signifie pas abandonner lacting. |
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