Tétouan : La chasse à l'homo
Société : À l'école des petites mains
Tendance : Chinatown à Derb Omar
Cinéma : Ben Barka, le film
Made in Morocco : Un homme, une voiture
N° 131
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Karim Boukhari

Cour. Zoulikha Nasri en disgrâce ?

(Photo DR)
Lorsque le gouvernement intéresse peu ou n’est pas suffisamment mis en valeur, les intrigues de la Cour royale reviennent au centre de la vie politique. Il y a d’abord eu les bruits de couloirs relatifs à la mise en veilleuse (probable) d’André Azoulay. Finalement, c’est une affaire de cinéma et de changement d’air. Il y a eu ensuite un doute sur la mise en touche de Mohamed Moâtassim, absent du sommet arabe de Tunis et remplacé au pied levé par un étranger au dossier, Mohamed Kabbaj, qui confirme son retour en force. Le doute n’est pas levé pour autant sur le cas Moâtassim. Par contre, sur le cas de Zoulikha Nasri, la brouille est confirmée. La
conseillère, dégourdie et envahissante, paie les pots cassés à Al Hoceima. "Le roi n’aurait pas apprécié qu’elle veuille gérer les urgences au nom de la Fondation Mohammed V, alors que celle-ci n’en avait pas les moyens", rapporte une source interne. La colère contre elle est venue du gouvernement, dont les ministres ont été empêchés par elle d’accéder au site, et par les militaires, dont le commandant des œuvres sociales a été mis à l’écart, alors qu’il essayait d’organiser les secours. Or, "sans l’intervention des FAR, la catastrophe aurait pu être pire", explique l’un des responsables du dossier. La fondation n’est pas tout à fait out d’Al Hoceima, au niveau de la reconstruction du moins, mais Nasri ne semble plus jouir de la même carte blanche qu’auparavant. Elle en a abusé et le roi semble lui en vouloir. Disgrâce ou colère passagère ?


Monarchie. La gauche divisée

Les cinq partis de gauche nouvellement rassemblés pensent différemment la monarchie dans une Constitution à venir. Pour Annahj, les pouvoirs du roi doivent être drastiquement réduits et la Constitution établie par voie démocratique. Fidélité à la démocratie ne chicane pas sur les procédures, mais demande "un système plus parlementaire où le roi serait moins omniprésent". À la GSU, les avis sont partagés. Les durs demandent "une réforme qui donnerait plus de prérogatives au gouvernement au détriment du roi". Les soft, eux, veulent une réforme qui "ne fâcherait pas le roi et soit négociable politiquement avec lui au préalable". Pour le reste, les camarades apprennent les bienfaits du dialogue démocratique.


Tindouf. Équilibrisme espagnol

Le numéro 2 de la diplomatie espagnole, Bernardino Leone, est devenu le 1er homme d’État espagnol à visiter officiellement Tindouf. Leone est un ami du conseiller André Azoulay, ce qui donne une autre signification à ce précédent. Le geste du diplomate espagnol est d’autant plus "positif" que les autorités marocaines en ont été averties, d'où l’absence de toute protestation à Rabat. Mohamed Benaïssa, le ministre des A.E, s’est même envolé jusqu’à Madrid pour s’enquérir de la teneur des entretiens Leone - Abdelaziz à Tindouf. Pour l’Espagne, c’est le premier pas vers le nouveau concept de "neutralité active" dans le traitement du dossier du Sahara.


Sahara. Attention danger… explosif !

Un homme a été gravement blessé, mardi, à la décharge publique de Laâyoune, alors qu’il manipulait un objet qui s’est avéré être un obus. Comme il en existe tant, d’ailleurs, dans tout le Sahara. Selon des statistiques approximatives, 15 à 20 personnes trouvent la mort chaque année à cause de ces mines, datant de la guerre entre le Maroc et le Polisario. Plusieurs sont amputées de leurs jambes. Aucune carte des champs minés n’est disponible d’un côté comme de l’autre, ce qui rend compliquées les opérations de déminage. Seule la Minurso avait réussi à déminer quelques couloirs pour ses patrouilles et pour le passage des différents rallyes. À bon promeneur, salut !


Rabat. Faure remplace Grasset

Le Quai d’Orsay a tranché quant à sa future représentation diplomatique au Maroc. C’est Philippe Faure, l’actuel ambassadeur de France au Mexique qui succèdera désormais à Frédéric Grasset. L’homme est un proche du ministre de l’Intérieur français, Dominique de Villepin, qui aurait d’ailleurs soutenu sa candidature. Discret et s’affichant très peu, Faure a occupé depuis 1976 des postes assez sensibles au sein du ministère des Affaires étrangères français. Il était notamment en poste à Madrid et à Washington. La nomination qui intervient peu après la visite des ministres espagnol et français des Affaires étrangères laisse deviner une course franco-espagnole à l’intermédiation entre le Maroc et l’Algérie. L’information devrait être rendue publique dans la semaine.


Terrorisme. La DST récupère Benyaïch

Le Maroc demandait l'extradition d’Abdelaziz Benyaïch, incarcéré en Espagne, depuis les attentats du 16 mai. Madrid avait refusé dans un premier temps, arguant du manque de preuves sérieuses contre lui… À la grande fureur des Marocains qui voyaient là un signe de condescendance des Espagnols à leur égard. Au lendemain du 11 mars, la DST, tout en claironnant "on vous l'avait bien dit", a remis le cas Benyaïch sur la table. Le procureur général de Madrid a donc fini par se prononcer en faveur d’une extradition, qui ne devrait néanmoins intervenir que lorsque Benyaïch "aura répondu des actes qui lui sont reprochés par la justice espagnole" - le juge Garzon l'accuse d'appartenance à Al Qaïda ! Cela risque de prendre du temps. Mais l'honneur, enfin, est sauf.


Armement. Bush offre l'OTAN au Maroc

Dans la course à l’armement qui oppose forcément les voisins, marocain et algérien, le royaume a marqué un point : son adhésion au statut d’"allié majeur non OTAN". En clair, les forces de l’OTAN (et les États-Unis) devront intervenir en sa faveur en cas d’agression. En plus de lui permettre d’accéder à de nombreux équipements militaires. Le Maroc serait-il devenu paranoïaque ? "Non, explique-t-on dans les couloirs de la diplomatie, l’Algérie a considérablement étoffé son arsenal militaire, comme si elle se préparait à une guerre, alors qu’on n’a pas les moyens de la suivre". D’où ce tour de passe-passe qui, nous assure-t-on, "n’aurait pas été possible sans le geste du royaume (qui a dit non, en évitant de critiquer la politique américaine) par rapport au sommet du G8". En clair, le Maroc a fait une fleur à Bush qui le lui a (pour une fois) bien rendu. D’où la colère de l’Algérie, pour laquelle "la course à l’armement est juste destinée à combattre le maquis", et encore plus le Polisario qui a déjà adressé une lettre de protestations… à Bush, et non à l’OTAN.


Prisons. Les Britanniques compatissent

La Grande-Bretagne débloque 340.000 DH pour aider à l’amélioration de l’état des prisons du royaume, via le volet formation et une participation aux salaires des avocats et des formateurs. L’initiative, qui peut surprendre (on attendait plus les Français ou les Américains sur ce terrain), n’a rien de politique ni de stratégique pour autant, "la GB étant connue pour sa sensibilité pour les conditions de la vie carcérale", comme cela nous a été expliqué auprès de l’Observatoire national des prisons (ONP). Autre belle surprise, cette fois venue de l’ONP : la création d’une cellule d’écoute des plaintes des détenus. Pourvu que l’administration pénitentiaire suive.


Curieux. L'Etat promet de… financer les syndicats !

Le gouvernement avait promis de consacrer une enveloppe annuelle aux syndicats. Mais, au moment où les décrets d’application du nouveau code du travail sont en préparation, nombre de syndicalistes se demandent si la manne qui devait revenir à leurs centrales n’a pas été engloutie par l’État. Bonne question. Pour leur part, les finances des syndicats restent un secret bien gardé. L’État gagnerait à ouvrir les robinets du financement, car cela inciterait les syndicats à opérer leur mue. Rappelons que la générosité de l’État n’afflue vers les syndicats que dans les périodes électorales. Pour les élections de 2003, 30 millions de dirhams ont été distribués par le ministère de l’Intérieur à l’ensemble des centrales. Une exception existe cependant. L’UMT dispose d’un local appartenant à la communauté urbaine sans contrepartie financière. Ce qui pousse les concurrents à crier au scandale.


Business. Le pétrole ou l’indépendance

Le sort du dossier du Sahara intéresse beaucoup les compagnies pétrolières, dont certaines se livrent à une véritable surenchère. Exemple : en 2001, une filiale australienne d’une petite compagnie pétrolière britannique, Fusion Oil and Gas Plc, avait signé avec le Polisario un contrat de prospection au large des côtes sahariennes, tablant sur une indépendance des territoires disputés. La compagnie Wessex E. Limited, elle, basée en Grande-Bretagne et aux USA, a signé des accords, mais avec le Maroc pour une exploration au large de Laâyoune, misant sur la souveraineté marocaine. Ce qui a déclenché la fureur des lobbyistes anglais pro-Polisariens de la Western Sahara Campaign, auteurs le 17 mai d’un ultimatum où "ils somment Wessex d'entrer en contact avec le Polisario, sous peine de plier bagage". Wessex devra s’accorcher à la marocanité du Sahara pour espérer préserver ses parts de marché.


GSU-Fidélité. La fusion en 2005

Entre la GSU et Fidélité à la démocratie, l’option de l’union et de la fusion définitive ne sont plus qu’une affaire de temps et de congrès. Échaudés par "l’union imparfaite" des formations qui ont constitué la GSU, les deux directions avancent prudemment mais sûrement. Un premier round d’observation a été franchi avec succès. Chaque formation a préparé des rapports, politique et économique, qu’elle a soumis à l’analyse critique de son futur partenaire. Ce fut édifiant. Prochaine étape : préparer un document commun à soumettre à leurs congrès respectifs, devant se tenir en 2004. Et pourquoi pas un congrès commun, d’emblée ? "Pour nous tester respectivement, répondent-ils à l’unisson, et permettre aux bases de valider la fusion sans pression externe". Donc, si tout va bien, GSU et Fidélité ne feront plus qu’un en 2005.


Grève à la RAM. Suite et (pas encore) fin

La fin de la grève des pilotes de la RAM, obtenue en début de semaine, s’est faite au prix de certaines concessions, de la part de la direction, mais aussi de l’AMPL (Association marocaine des pilotes de ligne). Si Mohamed Berrada, le PDG de la compagnie, a annulé les sanctions administratives prises depuis le 1er avril 2004, il a maintenu la bête noire des pilotes Abderrahmane Sadokà son poste et sauvé sa propre tête, à un moment mise en jeu. Les négociations entamées en cours de semaine aboutiront à un nouveau règlement, à adopter avant le 1er juillet. En attendant, des bruits insistants courent à la RAM, selon lesquels Berrada pourrait toujours être remplacé par Chakib Benmoussa ou Mohamed El Alj. La tension n’est toujours pas retombée.


Annahj. Le boycott mène à la prison

Peu de gens connaissent Khalid Naridah. Membre du comité national d'Annahj Addimocrati, il a été interpellé pendant la campagne des communales par la police marrakchie, puis condamné à 6 mois de prison ferme et 10.000 DH d'amende. Motif : distribution de tracts appelant au boycott des élections et appartenance à une organisation non autorisée. Un de ces compagnons de parti, habitant Chaouen, a connu la même mésaventure, mais n'a écopé, lui, "que" de 3 mois de prison ferme. Enfin, et parce que la justice marocaine n'en est pas à un paradoxe près, un 3ème membre d'Annahj Addimocrati, poursuivi pour les mêmes raisons, mais à Menzel cette fois (région de Sefrou), a été acquitté. Rappelons que l'appel au boycott a été lancé par le bureau national de ce parti qui, lui, n'a jamais été inquiété.


Racket. Des douaniers douteux

Dimanche 6 juin, 7 heures du matin, port de Tanger. Les passagers d'un car remplissent les formalités douanières avant d'embarquer sur le ferry en partance pour l'Espagne. Les douaniers en poste sélectionnent alors une trentaine de passagers, les retardent ostensiblement pour finalement inscrire (sans tampon) la mention "papiers douteux" au dos des fiches de police des malheureux… Les douaniers crachent le morceau : "Ou vous attendez 16 heures l'arrivée du commissaire, ou vous nous donnez 500 DH chacun". Outrés, les 30 passagers rackettés refusent de verser le pot-de-vin. Résultat : certains passeront par Sebta, d'autres prendront le train et reviendront à Casablanca, avant de prendre l'avion. Un chouette souvenir du Maroc !


TBS. Adieu veaux, vaches…

On ne peut pas être et avoir été. C'est la leçon que médite l'ancien patron de 2M, Tawfik Bennani-Smirès, après le cuisant échec qu'il vient d'essuyer. Le mensuel Viva Casablanca, qu'il avait lancé à grand bruit en début d'année n'a pas tenu plus de 3 parutions. "TBS" avait annoncé en grande pompe son ambition de bâtir, en partant d'un "city-guide", un empire médiatique : deux mensuels, un trimestriel, un portail Internet et même, dès que les ondes auraient été libérées, une radio et… une chaîne de télévision ! Mais sa méthode (tout sous-traiter à de jeunes journalistes, alléchés par un intéressement qui ne viendra jamais, puis interférer dans leur travail au point de les faire fuir un par un) a marché moyen. Aux dernières nouvelles, il impute l'échec de Viva Casablanca à… la mauvaise qualité de son impression. Triste...


3 questions à Mohamed Darif (Expert des mouvements islamistes)

Selon des rumeurs insistantes, la DST veut ouvrir le dialogue avec les idéologues salafistes en prison. Qu'en pensez-vous ?
Je n'y crois pas. Pour moi, c'est juste une autre forme d'interrogatoire. Depuis les attentats de Madrid, la DST a découvert de nouveaux groupes salafistes, sur lesquels elle a encore besoin d'informations. Pour les obtenir, elle doit regagner la confiance des salafistes, après les avoir rudoyés pendant des mois. Leur laisser penser que leurs doléances ont été entendues par le Palais est une méthode, un peu moins grossière que d'habitude, pour les faire parler.

Vous ne pensez donc pas qu'il y a un changement d'attitude du Palais ?
Non, je ne pense pas. Si c'était le cas, des officiels seraient venus les voir en prison. Des gens du Palais directement, ou au moins des ouléma, ou des responsables du ministère des Affaires islamiques. Mais c'est toujours la DST qui vient parler aux salafistes. L'approche n'a pas changé.

Ahmed Toufik, le ministre des Affaires religieuses, avait pourtant évoqué la nécessité d'ouvrir un dialogue…
Évoqué, oui. L'idée était que tôt ou tard, ce dialogue devrait s'ouvrir. Alors plutôt que de perdre des années avant d'y arriver, comme cela avait été le cas en Algérie et en Égypte, autant y aller tout de suite. Mais rien de concret n'a encore été fait dans ce sens.



Billet : Solidarité avec un prof de philo (par Driss ksikes)

Voilà un vaillant prof de philo à Benslimane qui se retrouve, un beau matin, sommé par le délégué de son ministère de tutelle de répondre aux accusations de collègues intégristes. Ils lui reprochent dans une missive incendiaire de traiter avec raison ce qu’ils considèrent comme intouchable, "la parole de Dieu". Autant le délégué, les intégristes, les élèves que le prof m'intriguent. Le premier confirme la bigoterie rampante, non seulement de la société, mais des agents de l’État, initialement fondamentaliste. Les seconds démontrent ne pas démordre de leur stratégie d’islamisation de la société, via l’école et l’excommunication de profs qu’ils affublent du vieux mot magique d’athées. Quant aux élèves, il leur est hélas difficile de choisir entre une non-pensée qui consacre la croyance et le mythe, qui les cerne en famille, à l’école, dans les médias, et l’appel isolé d’un homme qui parle un langage codé et les invite à réfléchir à ce que veut dire Dieu, avant de prendre tout ce qui est dit en son nom pour argent comptant. Enfin, je me mets à la place de cet imperturbable prof de philo qui brave les interdits pour dépoussiérer les esprits. Je me dis qu’au-delà de sa vocation première (enseigner), il a le mérite de résister, contre un enseignement orthodoxe qui fait tâche d’huile, contre des esprits cadenassés par le mimétisme et contre une société qui s’enlise dans la tradition et a du mal à prendre de la distance par la réflexion. Ne serait-ce que pour faire des émules, le ministère de l’Éducation devrait relancer la philo à une plus large échelle. Parce qu’il est temps de "désislamiser" l’école.



Humeur : Abbès Ah Ya Abbès… (par Karim Boukhari)

On ne remerciera jamais assez Abbès El Fassi de nous fournir de la matière journalistique. Le S.G de l’Istiqlal ne fait jamais rien comme les autres et, très souvent, ce qu’il fait, ou plutôt ce qui lui arrive, est étonnant. Imaginez que Si Abbès était, du temps du gouvernement Youssoufi, ministre de l’Emploi en plein scandale Al Najat. À la télé, comme au Parlement, il a maintes fois prévenu que les contrats de travail proposés par la société émiratie étaient en "béton", avant de nous dire, après coup, qu’il n’était pour rien dans l’escroquerie. Soit. Et que fait Si Abbès par la suite ? Rien, justement. Il ne démissionne pas, mais préfère négocier un nouveau portefeuille ministériel à l’arrivée de Jettou. Et il l’obtient. Abbès El Fassi joue des coudes avec la jeune garde de l’Istiqlal, qui rêve de siéger au gouvernement et gagne, à l’arrivée, un étonnant titre de "ministre d’État sans portefeuille". C’est-à-dire un ministre chômeur sans mission précise, un rentier du gouvernement comme pouvait l’être un Moulay Ahmed Alaoui.
Et voilà le remaniement tant attendu qui arrive, avec le souci de "resserrer l’équipe gouvernementale, éliminer les ministres de trop… blabla". Miracle, Si Abbès est encore de la partie, au milieu des nouveaux venus et des indéboulonnables. Et toujours en tant que "ministre d’État sans portefeuille". Reconduit à ne rien faire dans un gouvernement dont on attend beaucoup. Apparemment, ce n’est pas vraiment sur lui que l’on compte pour relancer l’économie, réformer la justice, etc. C’est peut-être décevant mais, au moins, personne ne lui demandera des comptes sur quoi que ce soit, puisqu’il ne s’occupe de rien en particulier. Et c’est peut-être tant mieux pour ce personnage que l’on aime bien, à défaut de le comprendre réellement.



Vite !

La signature de l'ALE, prévue le 11 juin a été reportée de quatre jours… Conséquences d'un lobbying agricolo-textilo-médicalo marocain ? La raison est bien plus prosaïque : le 11 juin, tous les représentants américains seront à la cathédrale nationale de Washington pour les funérailles de Ronald Reagan. À quoi tiennent les intérêts stratégiques commerciaux !

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Deux associations, marocaine et espagnole, ont lancé un sondage sur l’image de l’Espagne au Maroc. La cible est constituée de dirigeants politiques, économiques, députés, syndicalistes, etc. Le questionnaire porte, entre autres, sur le régime politique de l’Espagne et sur les raisons des tensions qu’il traverse parfois avec le Maroc. Un (petit) signe de plus dans le rapprochement Maroc-Espagne.

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Tétouan a eu droit à sa dose d’adrénaline. Mardi dernier, une bombe a échoué sur la plage de Martil, semant la panique parmi les estivants. L’obus qui portait l’inscription "ne pas toucher, contacter la marine royale", a été récupéré par les autorités qui l’ont fait exploser sur les lieux. Rassurons-nous, il n’y a pas eu de victimes !

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La sentence est tombée. Omar Bennani, médecin au CHU Ibn Rochd, écope de 4 mois avec sursis, pour avoir essayé de soutirer 60.000 DH à Amine Mseffer, un étudiant en dernière année de gynécologie, pour l'octroi de son diplôme. À la faculté de médecine de Casablanca, et dans les couloirs du CHU, cette affaire a fait grand bruit. Malgré la clémence relative du verdict, le procès lui-même et la condamnation devraient, dans l’absolu, avoir valeur d’exemple. Et gare au prochain !

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Shimon Peres est Marocain depuis des années ! C’est en tous les cas ce qu’a déclaré l’ancien Premier ministre israélien, en avril dernier, lors de la fête du Maïmonide, sans doute en souvenir de ses nombreux séjours passés dans le royaume.

 
 
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