Terrorisme : Une cellule de moins
Nouvelle Moudawana : L'opinion de la rue
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N° 133
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Ahmed Raïssouni se chauffe
pour le festival d'Essaouira
À quand une loi contre l'obscurantisme ?

Il y a environ deux ans, M. Ramid du PJD avait fait une déclaration à l’AFP, selon laquelle son parti envisageait l’application à "long terme" de la Chariâa. Ce qui signifie un Maroc "talibanisé", un Maroc où on peut décapiter les gens en public, où on lapide les femmes à mort dans des stades de foot, où on coupe les mains, etc. Ramid avait aussi fait une autre déclaration où il traite de non Marocains les élèves scolarisés dans les lycées de la Mission française. Il avait encore appelé à la fermeture des centres culturels étrangers installés
dans le pays. Nos islamistes "modérés" ne cessent de nous étonner en dévoilant le fond de leur idéologie. Maintenant, c’est à une autre sortie médiatique, celle du premier idéologue du parti, Ahmed Raïssouni, que nous avons droit. Celui-là appelle à l’interdiction de tous les festivals et de tous les événements culturels ou artistiques organisés à travers le Maroc. Selon lui, ces activités sont des actes sataniques qui ne font qu’encourager la dépravation et créer un terrain propice à la débauche. Nos intellectuels, nos partis politiques font, comme toujours, la sourde oreille. Ces déclarations, si elles ne sont pas un appel indirect au terrorisme, ne vont qu’engendrer le sentiment de haine et d’intolérance. Des déclarations pareilles doivent être condamnées, et il serait temps que la société marocaine se réveille contre ces prêcheurs de haine ! Vous avez dit non au terrorisme, cette fois, dites non à l’obscurantisme qui engendre le terrorisme...

Houssine



Les losers du remaniement

Suite aux âpres affres du remaniement, la plupart des observateurs ont pu constater la difficulté pour les ministres (ou plutôt les ex-ministres) de quitter leur situation publique, vu leur attachement viscéral au pouvoir. Cette "élite" sagement remerciée ne peut que difficilement imaginer une mobilité sociale vers le "bas". Quant à ceux qui s'insurgent du fait qu'ils n'ont pas eu de fauteuil, ils devront attendre le prochain remaniement pour donner de la voix, sinon ils chercheront une nouvelle voie pour accéder au pouvoir et créer un nouveau parti
(très à la mode ces dernières années). Messieurs, si vous consacriez autant d'efforts à l'ancrage de la démocratie dans le paysage politique marocain qu'à vos luttes intestines, notre pays serait loin devant.

Omar Benazzou



Gouvernement jette tout ?

En cherchant à déterminer la couleur de cet ancien/nouveau gouvernement, tous les politologues vont perdre la tête ! Si on se réfère à la science politique, ou aux coutumes et principes des démocraties modernes, un gouvernement est constitué par la droite ou par la gauche, et rarement par une formation du centre ! Seulement, la composition de cette nouvelle formule ne répond à aucune norme ! La différence des "visions", des "objectifs", des "programmes" ne peuvent permettre l’homogénéité d’un tel gouvernement. Quels points communs entre le mouvement populaire et l’USFP ? Leurs militants, ennemis d’hier, collègues aujourd’hui ? La ligne de séparation entre les partis politiques est superficielle au Maroc. La participation à un gouvernement a toujours été motivée par l’intérêt personnel, déguisé sous forme d’intérêt national. Ceci est une règle majeure dans "la science politique marocaine".

A. Bidaoui



Faiblesses et anomalies de Telquel

Je suis très en colère contre votre magazine. Vos articles, pour la plupart, ressemblent plus à des éditoriaux. Ils sont biaisés et subjectifs. Vos critiques récurrentes sur la manière dont notre pays est géré sont malvenues. Oui, le devoir de défendre les valeurs de la démocratie pousse le journaliste à pointer les faiblesses et les anomalies. Mais selon quels standards, et en fonction de quels goûts ? Si des homosexuels frappent sur des tambours et se font des attouchements au cours d'une fête avec la porte grande ouverte sur une médina, de sorte qu'un enfant de six ans puisse entrer, alors oui, ils devraient être poursuivis pour cela. Mais c'est mon opinion, et je ne l'imprime pas en prétendant à la crédibilité journalistique.

Jawad Tazi, Chine




Erratum

Dans notre page courrier du n°131, un courrier intitulé "Intolérable cruauté envers Basri" avait été signé "William Francis", alors que l’auteur de ce courrier était Soulé N'Gaidé. Toutes nos excuses à MM. Francis et N'Gaidé.



Basri comme un clochard !

La photo de M. Basri sur la couverture de votre n°131 (en noir et blanc, SVP) m'a choquée. On dirait un clochard (il ne manquait que la barbe !). De telles photos sont indignes d'un homme d'État. Car, M. Basri, ex-ministre d'État, ne mérite nullement qu'on le montre ainsi, abattu et démuni. Il y a tellement d'autres photos plus présentables et plus dignes à publier. Un peu de respect, Messieurs. Un peu de pudeur et de retenue. Et un peu d'humanisme, de compassion et d'empathie même envers vos pires ennemis.  K.D.

Réponse de TelQuel
Driss Basri n'est pas notre ennemi et cette photo, le montrant justement "abattu et démuni", reflète assez bien le sujet qu'elle illustre.

 
 
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